
Miss France


« Rendez les bijoux de la couronne! »
(Temps de lecture = ~4:30 min)
Tandis que les lycéens Calmétiens profitaient du début de leur vacances bien méritées, en ce jour frais du dimanche 19 octobre 2025, le plus gros coup du siècle se déroulait au Louvre, musée parisienne et attraction internationale. Le musée s’est fait dépouiller de ses biens les plus précieux : Les bijoux de la couronne française ! (Petit rappel pour tous ceux qui ont oublié regarder Hugo Décrypte.)
“Même Arsène Lupin n’aurait pas osé.” Cette phrase en apparence drôle et innocente, soulève pourtant un point important : Pourquoi avoir volé les bijoux de la couronne, et d’une manière aussi surprenante ? Une réponse évidente serait : “Pour l’argent.” Mais non, ou du moins… C’est plus compliqué que ça.
En effet, voler les bijoux de la couronne…. Ce n’est pas très malin ! Tout simplement parce que leur valeur est tellement inestimable qu’ils sont casi invendable même sur le marché noir. Bien que le Monde ait estimé leurs prix à hauteur de 88 millions d’euros, leur réelle valeur, selon de nombreux experts, est largement au-dessus. Une centaine de millions au moins sans pouvoir fixer de chiffre exact. Les potentiels acheteurs sont très rares et la surveillance de la police a été renforcée. D’où la question “Pourquoi les avoir volés ? » et la phrase “Même Lupin n’aurait pas osé ».
Et bien… Il se pourrait que derrière ce cambriolage spectaculaire, se cache un message subtil mais significatif au travers de plusieurs symboles.
La galerie d’Apollon n’est pas juste une salle ordinaire du Louvre. C’est la salle de la lumière, de la perfection et du pouvoir, comme l’incarne si bien le dieu grec dont elle porte le nom : Apollon. C’est en partie où y sont exposés les bijoux de la couronne française. Ainsi, pour certains, voler dans cette salle équivaut à voler symboliquement le pouvoir en même temps que la lumière.
Les bijoux de la couronne française, objet de toute cette enquête, n’ont eu non-plus pas été pris au hasard. En effet, parmi tous les joyaux exposés dans cette galerie, les voleurs n’en ont pris “que” neuf de la collection de Napoléon III et de son épouse ; l’impératrice Eugénie. Mais ces derniers ne sont pas seulement un ensemble pierres précieuses alignées… Ils sont aussi symbole de pouvoir impérial porté par les femmes des anciens empereurs : Marie-louise, Hortense ou encore Eugénie. C’est la transmission du pouvoir au sein d’une lignée, portée par ses mères. Par conséquent, en volant les souvenirs de cette dynastie, on en vole aussi sa mémoire et on vient couper le fils historique du pouvoir.
Et en parlant de symbole du pouvoir… La couronne de l’impératrice, soit la pièce la plus précieuse, s’est retrouvée brisée à l’extérieur, avec plus de 1354 diamants et ses 56 émeraudes éclatés sur le sol. Que le geste ait été maladroit ou volontaire, parmi les nombreuses théories qui en ressortent, celle qui revient le plus souvent est que les voleurs ont voulu faire passer le message suivant : “On n’a pas voler le pouvoir. On n’en a pas besoin, on l’a détruit.”
Pour accomplir le coup du siècle, en moins de 7 minutes, les voleurs se sont ingénieusement déguisés en ouvrier, le camouflage parfait pour écarter tous les soupçons. Comme si on cherchait à nous prévenir que le danger vient de ce qui peut paraître le plus banal. haya.zana (influenceuse passionnée de psychologie) ajoute: “les institutions ne craignent pas la menace visible, mais elles se font piégé par la routine.” De plus, nos mystérieux cambrioleurs ont mêlé outils industriels et scooter T-max pour agir et s’enfuir. Tout laisse à croire qu’il s’agissait d’une opération planifiée, avec des informations “interne » sur les lieux comme le confirmera la police plus tard.
