The lie of beauty (or why u’ll never be pretty)

Temps de lecture ~ 3min 30

« Who’s the prettiest women on earth? »

Excellent question! (with changing answers from a person to another). However magazine people have the ultimate answer to it! Even a ranking… with same looking women? Small waist and thighs, big chest and butt, almond eyes, trumpet nose… in other words : the perfect Kardashian is the perfect women. But is it true? Has it been always like that? And why? Why those special and very unnatural criteria? And why do we keep seeing them everywhere? That’s what we are going to analyse in this article; The lie of beauty or why you’ll NEVER be pretty.

First of all, beauty standards have never been the same past the decades or from a country to another. For example Kim Kardashian would have been the epitome of ugliness during middle ages or in current China were a size S is the equivalent of a XL and bronzed skin is the first sign of ugliness. However it is and has always been a global pressure especially with the coming of TV and (later) social medias, in other words: when we passed from a society of words to a society of image. Since the arrival of TV in our home in the 50’s, we have never been so much exposed to images and most importantly « ideals ». In fact, according to a study 78% of magazines contain at least one message about appearance and 25% announce having a « super diet to lose weight » on its cover. The human brain is very sensitive to what he sees and for it something that is different from what he is used to (for example on social media) is abnormal and by consequence : wrong. That’s why people are ready to get skin cancer to make their skin darker when they are clear or clearer when they are « too dark », or are ready to burn their hair to make them curly when they are « too straight », or straighten their hair when they are « too curly ». And yet, they get criticized for doing so because it is « unnatural »… however the beauty standards expectations of the same people who criticize make up and surgery are completely unnatural and were openly related to money and racist « norms ».

This conditioning of the « perfect body » starts at a very young age, or more precisely: by the moment a person is constantly exposed to a certain type of images (or here of bodies). Two extremely sad but unfortunately edifying examples prove this point: Firstly, the number of ED (eating disorder) has tripled in the Fiji in the 90’s with the arrival of the first TV (as mentioned earlier). In fact, the « beauty standards » of the country before that was just a healthy and happy women. And if she was fat? Even better! The second one is actually an experience led on 162 little girls aged from 5 to 8 years old. They were divided into three groups: the first one had some Barbies to play with, the second one had « Mdolls » (fat Barbies) and finally the last group had nothing. Well, at the end of the experience the little girls of the first group (so the ones that played with Barbies) had an image of themselves way more negative than before and expressed a desire to lose weight (at only 5-8 years old!), feeling that wasn’t present in the two other groups. Add to this all the series, BD, and cartoon where all the important roles were incarnated by slim girls and you the perfect recipe to mentally destroy a generation.

But why? Why are they doing that? And who is doing it?

Well the answer to those last questions are easy : People and company/ medias, for survival and money.

Since the beginning of this article I’m talking about how does it affect women, but I’ve almost forgot to mention that it also affect men. However, throughout a thousand years historic culture, men were more glorified for their accomplishment than for their appearance. While for women: their body was their survival ticket in a world of men, to find a correct husband and guaranty a good life. They weren’t humans, but product on an extremely competitive market.

Speaking of markets, it’s actually how our modern capitalist societies sees beauty : as an opportunity to make money. Even though women in France can be financially independent since 60 years now, it represent nothing on the historic scale and we still can’t separate from this thousand year old culture of beauty. That’s why it represent a golden opportunity for companies and magazines. Because (even if their survival don’t depend on it anymore) women are still worried about their image yet this time, have more money to spend on it. So they can buy more magazines talking about miraculous diets and miraculous products promoted in those same magazines; profiting to both medias and companies.

Finally, with people who will always criticize you no matter what you do, and big entertainments who capitalize on your insecurities accentuated by medias, what should we do? Actually, a lot of things, but the first one and probably the most important: Be YOU! and LOVE YOURSELF! It’s useless nowadays to focus on what other people say! Because everyone is different but yet try to fit into the same boring square, and end up sad as hell. So wear what you like, and feel free to be fit, slim, athletic or any other possibility that YOU love.

And always remember, as Oscar Wilde famously said : « Be yourself, everyone else is already taken. »

Flora GUIDI.

 

vous aimez le chocolat?

LE TROISIÈME MOIS DE L’ANNÉE

Lorsque vous avez un problème, que vous stressez, que le monde est contre vous et que personne ne vous comprend, il existe toujours une dernière solution. En effet, dans ces moments de solitude et de tristesse, les gourmandises nous ont toujours rassurés, comprises et se sont même sacrifiés pour notre bien-être morale. Toutefois, alors que nombre d’entre nous vont acheter à 2£99 un paquet de bonbons Haribo, vous pourriez aussi vous échapper dans le plaisir de vous faire quelque chose vous-mêmes, en écoutant de la musique, et c’est là que je peux vous venir en aide. Je tiens à préciser que le chef d’œuvre qui vous sera proposé n’est pas forcément adapté à vos moments de solitude si vous êtes réellement seuls et gourmands. De plus, ce gâteau se doit d’être partagé pour être apprécié à sa juste valeur, et sert facilement de gâteau d’anniversaire si vous aimez le chocolat et êtes nombreux.

