Poème de rentrée

Poème de rentrée

 

Sous des airs de vacances, les lycéens reprennent le chemin de l’école.

La mélodie des mouettes et le soleil brûlant deviennent des compagnons de route.

La sonnerie retentit, les pas bruyants des baskets brisent le silence des couloirs.

L’air comprimé depuis ces deux mois de vacances respire enfin.

Le lycée reprend vie.

Dans le grand hall, les voix des professeurs se mêlent aux retrouvailles, aux rires des groupes, aux souvenirs d’été et aux belles fournitures.

Une vague de nouveauté s’est glissée en classe.

Sortez vos affaires, trousses à imprimés, stylos multicolores et cahiers tout blanc.

C’est une nouvelle année qui commence.

Le bruit court : c’est la rentrée.

 

 

Mathilde Haÿ

Hallo !

Certains élèves de la classe AbiBac (section binationale franco-allemande) du lycée Calmette participent à l’échange Brigitte Sauzay. Ce programme créé en 1989, offre la possibilité de passer 2 semaines à 2 mois en Allemagne ou en Autriche chez un/une correspondant(e). Les élèves français vont à l’école allemande et inversement. Cette expérience à l’étranger permet, de connaître une nouvelle culture, un enrichissement personnel, d’améliorer son niveau en langue et d’approfondir des connaissances intellectuelles et sociales.

C’est pourquoi, dans cette rubrique « Voyage », certains récits et journaux de bord vont être tenus pour vous faire partager nos expériences et faire découvrir ces pays.

27.04.2019
Je pars à Hanovre, en Allemagne, pour vivre deux mois chez une correspondante.
Pendant la semaine, Nilufar et moi allons à la Bismarckschule. Elle a cours de lundi jusqu’à vendredi, mercredi compris. Pourtant, j’ai pu remarquer de grandes différences avec les écoles françaises en général.
En Allemagne, le système scolaire est différent du nôtre.
À partir de 6 ans, du CP (1. Klasse) au CM1 (4. Klasse), les enfants vont à la Grundschule qui correspondrait à l’école primaire. Après ces quatre ans, ils sont répartis dans les différents types d’établissements secondaires en fonctions de leurs capacités : Hauptschule, Realschule et Gymnasium.
• La Hauptschule dure 5 ans et prépare les élèves à l’apprentissage. À la fin de leur scolarité, ils obtiennent un certificat qui leur permet de continuer leurs études ou de commencer à travailler.
• La Realschule dure 6 ans. Après l’obtention de l’examen de fin d’études (Mittlere Reife), les élèves peuvent faire un apprentissage d’un métier ou aller au lycée pour obtenir un diplôme qui leur permet d’accéder aux écoles supérieures. Cette école permet aux élèves de se professionnaliser dès un certain âge.
• Le Gymnasium dure 8/9 ans et prépare les étudiants aux études supérieures et se termine avec l’Abitur (= baccalauréat).
Depuis peu, un nouveau type d’école s’est développé : la Gesamtschule, qui réunit les trois filières scolaires pour éviter une orientation trop précoce.
L’établissement de Nilufar est très grand. Il est séparé en deux bâtiments : un ancien et un moderne. Il y a, comme dans notre lycée, une cantine, une cafétéria et une bibliothèque.
Les cours durent 45 minutes. Il y a la plupart du temps des Doppelstunde (heures doubles) qui durent donc 1h30. Entre chaque Doppelstunde, les élèves ont une pause de 20 minutes. La cour de récréation est grande. Il y a un terrain de basket, de foot, de handball et une aire de jeux pour les plus petits. Lors des pauses, les élèves peuvent aussi aller dans une salle de repos où sont installés des canapés, un baby foot, une table de billard et de nombreux jeux sont mis à disposition.
En classe, j’ai pu observer que les élèves sont très calmes et écoutent. Même si les professeurs sont sympathiques, ils restent quand même très stricts avec les élèves. Le déroulement des cours est à peu-près le même avec chaque professeur : les élèves résument ce qu’ils ont appris du cours précédent, le professeur leur demande ensuite de faire une série d’exercices qu’ils corrigeront plus tard. Une autre différence avec la France est que chaque professeur enseigne deux matières : le professeur de politique est, par exemple, aussi professeur de sport. Il existe aussi des cours de religion. En fonction de sa religion, chaque élève va dans un cours différent. Ce ne sont pas des cours ou les élèves doivent apprendre tous les détails de leur religion mais parleront plutôt de philosophie pour avoir des leçons de vie. En y allant, j’ai trouvé ce cours vraiment intéressant.
Les élèves sont, comme en France, aussi très intéressés par leurs notes. Le système d’évaluation est différent : les notes vont de 1 (meilleur résultat) à 6. Je ne serai pas en mesure de comparer le système d’apprentissage des élèves allemands et français, car je pense qu’il y a des différences dans chaque école. Par ailleurs, leur emploi du temps leur permet de finir les cours à 13h20 tous les jours ce qui est beaucoup mieux pour réviser ou avoir du temps libre.
D’un point de vue matériel, j’ai trouvé amusant que les tableaux nécessitent tous des craies. J’ai aussi été séduite par le fait que les Allemands se sentent très concernés par la protection de l’environnement. Les autres pays devraient suivre leur exemple à l’image des nombreuses  poubelles de recyclage pour papier, plastiques et bouchons de bouteilles mises à disposition dans l’enceinte du Gymnasium.
Enfin, pour enrichir les connaissances d’autres nationalités et cultures au sein du Gymnasium et entre les élèves, de nombreux correspondants étrangers viennent chaque année faire des échanges avec d’autres jeunes de l’établissement.
En tant que correspondante étrangère, le lycée me plaît et j’y apprends beaucoup de choses.