Et enfin, n’oublions pas le plus important :
Le Louvre, symbole de modernité et de transparence qui, malgré son prestige et sa grandeur n’a pas été capable d’empêcher un cambriolage de 7 petites minutes. Comme si la “mise en scène » servait à monter que le passé glorieux de la France et son pouvoir pouvait être renversé à tout moment par 4 personnes banal du peuple. Cette démonstration de vulnérabilité nous montre aussi que même l’histoire et ses symboles sont loin d’être intouchables. Enfin, énormément d’internautes ont vu une ressemblance frappante avec la série LUPIN (Netflix) qui se déroule aussi entre les murs du Louvre, où un homme vole un bijou royal dans le but de venger une injustice subite. Regardez-la, Omar Sy y est incroyable.
Certaines personnes vont même jusqu’à affirmer que les voleurs de Louvre sont des sortes de Robin des bois modernes, qui volent la noblesse pour venger le peuple.
Entre théorie du complot et enquête amatrice comme policière, le coup du siècle parisien n’a pas fini de faire parler de lui. Bien entendu tout ceci ne reste que spéculation, et est à prendre avec des pincettes. Il est fort probable que la raison de ce cambriolage soit l’argent. En effet, on estime tout de même que les joyaux, une fois les pierres précieuses retirées et l’or fondu, pourraient rapporter aux voleurs au moins 5 millions d’euros, ce qui reste une somme alléchante (bien que ridicule par rapport à la vraie valeur des bijoux de la couronne). Aujourd’hui, la police a pu identifier quelques suspects, mais étant tous présumés innocents, on est encore bien loin d’avoir le mot de la fin de cette mystérieuse histoire. Mais même si on ne saura probablement jamais la vérité sur ce cambriolage, au moins, l’internet français aura débloqué un nouveau joyau qui lui, restera à tout jamais gravé dans notre histoire : “RENDEZ LES BIJOUX DE LA COURONNE !”
Flora GUIDI (109)
Même si nombre de vous ne l’avez pas remarqué, Samedi dernier, le treize décembre, fût une journée d’agitation et de bonne humeur en Suède, mais aussi, au Danemark, en Norvège, en Finlande, en Italie et en Croatie, où ce jour est moins célébré et de façon différente.
En effet, le 13 décembre et la Sainte-Lucie, (Sankta Lucia en suédois).
Cette fête est une occasion de passer un bon moment avec sa famille, de profiter d’une tradition très répandue en communauté et de profiter de la chaleur et de la lumière répandue en ce jour.
Lucia, ou la Sainte-Lucie, remonte au 4ème siècle. Ça commença en tant que fête chrétienne. En effet, Lucie de Syracuse, une martyre, apportait de la nourriture aux chrétiens se cachant dans des catacombes romaines, éclairant leur chemin avec une couronne de bougies sur la tête.
La tradition de la Sainte-Lucie, vieille de 400 ans et une coutume agréable, venant de l’arrivée de la sainte Lucie qui répandit de la lumière où elle allait, et qui allumait les ténèbres de l’hiver, d’où la procession de lumières, la sainte en tête, une couronne de bougies sur la tête, et habillée en blanc (voir photo).
Ceci a lieu lors d’une procession » Luciatåg « . Durant cette procession, une majorité d’enfants et des adultes avancent lentement, chantant, drapés de blanc, en portant chacun une chandelle.
Ce cortège est toujours précédé de la Sainte, suivie de demoiselles d’honneur « tärnor », de garçons étoilés « stjärngossar », de bonhommes d’épices « pepparksgubbar » et enfin d’enfants souvent en tenue de lutin « tomtenissar ».
Les stjärngossar portent des chapeaux en forme de cône et une baguette en forme d’étoile, avec le blanc et les rubans rouges autour de la taille de la tenue de groupe. Cette tradition est diffusée partout dans le pays ; la télévision publique, les écoles, les églises, les bureaux… c’est le premier digne de l’arrivée de Lucie, qui apporte à tous une lumière douce alors que la nuit tombe.
D’ailleurs, de nombreux suédois reprennent en cœur la chanson « Sankta Lucia », la connaissant sur le bout des doigts.