Pour 8 personnes, je vous laisse faire les maths si vous êtes moins, cette recette nécessitera environ 15 minutes de préparation selon votre niveau, 40 minutes de cuisson, et enfin 2 heures de refroidissement. Vous pouvez le préparer la veille si vous le souhaitez. De même, il vous faudra 1 batteur électrique, 1 grand bol, 1 petit bol, 1 tamis, 2 moules à manqué et enfin, du papier sulfurisé.

La réalisation de ce gâteau est coupé en deux étapes, la génoise et la meringue dont les ingrédients nécessaires sont listés ci-dessous ;

La génoise
115 g de beurre en pommade
280 g de sucre
3 œufs dont vous aurez séparé les blancs des jaunes
50 g de cacao en poudre mélangé
à 22,5 cl d’eau chaude
180 g de farine
1 cuillerée à café de levure chimique
3 ou 4 mini barres chocolatées au caramel
coupées en fines lamelles (bonbons Mars)
20 cl de crème fleurette
1 cuillerée à soupe de mascarpone (facultatif)

la meringue
3 blancs d’œufs
120 g de sucre

Avant de commencer votre génoise, faites chauffer le four à 160 °C.
puis, beurrez et farinez le fond des deux moules.
Pour être tranquilles au moment du démoulage, mettez un disque de papier sulfurisé sur le dessus, dans le fond des moules.
Battez le beurre et le sucre, pendant 3 minutes environ. afin d’obtenir un mélange crémeux.
Rajoutez les jaunes d’œufs un par un en battant.
Incorporez le mélange d’eau et de cacao, puis la farine et la levure tamisée. Mélangez doucement.
Mettez le mélange en même quantités dans les moules et égalisez la surface.

Pour créer la meringue, battez les blancs d’œufs en neige ferme avec la moitié du sucre, puis ajoutez peu à peu l’autre moitié en remuant
Posez la meringue sur la préparation au chocolat en laissant 2 cm tout autour pour permettre
à la meringue de gonfler et de couvrir la surface du gâteau en cuisant.
Faites cuire 40 minutes. Laissez refroidir dans les moules, puis démoulez très délicatement afin
de ne pas casser la meringue.

Enfin, pour donner forme à votre gâteau, montez la crème fleurette avec le mascarpone en chantilly, ajoutez les bonbons Mars que vous aurez au préalable coupés et étalez la sur la couche de meringue du premier gâteau. Posez le second dessus, servez, et régalez vous !

(si vous souhaitez développer un peu votre décoration en ajoutant de la crème colorée autour du gâteau et des décorations en plus, le résultat peut devenir une réelle surprise, comme le montre la photo ci dessous.) 

Sigrid Åkesson 

Miss France

Chaque année, l’élection de Miss France rassemble 7 millions de téléspectateurs devant leurs écrans.
Pourtant ce concours est aussi l’un des plus critiqué. Jugé dépassé pour certains, il est aussi symbole de tradition pour d’autres.
Mais au fond, quel est le véritable rôle d’une Miss France?
Pourquoi ce concours existe t-il encore aujourd’hui ?
Le concours Miss France est né après la première guerre mondiale. A l’origine il ne  s’agissait pas simplement d’élire « la plus belle femme de France » mais de créer  un symbole d’unité et de rassemblement national dans un pays marqué par les blessures de la guerre.
Chaque candidate représentait une région mettant en valeur la diversité culturelle de la France.
Contrairement aux idées reçues la Miss France ne se limite pas uniquement à son apparence.
Les candidates passent plusieurs épreuves telles qu’un test de culture générale, des interviews devant un jury pour montrer qu’elles ne sont pas seulement belles mais aussi réfléchies et impliquées.
Une fois élue , elle devient ambassadrice de France pendant 1 an. Elle participe à des événements officiels , soutient des associations et représente le France à l’international. Elle doit faire preuve d’éloquence, de maturité et
aussi avoir le sens des responsabilités.
Malgré cela , le concours reste critiqué. Beaucoup dénoncent des critères de
beauté jugés trop extrêmes ou incompatibles avec les valeurs d’égalité et de diversité actuelles. Pourtant un paradoxe demeure : ceux qui critiquent sont souvent les même qui continuent à regarder cette émission.  Preuve que ce concept, contesté reste donc encré dans la culture populaire française.
Alors est-ce un concours dépassé ou bien traditionnel qui évolue avec son temps?
Le concept continuera d’évoluer pour  répondre aux attentes de la société française , mais il continuera aussi à susciter débat, jugé ridicule ou futile.
LE concours Miss France restera certainement une source d’émotions et de rassemblement  exactement comme a son commencement.
Thais DAVID.

Cambriolage au Louvre: Coup du siècle ou message politique?

