vous aimez le chocolat?

LE TROISIÈME MOIS DE L’ANNÉE

Lorsque vous avez un problème, que vous stressez, que le monde est contre vous et que personne ne vous comprend, il existe toujours une dernière solution. En effet, dans ces moments de solitude et de tristesse, les gourmandises nous ont toujours rassurés, comprises et se sont même sacrifiés pour notre bien-être morale. Toutefois, alors que nombre d’entre nous vont acheter à 2£99 un paquet de bonbons Haribo, vous pourriez aussi vous échapper dans le plaisir de vous faire quelque chose vous-mêmes, en écoutant de la musique, et c’est là que je peux vous venir en aide. Je tiens à préciser que le chef d’œuvre qui vous sera proposé n’est pas forcément adapté à vos moments de solitude si vous êtes réellement seuls et gourmands. De plus, ce gâteau se doit d’être partagé pour être apprécié à sa juste valeur, et sert facilement de gâteau d’anniversaire si vous aimez le chocolat et êtes nombreux.

Pour 8 personnes, je vous laisse faire les maths si vous êtes moins, cette recette nécessitera environ 15 minutes de préparation selon votre niveau, 40 minutes de cuisson, et enfin 2 heures de refroidissement. Vous pouvez le préparer la veille si vous le souhaitez. De même, il vous faudra 1 batteur électrique, 1 grand bol, 1 petit bol, 1 tamis, 2 moules à manqué et enfin, du papier sulfurisé.

La réalisation de ce gâteau est coupé en deux étapes, la génoise et la meringue dont les ingrédients nécessaires sont listés ci-dessous ;

La génoise
115 g de beurre en pommade
280 g de sucre
3 œufs dont vous aurez séparé les blancs des jaunes
50 g de cacao en poudre mélangé
à 22,5 cl d’eau chaude
180 g de farine
1 cuillerée à café de levure chimique
3 ou 4 mini barres chocolatées au caramel
coupées en fines lamelles (bonbons Mars)
20 cl de crème fleurette
1 cuillerée à soupe de mascarpone (facultatif)

la meringue
3 blancs d’œufs
120 g de sucre

Avant de commencer votre génoise, faites chauffer le four à 160 °C.
puis, beurrez et farinez le fond des deux moules.
Pour être tranquilles au moment du démoulage, mettez un disque de papier sulfurisé sur le dessus, dans le fond des moules.
Battez le beurre et le sucre, pendant 3 minutes environ. afin d’obtenir un mélange crémeux.
Rajoutez les jaunes d’œufs un par un en battant.
Incorporez le mélange d’eau et de cacao, puis la farine et la levure tamisée. Mélangez doucement.
Mettez le mélange en même quantités dans les moules et égalisez la surface.

Pour créer la meringue, battez les blancs d’œufs en neige ferme avec la moitié du sucre, puis ajoutez peu à peu l’autre moitié en remuant
Posez la meringue sur la préparation au chocolat en laissant 2 cm tout autour pour permettre
à la meringue de gonfler et de couvrir la surface du gâteau en cuisant.
Faites cuire 40 minutes. Laissez refroidir dans les moules, puis démoulez très délicatement afin
de ne pas casser la meringue.

Enfin, pour donner forme à votre gâteau, montez la crème fleurette avec le mascarpone en chantilly, ajoutez les bonbons Mars que vous aurez au préalable coupés et étalez la sur la couche de meringue du premier gâteau. Posez le second dessus, servez, et régalez vous !

(si vous souhaitez développer un peu votre décoration en ajoutant de la crème colorée autour du gâteau et des décorations en plus, le résultat peut devenir une réelle surprise, comme le montre la photo ci dessous.) 

Sigrid Åkesson 

la Fastnet

SVR-Lazartigue faisant le tour du Fastnet Rock, Irlande.