Mais Lucia ne sert pas seulement de symbole, elle distribue aussi de nombreuses friandises. Célébrée tous les ans, cette journée nous apporte de la joie de cœur, et nous remplit les estomacs en même temps.
Il est coutume de sentir émaner des maisons suédoises une odeur de pâtisserie en la période de l’Avent. Cette douce odeur vient de nombreuses douceurs ; le glögg (vin chaud épicé avec des raisins secs et amandes), des Lussekatar, des petites brioches au safran avec des raisins séchés facultatifs, ainsi que des cannelbullars, connu ailleurs sous le nom de cinnamon rolls.
Majoritairement fêtée en Suède, (et une autre version en Italie), cette journée s’est un peu propagée dans d’autres pays… des communautés suédoises organisent des événements publics dans plusieurs villes. Ainsi, même à Nice, des processions sont mises en place ; l’année dernière, à Nice une eu lieu au marché de Noël, et j’eus la chance d’y assister. Être entourée ainsi est agréable, et ramène un sentiment de bienêtre , car vivant en France, je ne suis pas toujours très proche de certaines traditions qui me manquant, sauf pour la pâtisserie qui apparaît partout, ainsi que les bougies et les étoiles au fenêtres, en la période de l’Avent.
Sigrid Åkesson
« Dans ta gueule fils de p*te !… Merde, ça filme… »

Sainte-Soline.
25 mars 2023.
A Sainte-Soline a lieu une manifestation écologique de grande envergure. Elle s’inscrit dans le contexte de mouvements de protestations contre l’essor des « méga-bassine ».
Ces réservoirs d’eau sont destinés à l’agriculture intensive, notamment de variétés végétales très couteuses en eau. Dans le contexte du réchauffement climatique, ce sont des dispositifs hautement réprouvés par les mouvements et partis écologistes. Coûteux en énergie et nocifs pour les écosystèmes, ils accentuent la pression sur les ressources en eau, alors même que les nappes phréatiques peinent à se reconstituer.
C’est contre le plus grand projet de cet ordre en Nouvelle-Aquitaine, avec un réservoir de plus de 600 000 mètres cubes d’eau prévu, que s’organisent les manifestations. A Sainte-Soline se retrouvent toutes sortes de profils : jeunes, personnes âgées, syndicalistes, militants engagés, locaux ou d’à travers la France…
En octobre 2022, des manifestants avaient milité durant deux jours, et saboté l’une des pompes de la méga-bassine encore en travaux.
Quelques mois plus tard se prépare de nouveau une manifestation : celle qui aura abouti aux évènements qui reviennent sur la scène médiatique en 2025.
Largement désapprouvées par les personnalités politiques du gouvernement et interdites de manifestation par la préfecture, 30 000 personnes se retrouvent tout de même à Sainte-Soline en mars 2023.
Conscientes de l’illégalité de leur rassemblement, « peu » de manifestants auraient pourtant pu imaginer l’intensité des violences policières opposées au cortège ce jour-là.
Plus de 5 000 munitions ont été tirées par la gendarmerie en moins de quatre heures ce jour-là, contre des pierres et cocktails Molotov provenant de certains manifestants agressifs. Sainte-Soline a connu une grenade toute les deux secondes durant cet affrontement, du jamais vu dans l’histoire du maintient de l’ordre.
Bilan de l’affrontement : plus de 200 blessés du côté des manifestants, dont 40 dans un état grave et 2 dans le coma. 47 blessés ont été officiellement recensés parmi les représentants des forces de l’ordre, la plupart en raison d’acouphènes, 1 brûlé par un cocktail Molotov.
Les journalistes ont révélé par la suite que les autorités avaient volontairement entravé l’arrivée des secours sur place.
Récemment encore les plaintes de quatre manifestants ont été classées sans suite, et aucune mesure judiciaire n’a été prise à ce jour à l’encontre des escouades de répression présentes ce jour-là.
Deux ans après les évènements, donc, Sainte-Soline fait son retour sous les feux des projecteurs.
Trigger Warning : vidéos dures, relatées dans leur globalité ci-dessous.