Si vous avez n’importe quelle question sur l’école en Allemagne, n’hésite pas à envoyer un mail au journal 🙂

Bis bald ! Au revoir !

Mathilde Haÿ

Rencontre avec Akli Tadjer

Lors d’une rencontre très enrichissante, les élèves de 1L ont questionné, échangé et partagé leurs visions de notre société avec l’écrivain Akli Tadjer.

crédits photo Frédéric

Nice le 25 Avril 2019 Lecture pour tous reçoit Akli Tadjer au Lycée Calmette

Santos

« This is America » un clip symbolique

Le nouveau titre « This is America » du rappeur américain Childish Gambino illustre les violences faites aux Noirs américains aux États-Unis.

Pour une meilleure compréhension du clip vidéo, écoutez la musique une fois, puis regardez le clip avec le son, enfin, ne vous concentrez que sur l’arrière-plan. Vous pourrez identifier grâce à la mélodie et aux images, les multiples symboles et représentations que le chanteur a illustré. L’interprétation sera différente pour chaque individu.

Voici le lien de la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=VYOjWnS4cMY

Retirez vos écouteurs et laissez-moi vous donner mon avis sur ce clip. Peut-être est-il différent du vôtre ? S’il l’est, n’hésitez pas à envoyer au journal des choses que vous auriez vues et interprétées d’une manière différente.

Sur un air soul funk, le rappeur, barbe et cheveux négligés, chaîne au cou, torse nu, danse au milieu d’un hangar. Ces caractéristiques physiques lui enlèvent une part d’humanité et interpellent les spectateurs sur l’anormalité du personnage. Serait-il fou ? De plus, il grimace et a une position particulière qui peut laisser penser aux ménestrels* dans l’air de Jim Crow.

L’innocence de la première scène est illustrée par la couleur principale : le blanc, symbole de paix et le musicien jouant un air doux à la guitare, accompagnant les chants africains semblables aux « worksong ». Lors de l’exécution des tâches inhumaines à faire dans les champs, les esclaves noirs chantaient leur chagrin et leur douleur à travers la musique. Le bruit de pioches peut en être le lien dans le clip.