« Rendez les bijoux de la couronne! »
(Temps de lecture = ~4:30 min)

Tandis que les lycéens Calmétiens profitaient du début de leur vacances bien méritées, en ce jour frais du dimanche 19 octobre 2025, le plus gros coup du siècle se déroulait au Louvre, musée parisienne et attraction internationale. Le musée s’est fait dépouiller de ses biens les plus précieux : Les bijoux de la couronne française ! (Petit rappel pour tous ceux qui ont oublié regarder Hugo Décrypte.)
“Même Arsène Lupin n’aurait pas osé.” Cette phrase en apparence drôle et innocente, soulève pourtant un point important : Pourquoi avoir volé les bijoux de la couronne, et d’une manière aussi surprenante ? Une réponse évidente serait : “Pour l’argent.” Mais non, ou du moins… C’est plus compliqué que ça.
En effet, voler les bijoux de la couronne…. Ce n’est pas très malin ! Tout simplement parce que leur valeur est tellement inestimable qu’ils sont casi invendable même sur le marché noir. Bien que le Monde ait estimé leurs prix à hauteur de 88 millions d’euros, leur réelle valeur, selon de nombreux experts, est largement au-dessus. Une centaine de millions au moins sans pouvoir fixer de chiffre exact. Les potentiels acheteurs sont très rares et la surveillance de la police a été renforcée. D’où la question “Pourquoi les avoir volés ? » et la phrase “Même Lupin n’aurait pas osé ».
Et bien… Il se pourrait que derrière ce cambriolage spectaculaire, se cache un message subtil mais significatif au travers de plusieurs symboles.

La galerie d’Apollon n’est pas juste une salle ordinaire du Louvre. C’est la salle de la lumière, de la perfection et du pouvoir, comme l’incarne si bien le dieu grec dont elle porte le nom : Apollon. C’est en partie où y sont exposés les bijoux de la couronne française. Ainsi, pour certains, voler dans cette salle équivaut à voler symboliquement le pouvoir en même temps que la lumière.
Les bijoux de la couronne française, objet de toute cette enquête, n’ont eu non-plus pas été pris au hasard. En effet, parmi tous les joyaux exposés dans cette galerie, les voleurs n’en ont pris “que” neuf de la collection de Napoléon III et de son épouse ; l’impératrice Eugénie. Mais ces derniers ne sont pas seulement un ensemble pierres précieuses alignées… Ils sont aussi symbole de pouvoir impérial porté par les femmes des anciens empereurs : Marie-louise, Hortense ou encore Eugénie. C’est la transmission du pouvoir au sein d’une lignée, portée par ses mères. Par conséquent, en volant les souvenirs de cette dynastie, on en vole aussi sa mémoire et on vient couper le fils historique du pouvoir.

Et en parlant de symbole du pouvoir… La couronne de l’impératrice, soit la pièce la plus précieuse, s’est retrouvée brisée à l’extérieur, avec plus de 1354 diamants et ses 56 émeraudes éclatés sur le sol. Que le geste ait été maladroit ou volontaire, parmi les nombreuses théories qui en ressortent, celle qui revient le plus souvent est que les voleurs ont voulu faire passer le message suivant : “On n’a pas voler le pouvoir. On n’en a pas besoin, on l’a détruit.”
Pour accomplir le coup du siècle, en moins de 7 minutes, les voleurs se sont ingénieusement déguisés en ouvrier, le camouflage parfait pour écarter tous les soupçons. Comme si on cherchait à nous prévenir que le danger vient de ce qui peut paraître le plus banal. haya.zana (influenceuse passionnée de psychologie) ajoute: “les institutions ne craignent pas la menace visible, mais elles se font piégé par la routine.” De plus, nos mystérieux cambrioleurs ont mêlé outils industriels et scooter T-max pour agir et s’enfuir. Tout laisse à croire qu’il s’agissait d’une opération planifiée, avec des informations “interne » sur les lieux comme le confirmera la police plus tard.
Et enfin, n’oublions pas le plus important :
Le Louvre, symbole de modernité et de transparence qui, malgré son prestige et sa grandeur n’a pas été capable d’empêcher un cambriolage de 7 petites minutes. Comme si la “mise en scène » servait à monter que le passé glorieux de la France et son pouvoir pouvait être renversé à tout moment par 4 personnes banal du peuple. Cette démonstration de vulnérabilité nous montre aussi que même l’histoire et ses symboles sont loin d’être intouchables. Enfin, énormément d’internautes ont vu une ressemblance frappante avec la série LUPIN (Netflix) qui se déroule aussi entre les murs du Louvre, où un homme vole un bijou royal dans le but de venger une injustice subite. Regardez-la, Omar Sy y est incroyable.