Libération, 9 nov. 2025
Mediapart, 9 nov. 2025
« Il ne faut jamais remettre au lendemain ce qu’on peut faire le jour même. »
Nous avons tous déjà entendu cette phrase, que ce soit de la part de nos parents, de nos enseignants ou même de créateurs de contenu sur les réseaux sociaux. Pourtant, malgré nos bonnes intentions, nous procrastinons tous : élèves, professeurs, sportifs, chefs d’entreprise… Ce comportement, aussi ancien que l’humanité — Platon parlait déjà d’« acrasie » — constitue un véritable frein à la réussite. Il provoque du retard, du stress, des travaux bâclés et un sentiment d’échec qui renforce le cercle vicieux de la procrastination.
Mais comment réussir à en sortir ?
Comprendre ce qu’est la procrastination ; Selon le psychologue Albert Moukheiber, plusieurs modèles théoriques issus des sciences cognitives et sociales permettent d’expliquer la procrastination. L’un d’eux est le modèle du « fossé Intention–Action » (Intention-Action Gap).
Il décrit une situation simple : nous avons l’intention d’accomplir une tâche, mais un « fossé » nous empêche de passer à l’action. C’est précisément ce fossé qui favorise la procrastination.
Plusieurs facteurs influencent la taille de ce fossé, dont le principal est le coût d’entrée — autrement dit, la difficulté à commencer une tâche.
Par exemple :
Consulter un réseau social : allumer son téléphone et cliquer sur une application → facile.
Faire ses devoirs : s’installer au bureau, sortir le matériel, se confronter au stress → difficile.
La manière dont nous visualisons la tâche joue également un rôle essentiel. Une activité perçue négativement semblera plus pénible à réaliser. À l’inverse, une vision positive facilite la motivation et améliore la qualité du travail.
Chez les jeunes, la procrastination est souvent liée à l’angoisse scolaire, en particulier au lycée, période déterminante pour l’orientation, renforcée par la pression de Parcoursup. D’où l’importance d’apprendre à mieux gérer ce phénomène.
Comment réduire la procrastination ?
L’objectif n’est évidemment pas d’« arrêter les cours », mais de réduire la friction entre soi et le travail en rendant celui-ci plus accessible et moins anxiogène. Pour cela, plusieurs méthodes existent.
Trois méthodes efficaces
1-La cohérence cardiaque
La cohérence cardiaque est un exercice de respiration qui permet de réguler le stress et d’améliorer la concentration.
Elle consiste à :
inspirer 5 secondes
expirer 5 secondes
pendant 5 minutes
idéalement 3 fois par jour.
Cet exercice aide le cerveau à entrer dans un état propice au travail. On trouve de nombreuses vidéos de guidage sur YouTube.
2-Les To-Do Lists
Les listes de tâches permettent de diviser un travail important en plusieurs étapes plus simples.
Au lieu de dire : « Je vais faire tout mon devoir d’histoire », on note :Faire les recherches
Rédiger le brouillon
Rédiger l’introduction
Cocher ou barrer chaque étape apporte une sensation de progression et stimule la motivation.
3-La technique Pomodoro
Créée par Francesco Cirillo dans les années 1980, la technique Pomodoro aide à mieux gérer son temps :
25 minutes de travail
suivies de 5 à 10 minutes de pause
répétées jusqu’à la fin de la tâche.
Cette méthode rend le travail plus abordable : on se dit « je fais deux pomodoros» plutôt que « je travaille une heure ».
Il est conseillé d’éviter le téléphone pendant les pauses, car il disperse l’attention et encourage la procrastination.
Les récompenses renforcent la motivation en associant l’effort au plaisir. Elles stimulent la dopamine, une hormone liée à la récompense, ce qui améliore l’efficacité et réduit la perception de difficulté.
Exemples de récompenses adaptées :
Un goûter équilibré : fruits, noix, chocolat noir.
Une vraie pause : lire, dessiner, marcher… mais sans téléphone.
Une courte sieste (maximum 20 minutes) pour améliorer la concentration.