Sans que le spectateur ne s’y attende, le rappeur tire un coup de feu dans la tête du musicien soudain recouverte. Cet assassinat reflète les meurtres sans raison des Noirs par la police américaine aux Etats-Unis : l’innocent injustement tué. Une autre interprétation est celle qui se passe souvent dans les gangs de rues : les plus connus sont les « Cribs » et les « Bloods » qui, depuis leur fondation en 1972 à Los Angeles, sont en combat incessant. Lorsqu’un homme noir tue un autre homme noir cela correspond au « Black on Black crimes ». Le pistolet est ensuite soigneusement récupéré dans un petit tissu rouge malgré le crime commis. Serait-ce un clin d’œil à toutes les exécutions des Noirs américains dont la police et l’État ne parlent pas et de l’autorisation des armes dans le pays ?

On voit le rappeur accompagné d’une troupe de jeunes étudiants qui dansent avec lui une chorégraphie mixant des pas d’une danse africaine le « GwaraGwara » et de « shoot dance » (populaire sur le net). On pourrait s’attendre à voir Childish Gambino tirer sur le groupe ; pourtant, il ne le fait pas. Une image indirecte de la représentation des Etats-Unis est ainsi donnée : le chanteur correspond à l’Amérique épargnant les haut-placés dans la société qui sont incarnés par les jeunes.

La scène dans laquelle des jeunes sont munis de leurs smartphones pour filmer ce qu’ils voient montre que les téléphones sont des outils de preuves de toutes les violences grâce auxquels un individu peut à la fois immortaliser une scène mais les utiliser aussi comme une barrière face à la réalité : le regard direct sur les choses est limité. On peut se faire sa propre idée sans avoir le choc brutal de la proximité avec l’action.

De plus, l’apparition d’un cheval blanc monté d’une personne vêtue de noir symbolise la mort qui est omniprésente en Amérique.

A deux minutes quarante-huit, est-ce que les 17 secondes de silence sont supposées être laissées en mémoire des 17 victimes en Floride ? La position de tir du rappeur peut laisser le doute. Effectivement, le mercredi 14 février 2018, une fusillade dans un lycée de Parkland en Floride a fait dix-sept morts et de nombreux blessés. L’auteur, un jeune homme de 19 ans, ancien élève de l’établissement, était armé d’un fusil d’assaut semi-automatique AR-15.

A la fin du clip, le rappeur danse sur une voiture comme Mickael Jackson dans sa chanson« Black or White ». Sur le capot d’un véhicule est assise la compositrice Noire américaine de R&B SZA. Un clin d’œil à des personnalités afro-méricaines qui ont eu une influence importante dans le monde de la musique.

Tout au long du clip, l’arrière-plan permet de visualiser des scènes d’agressions, des courses poursuites entre des policiers et des personnes Noires et la présence de tous types d’armes sont présentes. Childisch Gambino dénonce la violence envers les Noirs par les Blancs mais aussi par les Noirs et l’autorisation de la possession d’armes aux États-Unis.

Une ambiance s’installe lors des deux types de mélodies : joyeuse grâce aux chants africains qui incitent à la fête et celle, angoissante et agressive, pendant le rap. Les paroles ont aussi leur importance: « You just a Black man in this world. (T’es juste un Noir dans ce monde) You just a barcode. (T’es juste un code-barres)». La société américaine fait sentir les Noirs comme des objets, des codes-barres. « This is America. Don’t catch you slippin’ up. Look what I’m whippin’ up. (Ici, c’est l’Amérique. Ne te fais pas avoir par surprise. Regarde ce que je suscite) » signifie que les Noirs américains sont toujours une cible de violence et d’agression.

Ce clip fait passer un message sur la réalité du lobbying des armes, des bavures policières, de l’injustice que vivent les Noirs et l’aveuglement d’une part de la population face aux évènements qui en effet, auraient pu déjà prendre fin depuis longtemps si toute cette haine envers cette communauté avait cessé. Pourtant, nombreux sont les projets, les associations, les manifestations, les boycotts, les personnalités qui ont lutté contre le racisme et les discriminations raciales depuis des siècles.

« This Is America » a remporté deux Grammy Awards pour la meilleure performance rap et la meilleure vidéo musicale.

