Cambriolage au Louvre: Coup du siècle ou message politique?

« Rendez les bijoux de la couronne! »
(Temps de lecture = ~4:30 min)

Tandis que les lycéens Calmétiens profitaient du début de leur vacances bien méritées, en ce jour frais du dimanche 19 octobre 2025, le plus gros coup du siècle se déroulait au Louvre, musée parisienne et attraction internationale. Le musée s’est fait dépouiller de ses biens les plus précieux : Les bijoux de la couronne française ! (Petit rappel pour tous ceux qui ont oublié regarder Hugo Décrypte.)
“Même Arsène Lupin n’aurait pas osé.” Cette phrase en apparence drôle et innocente, soulève pourtant un point important : Pourquoi avoir volé les bijoux de la couronne, et d’une manière aussi surprenante ? Une réponse évidente serait : “Pour l’argent.” Mais non, ou du moins… C’est plus compliqué que ça.
En effet, voler les bijoux de la couronne…. Ce n’est pas très malin ! Tout simplement parce que leur valeur est tellement inestimable qu’ils sont casi invendable même sur le marché noir. Bien que le Monde ait estimé leurs prix à hauteur de 88 millions d’euros, leur réelle valeur, selon de nombreux experts, est largement au-dessus. Une centaine de millions au moins sans pouvoir fixer de chiffre exact. Les potentiels acheteurs sont très rares et la surveillance de la police a été renforcée. D’où la question “Pourquoi les avoir volés ? » et la phrase “Même Lupin n’aurait pas osé ».
Et bien… Il se pourrait que derrière ce cambriolage spectaculaire, se cache un message subtil mais significatif au travers de plusieurs symboles.

La galerie d’Apollon n’est pas juste une salle ordinaire du Louvre. C’est la salle de la lumière, de la perfection et du pouvoir, comme l’incarne si bien le dieu grec dont elle porte le nom : Apollon. C’est en partie où y sont exposés les bijoux de la couronne française. Ainsi, pour certains, voler dans cette salle équivaut à voler symboliquement le pouvoir en même temps que la lumière.
Les bijoux de la couronne française, objet de toute cette enquête, n’ont eu non-plus pas été pris au hasard. En effet, parmi tous les joyaux exposés dans cette galerie, les voleurs n’en ont pris “que” neuf de la collection de Napoléon III et de son épouse ; l’impératrice Eugénie. Mais ces derniers ne sont pas seulement un ensemble pierres précieuses alignées… Ils sont aussi symbole de pouvoir impérial porté par les femmes des anciens empereurs : Marie-louise, Hortense ou encore Eugénie. C’est la transmission du pouvoir au sein d’une lignée, portée par ses mères. Par conséquent, en volant les souvenirs de cette dynastie, on en vole aussi sa mémoire et on vient couper le fils historique du pouvoir.

Et en parlant de symbole du pouvoir… La couronne de l’impératrice, soit la pièce la plus précieuse, s’est retrouvée brisée à l’extérieur, avec plus de 1354 diamants et ses 56 émeraudes éclatés sur le sol. Que le geste ait été maladroit ou volontaire, parmi les nombreuses théories qui en ressortent, celle qui revient le plus souvent est que les voleurs ont voulu faire passer le message suivant : “On n’a pas voler le pouvoir. On n’en a pas besoin, on l’a détruit.”
Pour accomplir le coup du siècle, en moins de 7 minutes, les voleurs se sont ingénieusement déguisés en ouvrier, le camouflage parfait pour écarter tous les soupçons. Comme si on cherchait à nous prévenir que le danger vient de ce qui peut paraître le plus banal. haya.zana (influenceuse passionnée de psychologie) ajoute: “les institutions ne craignent pas la menace visible, mais elles se font piégé par la routine.” De plus, nos mystérieux cambrioleurs ont mêlé outils industriels et scooter T-max pour agir et s’enfuir. Tout laisse à croire qu’il s’agissait d’une opération planifiée, avec des informations “interne » sur les lieux comme le confirmera la police plus tard.
Et enfin, n’oublions pas le plus important :
Le Louvre, symbole de modernité et de transparence qui, malgré son prestige et sa grandeur n’a pas été capable d’empêcher un cambriolage de 7 petites minutes. Comme si la “mise en scène » servait à monter que le passé glorieux de la France et son pouvoir pouvait être renversé à tout moment par 4 personnes banal du peuple. Cette démonstration de vulnérabilité nous montre aussi que même l’histoire et ses symboles sont loin d’être intouchables. Enfin, énormément d’internautes ont vu une ressemblance frappante avec la série LUPIN (Netflix) qui se déroule aussi entre les murs du Louvre, où un homme vole un bijou royal dans le but de venger une injustice subite. Regardez-la, Omar Sy y est incroyable.