Il existe de nombreuses solutions pour lutter contre la procrastination, mais leur efficacité varie d’une personne à l’autre. Il est normal que certaines ne fonctionnent pas immédiatement. La lutte contre la procrastination est un processus long, mais accessible à tous, à condition de persévérer.
Votre avenir dépend de votre capacité à avancer malgré les difficultés.
N’abandonnez pas : vous en êtes capable.
Flora Guidi

Pour le centenaire de la régate, le départ des 450 bateaux est donné le 26 juillet 2025 à 12 h 10 dont quatre Ultime, neuf Ocean Fifty, sept Imoca et vingt-quatre Class40. Pour cette édition, la Fastnet commença à Cowes le 26 juillet 2025, et finit, pour la troisième fois, à Cherbourg-en-Cotin, en France. J’ai ainsi eu la chance d’apercevoir le spectacle magnifique de l’Ultime SVR-Lazartique faisant le tour du Fastnet Rock, avant de disparaître en quelques minutes à l’horizon afin de continuer son chemin vers la victoire.
Créée en 1925, la Fastnet Race est organisé par le Royal Ocean Racing Club (club nautique britannique fondé aussi en 1925). Depuis 1995, elle se dispute tous les deux ans, généralement au mois de août, désormais juillet. Cette course est connue pour être difficile, dû à l’état de la mer, qui peut être violente, même en été. Elle consiste à faire un parcours partant de l’Angleterre, s’enroulant autour du Fastnet Rock, près de l’Irlande, et enfin qui continue jusqu’en France. Il faut faire ce parcours en équipage et sans escales. L’équipage minimum est de 2. Ainsi, en 2013, pour la première fois, un duo gagna la course. L’équipage était constitué d’Alexis et Pascal Loison, vainqueurs en temps compensé.
Malgré tout, il sera faux d’assumer que cette course est simple : se disputant en Manche et en mer Celtique, certains courants peuvent ralentir les bateaux significativement vers la pointe sud du Devon ou au cap Lizard. Par ailleurs, les marées peuvent créer des écarts importants. finalement, la remontée vers le Fasnet Rock peut demander des choix stratégiques, (comme le louvoyage) , en fonction de la météo et des vents dominants. En effet, en 1979 eu lieu le drame de l’édition 1979. Il eu lieu le 14 août lors d’une tempête de force 10, par endroits de force 11 (selon l’échelle de Beaufort). 75 bateaux chavirent, cinq coulent, 18 marins perdent la vie et seulement 86 voiliers sur 306 seront classés.
La Fastnet Race est une épreuve laissant participer des bateaux de toutes classes, depuis les multicoques Ultime jusqu’aux monocoques les plus basiques. Pour rendre cette course plus équitable, ils sont répartis en deux grandes catégories : les bateaux qui courent en temps réel et ceux qui courent en temps compensé. Le temps compensé consiste à compenser la vitesse d’un voilier en plaçant un handicap sur un deuxième voilier plus rapide.
Parmi les bateaux qui courent en temps réel, on trouve notamment:
Les Ultime ; « Les géants des mers ». Ces multicoques, véritables géants des mers, mesurent jusqu’à 32 mètres de long. Leur vitesses peuvent aller jusqu’à 36,6 nœuds (≃ 67,8), les plaçant souvent en tête de course.
Les Ocean Fifty : Des trimarans de 15m de long conçus pour des parcours côtiers, autant que sur de longs trajets en pleine mer ou dans les océans.
Les Imoca, « les monocoques volants » monocoques de 60 pieds (18,28m de long) utilisés lors de la course en solitaire, le Vendée Globe.
Les Class40, monocoques de 40 pieds (12,19m de long)
Les multicoques Ultime et Ocean fifty participeront pour la première fois à la Fastnet Race en 2023, ce qui réduit de beaucoup le nombre de ports candidats capables d’accueillir un course de cette ampleur. De plus, en raison d’une flotte d’inscrits devenue au fil des ans de plus en plus importante, l’organisation délocalise l’arrivée de Plymouth à Cherbourg pour les éditions 2021, 2023 et 2025. Le RORC (Royal Ocean Race Club), en modifiant le point d’arrivée en France, entend ainsi perpétuer le succès de cette course. De plus, la flotte française dans cette course représente depuis longtemps une grande partie des navires concourants de la Fastnet, après les britanniques.