 Certaines personnes vont même jusqu’à affirmer que les voleurs de Louvre sont des sortes de Robin des bois modernes, qui volent la noblesse pour venger le peuple.
Entre théorie du complot et enquête amatrice comme policière, le coup du siècle parisien n’a pas fini de faire parler de lui. Bien entendu tout ceci ne reste que spéculation, et est à prendre avec des pincettes. Il est fort probable que la raison de ce cambriolage soit l’argent. En effet, on estime tout de même que les joyaux, une fois les pierres précieuses retirées et l’or fondu, pourraient rapporter aux voleurs au moins 5 millions d’euros, ce qui reste une somme alléchante (bien que ridicule par rapport à la vraie valeur des bijoux de la couronne). Aujourd’hui, la police a pu identifier quelques suspects, mais étant tous présumés innocents, on est encore bien loin d’avoir le mot de la fin de cette mystérieuse histoire. Mais même si on ne saura probablement jamais la vérité sur ce cambriolage, au moins, l’internet français aura débloqué un nouveau joyau qui lui, restera à tout jamais gravé dans notre histoire : “RENDEZ LES BIJOUX DE LA COURONNE !”



Flora GUIDI (109)

La Sainte Lucie, la fête de la lumière

Même si nombre de vous ne l’avez pas remarqué, Samedi dernier, le treize décembre, fût une journée d’agitation et de bonne humeur en Suède, mais aussi, au Danemark, en Norvège, en Finlande, en Italie et en Croatie, où ce jour est moins célébré et de façon différente.

En effet, le 13 décembre et la Sainte-Lucie, (Sankta Lucia en suédois).

Cette fête est une occasion de passer un bon moment avec sa famille, de profiter d’une tradition très répandue en communauté et de profiter de la chaleur et de la lumière répandue en ce jour.

Lucia, ou la Sainte-Lucie, remonte au 4ème siècle.  Ça commença en tant que fête chrétienne. En effet, Lucie de Syracuse, une martyre, apportait de la nourriture aux chrétiens se cachant dans des catacombes romaines, éclairant leur chemin avec une couronne de bougies sur la tête.

La tradition de la Sainte-Lucie, vieille de 400 ans et une coutume agréable, venant de l’arrivée de la sainte Lucie qui répandit de la lumière où elle allait, et qui allumait les ténèbres de l’hiver, d’où la procession de lumières, la sainte en tête, une couronne de bougies sur la tête, et habillée en blanc (voir photo).

Ceci a lieu lors d’une procession  » Luciatåg « . Durant cette procession, une majorité d’enfants et des adultes avancent lentement, chantant, drapés de blanc, en portant chacun une chandelle.

Ce cortège est toujours précédé de la Sainte, suivie de demoiselles d’honneur « tärnor », de garçons étoilés « stjärngossar », de bonhommes d’épices « pepparksgubbar » et enfin d’enfants souvent en tenue de lutin « tomtenissar ».

Les stjärngossar portent des chapeaux en forme de cône et une baguette en forme d’étoile, avec le blanc et les rubans rouges autour de la taille de la tenue de groupe. Cette tradition est diffusée partout dans le pays ; la télévision publique, les écoles, les églises, les bureaux… c’est le premier digne de l’arrivée de Lucie, qui apporte à tous une lumière douce alors que la nuit tombe.

D’ailleurs, de nombreux suédois reprennent en cœur la chanson « Sankta Lucia », la connaissant sur le bout des doigts.

Mais Lucia ne sert pas seulement de symbole, elle distribue aussi de nombreuses friandises. Célébrée tous les ans, cette journée nous apporte de la joie de cœur, et nous remplit les estomacs en même temps.

Il est coutume de sentir émaner des maisons suédoises une odeur de pâtisserie en la période de l’Avent. Cette douce odeur vient de nombreuses douceurs ; le glögg (vin chaud épicé avec des raisins secs et amandes), des Lussekatar, des petites brioches au safran avec des raisins séchés facultatifs, ainsi que des cannelbullars, connu ailleurs sous le nom de cinnamon rolls.

Majoritairement fêtée en Suède, (et une autre version en Italie), cette journée s’est un peu propagée dans d’autres pays… des communautés suédoises organisent des événements publics dans plusieurs villes. Ainsi, même à Nice, des processions sont mises en place ; l’année dernière, à Nice une eu lieu au marché de Noël, et j’eus la chance d’y assister. Être entourée ainsi est agréable, et ramène un sentiment de bienêtre , car vivant en France, je ne suis pas toujours très proche de certaines traditions qui me manquant, sauf pour la pâtisserie qui apparaît partout, ainsi que les bougies et les étoiles au fenêtres, en la période de l’Avent.

Sigrid Åkesson

 

3 ans après les faits, des images choc !

« Dans ta gueule fils de p*te !… Merde, ça filme… »

Sainte-Soline.

25 mars 2023.