 Certaines personnes vont même jusqu’à affirmer que les voleurs de Louvre sont des sortes de Robin des bois modernes, qui volent la noblesse pour venger le peuple.
Entre théorie du complot et enquête amatrice comme policière, le coup du siècle parisien n’a pas fini de faire parler de lui. Bien entendu tout ceci ne reste que spéculation, et est à prendre avec des pincettes. Il est fort probable que la raison de ce cambriolage soit l’argent. En effet, on estime tout de même que les joyaux, une fois les pierres précieuses retirées et l’or fondu, pourraient rapporter aux voleurs au moins 5 millions d’euros, ce qui reste une somme alléchante (bien que ridicule par rapport à la vraie valeur des bijoux de la couronne). Aujourd’hui, la police a pu identifier quelques suspects, mais étant tous présumés innocents, on est encore bien loin d’avoir le mot de la fin de cette mystérieuse histoire. Mais même si on ne saura probablement jamais la vérité sur ce cambriolage, au moins, l’internet français aura débloqué un nouveau joyau qui lui, restera à tout jamais gravé dans notre histoire : “RENDEZ LES BIJOUX DE LA COURONNE !”



Flora GUIDI (109)

La Sainte Lucie, la fête de la lumière

Même si nombre de vous ne l’avez pas remarqué, Samedi dernier, le treize décembre, fût une journée d’agitation et de bonne humeur en Suède, mais aussi, au Danemark, en Norvège, en Finlande, en Italie et en Croatie, où ce jour est moins célébré et de façon différente.

En effet, le 13 décembre et la Sainte-Lucie, (Sankta Lucia en suédois).

Cette fête est une occasion de passer un bon moment avec sa famille, de profiter d’une tradition très répandue en communauté et de profiter de la chaleur et de la lumière répandue en ce jour.

Lucia, ou la Sainte-Lucie, remonte au 4ème siècle.  Ça commença en tant que fête chrétienne. En effet, Lucie de Syracuse, une martyre, apportait de la nourriture aux chrétiens se cachant dans des catacombes romaines, éclairant leur chemin avec une couronne de bougies sur la tête.

La tradition de la Sainte-Lucie, vieille de 400 ans et une coutume agréable, venant de l’arrivée de la sainte Lucie qui répandit de la lumière où elle allait, et qui allumait les ténèbres de l’hiver, d’où la procession de lumières, la sainte en tête, une couronne de bougies sur la tête, et habillée en blanc (voir photo).

Ceci a lieu lors d’une procession  » Luciatåg « . Durant cette procession, une majorité d’enfants et des adultes avancent lentement, chantant, drapés de blanc, en portant chacun une chandelle.

Ce cortège est toujours précédé de la Sainte, suivie de demoiselles d’honneur « tärnor », de garçons étoilés « stjärngossar », de bonhommes d’épices « pepparksgubbar » et enfin d’enfants souvent en tenue de lutin « tomtenissar ».

Les stjärngossar portent des chapeaux en forme de cône et une baguette en forme d’étoile, avec le blanc et les rubans rouges autour de la taille de la tenue de groupe. Cette tradition est diffusée partout dans le pays ; la télévision publique, les écoles, les églises, les bureaux… c’est le premier digne de l’arrivée de Lucie, qui apporte à tous une lumière douce alors que la nuit tombe.

D’ailleurs, de nombreux suédois reprennent en cœur la chanson « Sankta Lucia », la connaissant sur le bout des doigts.

Mais Lucia ne sert pas seulement de symbole, elle distribue aussi de nombreuses friandises. Célébrée tous les ans, cette journée nous apporte de la joie de cœur, et nous remplit les estomacs en même temps.

Il est coutume de sentir émaner des maisons suédoises une odeur de pâtisserie en la période de l’Avent. Cette douce odeur vient de nombreuses douceurs ; le glögg (vin chaud épicé avec des raisins secs et amandes), des Lussekatar, des petites brioches au safran avec des raisins séchés facultatifs, ainsi que des cannelbullars, connu ailleurs sous le nom de cinnamon rolls.

Majoritairement fêtée en Suède, (et une autre version en Italie), cette journée s’est un peu propagée dans d’autres pays… des communautés suédoises organisent des événements publics dans plusieurs villes. Ainsi, même à Nice, des processions sont mises en place ; l’année dernière, à Nice une eu lieu au marché de Noël, et j’eus la chance d’y assister. Être entourée ainsi est agréable, et ramène un sentiment de bienêtre , car vivant en France, je ne suis pas toujours très proche de certaines traditions qui me manquant, sauf pour la pâtisserie qui apparaît partout, ainsi que les bougies et les étoiles au fenêtres, en la période de l’Avent.

Sigrid Åkesson

 

3 ans après les faits, des images choc !

« Dans ta gueule fils de p*te !… Merde, ça filme… »

Sainte-Soline.

25 mars 2023.