Enfin, après 1 jour, 17 heures, 18 minutes et 4 secondes, l’Ultime SVR-Lazartigue, piloté par Tom Laperche, gagne la victoire, avec 45 minutes et 48 secondes de moins que l’Ultime Maxi Banque Populaire XI, piloté par Armel Le Cléac’h. Peu après, la flotte rentre, offrant un spectacle continu.
Sigrid Akesson

Les maths, Parcoursup, et la « Réussite ».
Le lycée pour les jeunes, c’est beaucoup de chose.
Le monde politique, vers lequel ils sont plus ou moins progressivement poussés, semble prendre toujours plus d’ampleur, ils sont harcelés de toutes parts à coup de responsabilités, tantôt citoyennes, tantôt scolaires, tantôt privées, toujours individuelles… C’est bien assez, dirons-nous, si ça n’avait pas toujours été l’implacable rite de passage subi par les jeunes vers l’« âge adulte ». Peut-être, est-ce ainsi, parce que dans un monde où tout s’accélère et s’énerve, on n’avait pas pensé depuis Parcoursup à institutionnaliser une nouvelle pression sur la jeunesse que la réforme fut pensée ; peut-être, est-ce parce que, quand tout s’excite et s’alourdit pour les adultes, ceux-ci ont eu le sentiment que les jeunes, pas encore concernés se laissaient aller, qu’elle fut actée.
Mais c’est là du mauvais esprit, car force est d’avouer qu’en 2025 les figures influentes de France ont mieux à faire que de se laisser aller à des enfantillages mesquines. En dehors du champ politique, tout du moins.
En effet, ce n’est que pour « revaloriser la place des mathématiques dans la scolarité des élèves afin qu’ils en maîtrisent les compétences fondamentales et les automatismes » que fut avancé le « bac de maths » de la terminale à la fin de la 1ere, pour tous les élèves des filières générales et technologiques. Cette réforme, appuyée par des modifications dans les programmes de mathématiques énoncés par le Ministère de l’Education Nationale et qui ne sera véritablement testée qu’en juin 2026 n’a pas encore eut l’occasion de faire ses preuves, mais s’avance comme moyen d’atteindre plusieurs objectifs.
1. « Maîtrise des compétences fondamentales et des automatismes »*
L’avancement de l’épreuve permettrait une meilleure maîtrise des compétences de base en mathématiques par tout les élèves. Ce qui est concrètement incorrect : ce bénéfice ne saurait émerger qu’avec un effet levier de tout le système éducatif : programmes, formations, enseignements… des aménagements en profondeur à refaire qui devraient s’étaler sur des années de préparations des élèves. L’épreuve ne saurait révéler de meilleurs résultats sans qu’aient été au préalable réglés les problèmes d’inégalités territoriales, du manque de formation, d’hétérogénéité des classes… tant de problématiques intouchées à l’heure où l’Education Nationale peine à recruter, à financer, à supporter ses élèves comme ses enseignants.
2. « Le priorité pour la ministre d’État est de redonner aux élèves le goût des mathématiques en valorisant leurs efforts. C’est un levier majeur pour leur réussite et leur avenir. »*
Se pose alors la question. Le goût des mathématiques est-il indissociable du modèle la réussite scolaire et professionnelle ? Ou doit-il forcément y contribuer, quand bien même l’élève se dirige vers un profil littéraire ou artistique ? La réussite dans de nombreux domaines, tels que l’art, la communication, les sciences humaines ou sociales, le droit, l’hôtellerie, le tourisme, la gastronomie, l’artisanat, l’esthétique, ne nécessite pas ou peu de réussite en maths. De la logique, bien sûr, et un niveau adapté pour certaines branches spécifiques de ces disciplines. Mais ces métiers reconnus et indispensables par et pour la société sont des contre-exemples de la qualité de ‘levier majeur’ incarné par les mathématiques pures du milieu scolaire, et remettent en question la considération de la ‘réussite’ évoquée par la réforme.