A Sainte-Soline a lieu une manifestation écologique de grande envergure. Elle s’inscrit dans le contexte de mouvements de protestations contre l’essor des « méga-bassine ».
Ces réservoirs d’eau sont destinés à l’agriculture intensive, notamment de variétés végétales très couteuses en eau. Dans le contexte du réchauffement climatique, ce sont des dispositifs hautement réprouvés par les mouvements et partis écologistes. Coûteux en énergie et nocifs pour les écosystèmes, ils accentuent la pression sur les ressources en eau, alors même que les nappes phréatiques peinent à se reconstituer.
C’est contre le plus grand projet de cet ordre en Nouvelle-Aquitaine, avec un réservoir de plus de 600 000 mètres cubes d’eau prévu, que s’organisent les manifestations. A Sainte-Soline se retrouvent toutes sortes de profils : jeunes, personnes âgées, syndicalistes, militants engagés, locaux ou d’à travers la France…
En octobre 2022, des manifestants avaient milité durant deux jours, et saboté l’une des pompes de la méga-bassine encore en travaux. 
Quelques mois plus tard se prépare de nouveau une manifestation : celle qui aura abouti aux évènements qui reviennent sur la scène médiatique en 2025.
Largement désapprouvées par les personnalités politiques du gouvernement et interdites de manifestation par la préfecture, 30 000 personnes se retrouvent tout de même à Sainte-Soline en mars 2023.
Conscientes de l’illégalité de leur rassemblement, « peu » de manifestants auraient pourtant pu imaginer l’intensité des violences policières opposées au cortège ce jour-là.
Plus de 5 000 munitions ont été tirées par la gendarmerie en moins de quatre heures ce jour-là, contre des pierres et cocktails Molotov provenant de certains manifestants agressifs. Sainte-Soline a connu une grenade toute les deux secondes durant cet affrontement, du jamais vu dans l’histoire du maintient de l’ordre.

Bilan de l’affrontement : plus de 200 blessés du côté des manifestants, dont 40 dans un état grave et 2 dans le coma. 47 blessés ont été officiellement recensés parmi les représentants des forces de l’ordre, la plupart en raison d’acouphènes, 1 brûlé par un cocktail Molotov.
Les journalistes ont révélé par la suite que les autorités avaient volontairement entravé l’arrivée des secours sur place.

Récemment encore les plaintes de quatre manifestants ont été classées sans suite, et aucune mesure judiciaire n’a été prise à ce jour à l’encontre des escouades de répression présentes ce jour-là.

Deux ans après les évènements, donc, Sainte-Soline fait son retour sous les feux des projecteurs.

Trigger Warning : vidéos dures, relatées dans leur globalité ci-dessous.  

Libération, 9 nov. 2025

« La manifestation de Sainte-Soline vue par les gendarmes (vidéo complète) »

Mediapart, 9 nov. 2025

Le 9 novembre 2025, «Libération» et «Mediapart» révèlent sur base de vidéos incontestables une généralisation par les forces de l’ordre des tirs tendus de grenades, explosives comme lacrymogènes.
 
Le tir tendu, c’est une utilisation interdite de l’arsenal des représentants de l’Etat qui consiste à délivrer les projectiles non pas en cloche mais de front. En somme, les victimes ciblées sont frappées de plein fouet par des armes qui pour éviter les blessures graves subies par des dizaines de personnes à Sainte-Soline doivent être soumises à un usage strictement réglementé.
Archivées par les caméras-piétons des gendarmes, qui semblent avoir été oubliées par les acteurs des enregistrements, ce sont donc des consignes explicitement contrindiquées et illégales qui ont été données par la hiérarchie de 9 escadrons sur 15, au détriment conscient de la sécurité des manifestants.
 
Ajouté à cela, les images rapportent des propos injurieux, variant du commun mais répréhensible « Sale fils de p*te » à des propos d’extrême violence, relatant un vocabulaire guerrier et une troublante satisfaction de blesser « l’adversaire » :
« Je compte plus les mecs qu’on a éborgnés », affirme un gendarme, le même qui ajoute « Un vrai kiffe ! »
« Faut qu’on les tue », lâche un de ses collègues à un autre moment, en résonance avec une des nombreuses autres formulations alarmantes : « T’en crèves 2 ou 3, ça calme les autres. »
 
L’inspection générale de la gendarmerie nationale a eu, dans le cadre d’une enquête préliminaire suivant les plaintes de 4 manifestants, accès aux 84 heures de vidéos visionnées par Médiapart et recyclées dans le documentaire. Pourtant, les faits illégaux commis par les institutions étatiques mises en cause très clairement par ces enregistrements n’ont pas été mentionnés dans les procès verbaux, ou très minimisés.
 
Divers représentants, du procureur de Rennes, en charge de l’affaire, à Gérard Darmanin, ministre de l’intérieur en fonction à l’époque des évènements, en passant par la direction de la gendarmerie, affirmaient lors de la révélation des archives au grand public n’avoir jamais eu connaissance de leur contenu.
 
 
Elmn

Pourquoi on Procrastine, et comment arrêter?

« Il ne faut jamais remettre au lendemain ce qu’on peut faire le jour même. »
Nous avons tous déjà entendu cette phrase, que ce soit de la part de nos parents, de nos enseignants ou même de créateurs de contenu sur les réseaux sociaux. Pourtant, malgré nos bonnes intentions, nous procrastinons tous : élèves, professeurs, sportifs, chefs d’entreprise… Ce comportement, aussi ancien que l’humanité — Platon parlait déjà d’« acrasie » — constitue un véritable frein à la réussite. Il provoque du retard, du stress, des travaux bâclés et un sentiment d’échec qui renforce le cercle vicieux de la procrastination.

