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synthèse : le printemps arabe

Le Printemps arabe : une révolution inachevée aux conséquences durables

Dix ans après, quel bilan pour les révoltes populaires ?

En décembre 2010, Mohamed Bouazizi, un vendeur ambulant tunisien, s’immole par le feu après avoir été maltraité par lArab Spring Protests in Tunisia | Download Scientific Diagrames autorités locales dans la ville de Sidi Bouzid pour manifester son désespoir. Les autorités tunisiennes lui avaient confisqué sa marchandise. Suite à son geste, des manifestations se sont répandues dans tout le pays, où des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour protester contre la pauvreté, l’injustice et le régime autoritaire en place. Très vite, cette contestation dépasse les frontières tunisiennes. Inspirés par la révolte, les peuples d’autres pays arabes, comme l’Égypte, la Libye, la Syrie et le Yémen, se soulèvent à leur tour pour réclamer plus de liberté, de justice et de meilleures conditions de vie.

C’est le début du Printemps arabe, un mouvement historique qui bouleverse la région.


La propagation du mouvement

De nombreux autres peuples vivant sous des régimes similaires se sont à leur tour mis à manifester, réclamant la fin de la dictature et plus de libertés.

Égypte (janvier 2011) : Des millions d’Égyptiens descendent dans la rue pour protester contre le président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 30 ans. Après 18 jours de manifestations, il démissionne le 11 février 2011.

Enjeux et revendications :
Transition démocratique et élections libres
Fin de la répression et lutte contre la corruption
Amélioration des conditions économiques, lutte contre le chômage et la pauvreté

Avant :
Régime autorita

ire de Moubarak, pouvoir absolu

Corruption, inégalités sociales et répression politique
Chômage élevé et pauvreté croissante

Après :
Transition instable et montée des Frères musulmans
Coup d’État militaire en 2013, retour à un régime autoritaire
Répression accrue et restrictions des libertés

Libye (février 2011) : Une révolte contre Mouammar Kadhafi, qui dirigeait le pays depuis 1969, se transforme en guerre civile. L’intervention militaire de l’OTAN contribue à sa chute et à sa mort en octobre 2011.

Enjeux :

Chute du régime de Kadhafi
Guerre civile et instabilité politique

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Intervention étrangère et prolifération des milices

Avant : Régime autoritaire, répression, inégalités, corruption et pauvreté.
Après : Guerre civile, instabilité politique, intervention étrangère et crise humanitaire.

Yémen (2011) : Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 1978, fait face à une contestation massive. Après une répression violente et une tentative d’assassinat qui le blesse gravement, il accepte de céder le pouvoir en échange de l’immunité. Son vice-président, Abd Rabbo Mansour Hadi, lui succède en 2012, mais le pays sombre rapidement dans une guerre civile.

Enjeux :

Conflit entre les Houthis et le gouvernement soutenu par l’Arabie Saoudite
Catastrophe humanitaire avec des millions de morts et de déplacés
Influence des puissances étrangères dans le conflit

Avant : Régime autoritaire, répression, inégalités, corruption et pauvreté.
Après : Guerre civile, intervention étrangère, crise humanitaire et pays en ruine.

Syrie (mars 2011) : Les manifestations pacifiques contre le régime de Bachar el-Assad sont violemment réprimées et se transforment en guerre civile, qui persiste encore aujourd’hui.

enjeux :

Maintien ou chute du régime de Bachar el-Assad
Guerre civile meurtrière et crise humanitaire
Intervention des grandes puissances étrangères
The ‘Arab Spring’ is still alive – Libya Tribune
Avant : Régime autoritaire, répression, inégalités, corruption et pauvreté.
Après : Guerre civile, intervention étrangère, crise humanitaire et pays en ruine.

D’autres pays, tels que le Maroc, l’Algérie, la Jordanie, le Koweït, Oman et l’Arabie Saoudite, ont également connu des manifestations durant le Printemps arabe, mais celles-ci n’ont pas entraîné de changements majeurs.

Bilan

Le Printemps arabe a marqué un tournant majeur dans l’histoire du monde arabe, bouleversant des régimes autoritaires en place depuis des décennies. En Tunisie, seule véritable réussite démocratique, la révolution a conduit à des réformes politiques durables. Ailleurs, les résultats ont été plus contrastés.

Si des dictateurs comme Ben Ali, Moubarak, Kadhafi et Saleh ont été renversés, la transition démocratique s’est souvent heurtée à l’instabilité, aux conflits internes et aux ingérences étrangères. Dix ans après, le bilan reste contrasté : les peuples ont prouvé leur capacité à se mobiliser contre l’injustice, mais les réformes espérées n’ont pas toujours abouti. Cependant, ces mouvements ont brisé la peur et ouvert la voie à de futures contestations.

sources : wikepedia

                                                                                                                                                           Meriem, Gabriel, Sarah, 3PM