A Sainte-Soline a lieu une manifestation écologique de grande envergure. Elle s’inscrit dans le contexte de mouvements de protestations contre l’essor des « méga-bassine ».
Ces réservoirs d’eau sont destinés à l’agriculture intensive, notamment de variétés végétales très couteuses en eau. Dans le contexte du réchauffement climatique, ce sont des dispositifs hautement réprouvés par les mouvements et partis écologistes. Coûteux en énergie et nocifs pour les écosystèmes, ils accentuent la pression sur les ressources en eau, alors même que les nappes phréatiques peinent à se reconstituer.
C’est contre le plus grand projet de cet ordre en Nouvelle-Aquitaine, avec un réservoir de plus de 600 000 mètres cubes d’eau prévu, que s’organisent les manifestations. A Sainte-Soline se retrouvent toutes sortes de profils : jeunes, personnes âgées, syndicalistes, militants engagés, locaux ou d’à travers la France…
En octobre 2022, des manifestants avaient milité durant deux jours, et saboté l’une des pompes de la méga-bassine encore en travaux. 
Quelques mois plus tard se prépare de nouveau une manifestation : celle qui aura abouti aux évènements qui reviennent sur la scène médiatique en 2025.
Largement désapprouvées par les personnalités politiques du gouvernement et interdites de manifestation par la préfecture, 30 000 personnes se retrouvent tout de même à Sainte-Soline en mars 2023.
Conscientes de l’illégalité de leur rassemblement, « peu » de manifestants auraient pourtant pu imaginer l’intensité des violences policières opposées au cortège ce jour-là.
Plus de 5 000 munitions ont été tirées par la gendarmerie en moins de quatre heures ce jour-là, contre des pierres et cocktails Molotov provenant de certains manifestants agressifs. Sainte-Soline a connu une grenade toute les deux secondes durant cet affrontement, du jamais vu dans l’histoire du maintient de l’ordre.

Bilan de l’affrontement : plus de 200 blessés du côté des manifestants, dont 40 dans un état grave et 2 dans le coma. 47 blessés ont été officiellement recensés parmi les représentants des forces de l’ordre, la plupart en raison d’acouphènes, 1 brûlé par un cocktail Molotov.
Les journalistes ont révélé par la suite que les autorités avaient volontairement entravé l’arrivée des secours sur place.

Récemment encore les plaintes de quatre manifestants ont été classées sans suite, et aucune mesure judiciaire n’a été prise à ce jour à l’encontre des escouades de répression présentes ce jour-là.

Deux ans après les évènements, donc, Sainte-Soline fait son retour sous les feux des projecteurs.

Trigger Warning : vidéos dures, relatées dans leur globalité ci-dessous.  

Libération, 9 nov. 2025

« La manifestation de Sainte-Soline vue par les gendarmes (vidéo complète) »

Mediapart, 9 nov. 2025

Le 9 novembre 2025, «Libération» et «Mediapart» révèlent sur base de vidéos incontestables une généralisation par les forces de l’ordre des tirs tendus de grenades, explosives comme lacrymogènes.
 
Le tir tendu, c’est une utilisation interdite de l’arsenal des représentants de l’Etat qui consiste à délivrer les projectiles non pas en cloche mais de front. En somme, les victimes ciblées sont frappées de plein fouet par des armes qui pour éviter les blessures graves subies par des dizaines de personnes à Sainte-Soline doivent être soumises à un usage strictement réglementé.
Archivées par les caméras-piétons des gendarmes, qui semblent avoir été oubliées par les acteurs des enregistrements, ce sont donc des consignes explicitement contrindiquées et illégales qui ont été données par la hiérarchie de 9 escadrons sur 15, au détriment conscient de la sécurité des manifestants.
 
Ajouté à cela, les images rapportent des propos injurieux, variant du commun mais répréhensible « Sale fils de p*te » à des propos d’extrême violence, relatant un vocabulaire guerrier et une troublante satisfaction de blesser « l’adversaire » :
« Je compte plus les mecs qu’on a éborgnés », affirme un gendarme, le même qui ajoute « Un vrai kiffe ! »
« Faut qu’on les tue », lâche un de ses collègues à un autre moment, en résonance avec une des nombreuses autres formulations alarmantes : « T’en crèves 2 ou 3, ça calme les autres. »
 
L’inspection générale de la gendarmerie nationale a eu, dans le cadre d’une enquête préliminaire suivant les plaintes de 4 manifestants, accès aux 84 heures de vidéos visionnées par Médiapart et recyclées dans le documentaire. Pourtant, les faits illégaux commis par les institutions étatiques mises en cause très clairement par ces enregistrements n’ont pas été mentionnés dans les procès verbaux, ou très minimisés.
 
Divers représentants, du procureur de Rennes, en charge de l’affaire, à Gérard Darmanin, ministre de l’intérieur en fonction à l’époque des évènements, en passant par la direction de la gendarmerie, affirmaient lors de la révélation des archives au grand public n’avoir jamais eu connaissance de leur contenu.
 
 
Elmn

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