Pour le centenaire de la régate, le départ des 450 bateaux est donné le 26 juillet 2025 à 12 h 10 dont quatre Ultime, neuf Ocean Fifty, sept Imoca et vingt-quatre Class40. Pour cette édition, la Fastnet commença à Cowes le 26 juillet 2025, et finit, pour la troisième fois, à Cherbourg-en-Cotin, en France. J’ai ainsi eu la chance d’apercevoir le spectacle magnifique de l’Ultime SVR-Lazartique faisant le tour du Fastnet Rock, avant de disparaître en quelques minutes à l’horizon afin de continuer son chemin vers la victoire.

Créée en 1925, la Fastnet Race est organisé par le Royal Ocean Racing Club (club nautique britannique fondé aussi en 1925).  Depuis 1995, elle se dispute tous les deux ans, généralement au mois de août, désormais juillet. Cette course est connue pour être difficile, dû à l’état de la mer, qui peut être violente, même en été. Elle consiste à faire un parcours partant de l’Angleterre, s’enroulant autour du Fastnet Rock, près de l’Irlande, et enfin qui continue jusqu’en France. Il faut faire ce parcours en équipage et sans escales. L’équipage minimum est de 2. Ainsi, en 2013, pour la première fois, un duo gagna la course. L’équipage était constitué d’Alexis et Pascal Loison, vainqueurs en temps compensé.
Malgré tout, il sera faux d’assumer que cette course est simple : se disputant en Manche et en mer Celtique, certains courants peuvent ralentir les bateaux significativement  vers la pointe sud du Devon ou au cap Lizard. Par ailleurs, les marées peuvent créer des écarts importants. finalement, la remontée vers le Fasnet Rock peut demander des choix stratégiques, (comme le louvoyage) , en fonction de la météo et des vents dominants. En effet, en 1979 eu lieu le drame de l’édition 1979. Il eu lieu le 14 août lors d’une tempête de force 10, par endroits de force 11 (selon l’échelle de Beaufort). 75 bateaux chavirent, cinq coulent, 18 marins perdent la vie et seulement 86 voiliers sur 306 seront classés.

La Fastnet Race est une épreuve laissant participer des bateaux de toutes classes, depuis les multicoques Ultime jusqu’aux monocoques les plus basiques. Pour rendre cette course plus équitable, ils sont répartis en deux grandes catégories : les bateaux qui courent en temps réel et ceux qui courent en temps compensé. Le temps compensé consiste à compenser la vitesse d’un voilier en plaçant un handicap sur un deuxième voilier plus rapide.

Parmi les bateaux qui courent en temps réel, on trouve notamment:

Les Ultime ; « Les géants des mers ». Ces multicoques, véritables géants des mers, mesurent jusqu’à 32 mètres de long. Leur vitesses peuvent aller jusqu’à 36,6 nœuds (≃ 67,8), les plaçant souvent en tête de course.

Les Ocean Fifty : Des trimarans de 15m de long conçus pour des parcours côtiers, autant que sur de longs trajets en pleine mer ou dans les océans.

Les Imoca, « les monocoques volants » monocoques de 60 pieds (18,28m de long) utilisés lors de la course en solitaire, le Vendée Globe.

Les Class40, monocoques de 40 pieds (12,19m de long)

Les multicoques Ultime et Ocean fifty participeront pour la première fois à la Fastnet Race en 2023, ce qui réduit de beaucoup le nombre de ports candidats capables d’accueillir un course de cette ampleur. De plus, en raison d’une flotte d’inscrits devenue au fil des ans de plus en plus importante, l’organisation délocalise l’arrivée de Plymouth à Cherbourg pour les éditions 2021, 2023 et 2025. Le RORC (Royal Ocean Race Club), en modifiant le point d’arrivée en France, entend ainsi perpétuer le succès de cette course. De plus, la flotte française dans cette course représente depuis longtemps une grande partie des navires concourants de la Fastnet, après les britanniques.

Enfin, après 1 jour, 17 heures, 18 minutes et 4 secondes, l’Ultime SVR-Lazartigue, piloté par Tom Laperche, gagne la victoire, avec 45 minutes et 48 secondes de moins que l’Ultime Maxi Banque Populaire XI, piloté par Armel Le Cléac’h. Peu après, la flotte rentre, offrant un spectacle continu.

Sigrid Akesson