Portrait

Portrait : Franz-Olivier Giesbert, le journaliste qui n’en fait qu’à sa tête

FRANZ-OLIVIER GIESBERT :
UN JOURNALISTE QUI N’EN FAIT QU’A SA TÊTE !

Le 3 décembre dernier, Franz-Olivier GIESBERT est venu à la rencontre des élèves des 4ème du collège Jean Cocteau de Beaulieu-sur-Mer. Nous l’avons interviewé.

Crédit : M.Emsellem

Les débuts dans le journalisme

Avant d’être journaliste, FOG voulait être écrivain ou avocat. C’est après un stage au journal Paris Normandie qu’il a découvert le métier de journaliste. Lors de ce stage, le rédacteur en chef du journal lui a donné plusieurs conseils pour pratiquer ce métier : « N’en fais qu’à ta tête Ne traite que ton article, une anecdote au début comme un hameçon et la même chose à la fin ! Il m’a appris le journalisme en quelques phrases, alors que des écoles de journalisme expliquent cela en plusieurs années », s’amuse-t-il.

Il a traité beaucoup de sujets lors de sa carrière, il aime tout ! La politique nationale et internationale, les faits divers, le sport… L’article qu’il a aimé le plus écrire a été la chute du mur de Berlin : « Tout le monde pleurait », évoque-t-il à propos de ce merveilleux événement qu’il a eu la chance de traiter.

Sa conception du journalisme actuel

Pour lui, le métier de journaliste a évolué, car on a désormais plus tendance à regarder le numérique que le journal. Pour lui, l’avantage des journaux, c’est que ce sont des professionnels et qu’ils connaissent leur sujet. « On a besoin des journaux », commente-t-il.

« Les réseaux sociaux sont des machines à dire des bêtises, tandis qu’avec X, on peut avoir des images du monde entier et tout est en direct », lui qui avoue souvent regarder ce réseau social pour s’informer. « X, c’est mieux qu’une télé », affirme-t-il.

« Quand on est journaliste, on n’est pas toujours fiers de nos articles. Parfois, on regrette d’en avoir écrit. Les professionnels de l’information ne sont pas toujours assez humbles. Ce que j’ai dit sur Jacques Chirac et ses enfants cachés, je le regrette », admet-il.

« La liberté d’expression est toujours la même aujourd’hui. Je sais qu’il faut dire le contraire. J’ai l’impression que la parole n’est pas étouffée », nous raconte-t-il à propos de la liberté d’expression, une liberté importante dans le milieu du journalisme.

Et ensuite ?

FOG a souvent été menacé, il a reçu plusieurs menaces de mort. François Mitterrand a demandé sa tête, tout comme Jacques Chirac. Mais malgré toutes ces menaces,

Franz-Olivier Giesbert n’arrêtera jamais d’écrire ce qu’il pense et d’en faire « qu’à sa tête ».

Sheun Illi et John Lucas, élèves de 4éme du collège Jean Cocteau

 

Crédit : M.EMSELLEM