Mais comment réussir à en sortir ?

Comprendre ce qu’est la procrastination ; Selon le psychologue Albert Moukheiber, plusieurs modèles théoriques issus des sciences cognitives et sociales permettent d’expliquer la procrastination. L’un d’eux est le modèle du « fossé Intention–Action » (Intention-Action Gap).
Il décrit une situation simple : nous avons l’intention d’accomplir une tâche, mais un « fossé » nous empêche de passer à l’action. C’est précisément ce fossé qui favorise la procrastination.

Plusieurs facteurs influencent la taille de ce fossé, dont le principal est le coût d’entrée — autrement dit, la difficulté à commencer une tâche.
Par exemple :

  • Consulter un réseau social : allumer son téléphone et cliquer sur une application → facile.

  • Faire ses devoirs : s’installer au bureau, sortir le matériel, se confronter au stress → difficile.

La manière dont nous visualisons la tâche joue également un rôle essentiel. Une activité perçue négativement semblera plus pénible à réaliser. À l’inverse, une vision positive facilite la motivation et améliore la qualité du travail.

Chez les jeunes, la procrastination est souvent liée à l’angoisse scolaire, en particulier au lycée, période déterminante pour l’orientation, renforcée par la pression de Parcoursup. D’où l’importance d’apprendre à mieux gérer ce phénomène.

 Comment réduire la procrastination ?

L’objectif n’est évidemment pas d’« arrêter les cours », mais de réduire la friction entre soi et le travail en rendant celui-ci plus accessible et moins anxiogène. Pour cela, plusieurs méthodes existent.

 Trois méthodes efficaces

1-La cohérence cardiaque

La cohérence cardiaque est un exercice de respiration qui permet de réguler le stress et d’améliorer la concentration.
Elle consiste à :

  • inspirer 5 secondes

  • expirer 5 secondes

  • pendant 5 minutes

  • idéalement 3 fois par jour.

Cet exercice aide le cerveau à entrer dans un état propice au travail. On trouve de nombreuses vidéos de guidage sur YouTube.

 2-Les To-Do Lists

Les listes de tâches permettent de diviser un travail important en plusieurs étapes plus simples.
Au lieu de dire : « Je vais faire tout mon devoir d’histoire », on note :Faire les recherches

  1. Rédiger le brouillon

  2. Rédiger l’introduction

  3. Cocher ou barrer chaque étape apporte une sensation de progression et stimule la motivation.

 3-La technique Pomodoro

Créée par Francesco Cirillo dans les années 1980, la technique Pomodoro aide à mieux gérer son temps :

  • 25 minutes de travail

  • suivies de 5 à 10 minutes de pause

  • répétées jusqu’à la fin de la tâche.

Cette méthode rend le travail plus abordable : on se dit « je fais deux pomodoros» plutôt que « je travaille une heure ».
Il est conseillé d’éviter le téléphone pendant les pauses, car il disperse l’attention et encourage la procrastination.

Les récompenses renforcent la motivation en associant l’effort au plaisir. Elles stimulent la dopamine, une hormone liée à la récompense, ce qui améliore l’efficacité et réduit la perception de difficulté.

Exemples de récompenses adaptées :

  • Un goûter équilibré : fruits, noix, chocolat noir.

  • Une vraie pause : lire, dessiner, marcher… mais sans téléphone.

  • Une courte sieste (maximum 20 minutes) pour améliorer la concentration.

Il existe de nombreuses solutions pour lutter contre la procrastination, mais leur efficacité varie d’une personne à l’autre. Il est normal que certaines ne fonctionnent pas immédiatement. La lutte contre la procrastination est un processus long, mais accessible à tous, à condition de persévérer.

Votre avenir dépend de votre capacité à avancer malgré les difficultés.
N’abandonnez pas : vous en êtes capable.

Flora Guidi

la Fastnet

SVR-Lazartigue faisant le tour du Fastnet Rock, Irlande.

Pour le centenaire de la régate, le départ des 450 bateaux est donné le 26 juillet 2025 à 12 h 10 dont quatre Ultime, neuf Ocean Fifty, sept Imoca et vingt-quatre Class40. Pour cette édition, la Fastnet commença à Cowes le 26 juillet 2025, et finit, pour la troisième fois, à Cherbourg-en-Cotin, en France. J’ai ainsi eu la chance d’apercevoir le spectacle magnifique de l’Ultime SVR-Lazartique faisant le tour du Fastnet Rock, avant de disparaître en quelques minutes à l’horizon afin de continuer son chemin vers la victoire.