Childish Gambino a dénoncé un monde injuste et intolérant à sa manière, la musique. Chacun peut se construire sa propre idée et vision du clip : de nombreuses discussions, interrogations et débats se sont déjà ouvert. Peut-être ne donnera-t-il jamais sa propre intention et interprétation.

N’est-ce pas, au final, le but de l’Art ?

Mathilde Hay

* Dans les années 1840, «Daddy» Rice, un dramaturge américain blanc, se peignait le visage en noir (blackface) pour interpréter un ménestrel appelé Jim Crow. Cette performance consistait à faire rire et se moquer des personnes noires à travers les chants, danses, musiques et intermèdes comiques. Le but était de les faire sentir inférieurs et de les isoler de la société. Ces lois ont été promulguées dans les États du Sud des États-Unis après la Guerre de Sécession (1861 -1865).

Lancement de l’ECLAC

Le « club cinéma », ou l’ECLAC (Équipe Cinématographique du Lycée Albert Calmette), vient d’être créé au lycée Calmette. Des prospectus furent distribués aux élèves, retour sur la nature de cette équipe.

La vocation de l’ECLAC est de mettre sur pied des films. Dans cette mesure, l’équipe à l’ambition de réunir entre 20 et 30 personnes, scénaristes, comédiens, figurants, directeurs artistiques, et de fabriquer un film du début à la fin, en passant par :
– Le scénario (écriture de l’histoire)
– Le moodboarding et le stodyboarding (mise en BD du scénario)
– La planification du tournage (lieux, casting, matériel) et les répétitions
– Le tournage (cadrage, direction artistique)
– Le montage (agencement et effets spéciaux si besoin)
– La projection finale.

Dans cette mesure, l’ECLAC cherche des participants. Vous pouvez vous inscrire sur www.tiny.cc/eclac dès maintenant !

Expositions en fleurs.

J’aimerais me dégourdir les jambes et me vider la tête. Et si j’allais au musée !

La ville de Nice propose un grand nombre d’évènements : concerts, pièces de théâtre, rencontres artistiques, conférences, semaine du cinéma, etc. Un grand nombre d’expositions sont présentées au public ; qu’elles soient culturelles, historiques, poétiques, elles vous permettront de vous plonger dans la bulle de l’art.

Les amateurs d’art impressionniste se plairont au musée des Beaux-Arts où une sélection de tableaux de Raoul Dufy y est exposée.

Venez flâner dans les différentes pièces du palais Lascaris situé dans la vieille ville. Vous y découvrirez une architecture baroque et une collection d’environ 500 instruments de musique (la deuxième plus importante collection en France).

Pour les passionnés d’œuvres du monde entier, le musée d’art naïf Anatole Jakovsky présente des tableaux, sculptures, dessins, de nombreux artistes comme Douanier Rousseau, Bombois, Séraphine, Rabuzin et Grandma Moses.

Le musée Marc Chagall associe la danse et l’art dans une représentation se déroulant le vendredi 29 mars 2019, à 20h. « Pas croisés » est une performance dansée qui crée un tableau artistique avec le corps en mouvement.

Dans un autre style, le musée national du sport  propose une exposition intitulée : « 100 ans de maillot jaune, l’habit de lumière ». La collection est installée jusqu’au 29 Septembre 2019.

Enfin, Nice organise du 4 au 28 mars, la 18e édition de « Mars aux musées » qui est un festival culturel qui propose de multiples représentations et activités sur le thème du 7e art. Une idée pour cultiver votre curiosité et intérêt pour l’art.

Bonne nouvelle : l’entrée à tous les musées de la ville est gratuite si vous êtes étudiants de moins de 18 ans.

Mathilde HAY

Voici quelques liens sur lesquels vous trouverez des renseignements et les actualités :

http://www.nice.fr/fr/culture/musees-et-galeries

https://musees-nationaux-alpesmaritimes.fr/chagall/actualite/c-pas-croises-4

Accueil

http://www.museedusport.fr/fr/page/le-musee-national-du-sport

http://www.marsauxmusees.fr/programmation/