3. « cette nouvelle épreuve de mathématiques valorisera les acquis des élèves »… « dont les résultats seront intégrés à leur dossier Parcoursup pour leur accès à l’Enseignement supérieur »*
Deux citations liées qui amènent un autre problème, depuis sont introduction au système : Parcoursup. En 2018, Le Figaro (“Parcoursup : un système moins contraignant mais plus sélectif”), relayait des intervenants notant que bien que le nouveau système permettait plus de liberté dans les vœux, les règles laissées aux universités pouvaient créer des critères très différenciés, opaques, d’où une inégalité selon l’origine géographique du candidat, ou les établissements de provenance. En 2025, selon un sondage CSA, seulement 34 % des lycéens jugent la procédure Parcoursup juste et équitable. En parallèle, 47 % jugent qu’elle manque de transparence.
Comment ne pas faire de lien ?
Parcoursup, à maintes reprise dénoncé comme un outil non d’orientation mais de sélection, est brandi comme finalité de cette réforme. Les 57 % de lycéens que stressait la plateforme en 2019 ont atteint les 83 % en 2025, et celle-ci est toujours présentée comme la meilleure garantie d’orientation satisfaisante pour la jeunesse de la société.
De même, les mathématiques, jusqu’à nouvel ordre source d’anxiété chez une partie des élèves de tous âges, source d’inégalités de sexe et de milieu social, sont encore présentées comme principale voie vers la réussite professionnelle et aisance sociale. L’épreuve avancée du baccalauréat de mathématiques, quand supposée « valorisantes », se moque des profils en difficultés, s’indigne et se désespère de ceux qui ne peuvent en tirer les profits attendus, quand bien même ils performent en contrepartie dans les métiers moins idéalisés mais tout aussi essentiels à la communauté.
Ne serait-il pas temps de changer de vocabulaire, et de laisser les jeunes axer leur réussite vers ce qui peut leur plaire ?
ElMnc
* : citations extraites du site du Ministère de l’Education.
« Autumn, After All »
Autumn.
Fall.
The realest season of them all.
No bright beginnings, no loud parade
Just golden light, and skies that fade.
The trees undress.
The wind exhales.
The world gets quiet, soft, and pale.
You walk through leaves like whispered thought,
Like memories the summer forgot.
It’s the season of staying in.
Of wool socks, books, and porcelain.
Of rain that taps on window glass
And hours that don’t feel rushed to pass.
You don’t have to shine here.
You don’t have to bloom.
You can just be
A body in a warm, dim room.
We light a candle.
We let things go.
We learn the art of moving slow.
Not stuck. Not lost.
Just… still.
For once, we let the silence fill.
And Halloween?
That sacred game
Where masks reveal more than they claim.
Where even ghosts feel less alone.
Where shadows say: you’re not unknown.
See, in autumn…
You’re allowed to fall apart.
To feel the ache inside your heart.
To wear your layers, show your seams
And sleep beneath the weight of dreams.
The world gets dark.
But not in fear.
It just means night is drawing near.
And in that dusk, we start to see
The quiet truth: we’re finally free.
So let the others chase the sun.
Let them bloom and come undone.
I’ll be here
Where curtains fall.
In autumn.
Deepest truth of all.
Valentina
ROSSI SCHMID
103
Bonjour,
Le club journal a repris cette année sous l’impulsion de Flora Guidi, élève de 109.
L’équipe de rédaction compte 10 membres.
Bonne lecture à tous !
Samedi 20 et dimanche 21 septembre, des centaines de cerfs-volants ont inondé le ciel azuréen, à Fréjus plus précisément. Ce spectacle, qui est avant tout une compétition entre des cerfs-volistes venus des quatre coins du monde, a réjoui petits et grands qui sont repartis souvenirs et paillettes dans les yeux en poche. Envolons-nous désormais vers cet événement inoubliable.
Le festival international de l’air est organisé chaque année, et ce, depuis 1997 par la ville de Fréjus, dans le Var.