Créée en 1925, la Fastnet Race est organisé par le Royal Ocean Racing Club (club nautique britannique fondé aussi en 1925).  Depuis 1995, elle se dispute tous les deux ans, généralement au mois de août, désormais juillet. Cette course est connue pour être difficile, dû à l’état de la mer, qui peut être violente, même en été. Elle consiste à faire un parcours partant de l’Angleterre, s’enroulant autour du Fastnet Rock, près de l’Irlande, et enfin qui continue jusqu’en France. Il faut faire ce parcours en équipage et sans escales. L’équipage minimum est de 2. Ainsi, en 2013, pour la première fois, un duo gagna la course. L’équipage était constitué d’Alexis et Pascal Loison, vainqueurs en temps compensé.
Malgré tout, il sera faux d’assumer que cette course est simple : se disputant en Manche et en mer Celtique, certains courants peuvent ralentir les bateaux significativement  vers la pointe sud du Devon ou au cap Lizard. Par ailleurs, les marées peuvent créer des écarts importants. finalement, la remontée vers le Fasnet Rock peut demander des choix stratégiques, (comme le louvoyage) , en fonction de la météo et des vents dominants. En effet, en 1979 eu lieu le drame de l’édition 1979. Il eu lieu le 14 août lors d’une tempête de force 10, par endroits de force 11 (selon l’échelle de Beaufort). 75 bateaux chavirent, cinq coulent, 18 marins perdent la vie et seulement 86 voiliers sur 306 seront classés.

La Fastnet Race est une épreuve laissant participer des bateaux de toutes classes, depuis les multicoques Ultime jusqu’aux monocoques les plus basiques. Pour rendre cette course plus équitable, ils sont répartis en deux grandes catégories : les bateaux qui courent en temps réel et ceux qui courent en temps compensé. Le temps compensé consiste à compenser la vitesse d’un voilier en plaçant un handicap sur un deuxième voilier plus rapide.

Parmi les bateaux qui courent en temps réel, on trouve notamment:

Les Ultime ; « Les géants des mers ». Ces multicoques, véritables géants des mers, mesurent jusqu’à 32 mètres de long. Leur vitesses peuvent aller jusqu’à 36,6 nœuds (≃ 67,8), les plaçant souvent en tête de course.

Les Ocean Fifty : Des trimarans de 15m de long conçus pour des parcours côtiers, autant que sur de longs trajets en pleine mer ou dans les océans.

Les Imoca, « les monocoques volants » monocoques de 60 pieds (18,28m de long) utilisés lors de la course en solitaire, le Vendée Globe.

Les Class40, monocoques de 40 pieds (12,19m de long)

Les multicoques Ultime et Ocean fifty participeront pour la première fois à la Fastnet Race en 2023, ce qui réduit de beaucoup le nombre de ports candidats capables d’accueillir un course de cette ampleur. De plus, en raison d’une flotte d’inscrits devenue au fil des ans de plus en plus importante, l’organisation délocalise l’arrivée de Plymouth à Cherbourg pour les éditions 2021, 2023 et 2025. Le RORC (Royal Ocean Race Club), en modifiant le point d’arrivée en France, entend ainsi perpétuer le succès de cette course. De plus, la flotte française dans cette course représente depuis longtemps une grande partie des navires concourants de la Fastnet, après les britanniques.

Enfin, après 1 jour, 17 heures, 18 minutes et 4 secondes, l’Ultime SVR-Lazartigue, piloté par Tom Laperche, gagne la victoire, avec 45 minutes et 48 secondes de moins que l’Ultime Maxi Banque Populaire XI, piloté par Armel Le Cléac’h. Peu après, la flotte rentre, offrant un spectacle continu.

Sigrid Akesson

 

 

Les maths, Parcoursup et la Réussite

Les maths, Parcoursup, et la « Réussite ».

Le lycée pour les jeunes, c’est beaucoup de chose.

Le monde politique, vers lequel ils sont plus ou moins progressivement poussés, semble prendre toujours plus d’ampleur, ils sont harcelés de toutes parts à coup de responsabilités, tantôt citoyennes, tantôt scolaires, tantôt privées, toujours individuelles… C’est bien assez, dirons-nous, si ça n’avait pas toujours été l’implacable rite de passage subi par les jeunes  vers l’« âge adulte ». Peut-être, est-ce ainsi, parce que dans un monde où tout s’accélère et s’énerve, on n’avait pas pensé depuis Parcoursup à institutionnaliser une nouvelle pression sur la jeunesse que la réforme fut pensée ; peut-être, est-ce parce que, quand tout s’excite et s’alourdit pour les adultes, ceux-ci ont eu le sentiment que les jeunes, pas encore concernés se laissaient aller, qu’elle fut actée.

Mais c’est là du mauvais esprit, car force est d’avouer qu’en 2025 les figures influentes de France ont mieux à faire que de se laisser aller à des enfantillages mesquines. En dehors du champ politique, tout du moins.

En effet, ce n’est que pour « revaloriser la place des mathématiques dans la scolarité des élèves afin qu’ils en maîtrisent les compétences fondamentales et les automatismes » que fut avancé le « bac de maths » de la terminale à la fin de la 1ere, pour tous les élèves des filières générales et technologiques. Cette réforme, appuyée par des modifications dans les programmes de mathématiques énoncés par le Ministère de l’Education Nationale et qui ne sera véritablement testée qu’en juin 2026 n’a pas encore eut l’occasion de faire ses preuves, mais s’avance comme moyen d’atteindre plusieurs objectifs.

1. « Maîtrise des compétences fondamentales et des automatismes »*

L’avancement de l’épreuve permettrait une meilleure maîtrise des compétences de base en mathématiques par tout les élèves. Ce qui est concrètement incorrect : ce bénéfice ne saurait émerger qu’avec un effet levier de tout le système éducatif : programmes, formations, enseignements… des aménagements en profondeur à refaire qui devraient s’étaler sur des années de préparations des élèves. L’épreuve ne saurait révéler de meilleurs résultats sans qu’aient été au préalable réglés les problèmes d’inégalités territoriales, du manque de formation, d’hétérogénéité des classes… tant de problématiques intouchées à l’heure où l’Education Nationale peine à recruter, à financer, à supporter ses élèves comme ses enseignants.

2. « Le priorité pour la ministre d’État est de redonner aux élèves le goût des mathématiques en valorisant leurs efforts. C’est un levier majeur pour leur réussite et leur avenir. »*

Se pose alors la question. Le goût des mathématiques est-il indissociable du modèle la réussite scolaire et professionnelle ? Ou doit-il forcément y contribuer, quand bien même l’élève se dirige vers un profil littéraire ou artistique ? La réussite dans de nombreux domaines, tels que l’art, la communication, les sciences humaines ou sociales, le droit, l’hôtellerie, le tourisme, la gastronomie, l’artisanat, l’esthétique, ne nécessite pas ou peu de réussite en maths. De la logique, bien sûr, et un niveau adapté pour certaines branches spécifiques de ces disciplines. Mais ces métiers reconnus et indispensables par et pour la société sont des contre-exemples de la qualité de ‘levier majeur’ incarné par les mathématiques pures du milieu scolaire, et remettent en question la considération de la ‘réussite’ évoquée par la réforme.

3. « cette nouvelle épreuve de mathématiques valorisera les acquis des élèves »… « dont les résultats seront intégrés à leur dossier Parcoursup pour leur accès à l’Enseignement supérieur »*

Deux citations liées qui amènent un autre problème, depuis sont introduction au système : Parcoursup. En 2018, Le Figaro (“Parcoursup : un système moins contraignant mais plus sélectif”), relayait des intervenants notant que bien que le nouveau système permettait plus de liberté dans les vœux, les règles laissées aux universités pouvaient créer des critères très différenciés, opaques, d’où une inégalité selon l’origine géographique du candidat, ou les établissements de provenance. En 2025, selon un sondage CSA, seulement 34 % des lycéens jugent la procédure Parcoursup juste et équitable. En parallèle, 47 % jugent qu’elle manque de transparence.

Comment ne pas faire de lien ?

Parcoursup, à maintes reprise dénoncé comme un outil non d’orientation mais de sélection, est brandi comme finalité de cette réforme. Les 57 % de lycéens que stressait la plateforme en 2019 ont atteint les 83 % en 2025, et celle-ci est toujours présentée comme la meilleure garantie d’orientation satisfaisante pour la jeunesse de la société.

De même, les mathématiques, jusqu’à nouvel ordre source d’anxiété chez une partie des élèves de tous âges, source d’inégalités de sexe et de milieu social, sont encore présentées comme principale voie vers la réussite professionnelle et aisance sociale. L’épreuve avancée du baccalauréat de mathématiques, quand supposée « valorisantes », se moque des profils en difficultés, s’indigne et se désespère de ceux qui ne peuvent en tirer les profits attendus, quand bien même ils performent en contrepartie dans les métiers moins idéalisés mais tout aussi essentiels à la communauté.

Ne serait-il pas temps de changer de vocabulaire, et de laisser les jeunes axer leur réussite vers ce qui peut leur plaire ?

ElMnc

* : citations extraites du site du Ministère de l’Education.

Autum poem

« Autumn, After All »
Autumn.
Fall.
The realest season of them all.
No bright beginnings, no loud parade
Just golden light, and skies that fade.

The trees undress.
The wind exhales.
The world gets quiet, soft, and pale.
You walk through leaves like whispered thought,
Like memories the summer forgot.

It’s the season of staying in.
Of wool socks, books, and porcelain.
Of rain that taps on window glass
And hours that don’t feel rushed to pass.

You don’t have to shine here.
You don’t have to bloom.
You can just be
A body in a warm, dim room.

We light a candle.
We let things go.
We learn the art of moving slow.
Not stuck. Not lost.
Just… still.
For once, we let the silence fill.

And Halloween?
That sacred game
Where masks reveal more than they claim.
Where even ghosts feel less alone.
Where shadows say: you’re not unknown.

See, in autumn…
You’re allowed to fall apart.
To feel the ache inside your heart.
To wear your layers, show your seams
And sleep beneath the weight of dreams.

The world gets dark.
But not in fear.
It just means night is drawing near.
And in that dusk, we start to see
The quiet truth: we’re finally free.

So let the others chase the sun.
Let them bloom and come undone.
I’ll be here
Where curtains fall.
In autumn.
Deepest truth of all.

Valentina
ROSSI SCHMID
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