Jean Christiansen, le chef du palais de Circé
Né en Norvège, Jean Christiansen est un le chef du célèbre établissement « Circé » situé dans le prestigieux bâtiment Belle Époque « La Rotonde » à Beaulieu-sur-mer

Un parcours débuté dès l’enfance.
Son parcours débute très tôt, à seulement 16 ans, lorsqu’il intègre l’école hôtelière de Paris. Bien avant cela, c’est son enfance qui lui donne envie de devenir cuisinier.
D’origine norvégienne, il grandit à la campagne, entouré de personnes qui vivaient de la récolte de ce qu’ils allaient cueillir dans leur jardin.
Sa grand-mère, figure centrale de son enfance, devient sa première source d’inspiration. Elle lui transmet non seulement le goût des bonnes choses, mais aussi une vision profondément humaine de la cuisine, liée aux souvenirs, aux odeurs et au partage.
Sa devise est simple : « Peu importe où nous allons, nous avons toujours une grand-mère qui nous montre le chemin… »

« J’ai découvert Jean Christiansen grâce au chef Bruno de Lorgues »
explique Anthony Leone, l’un des associés du Circé.
« A ce moment-là, nous étions en pleine réflexion sur le développement du projet culinaire du Circé. Jean est d’abord intervenu comme consultant lors de notre première saison pour nous aider à structurer l’offre et poser les bases de notre identité gastronomique ».
Après cette première collaboration, il a rapidement compris que Jean était le chef qu’il lui fallait. Même s’il est ensuite parti en Arabie Saoudite pour ouvrir un restaurant, il savait que c’était avec lui qu’il voulait construire la suite de l’aventure.
Il l’a donc recontacté pour lui proposer de revenir et de prendre les rênes de la cuisine.
« Ce qui m’a convaincu, c’est sa capacité à faire le lien entre exigence gastronomique et simplicité. » S’enthousiasme-t-il.
Jean Christiansen et le tourisme ?
« Un chef comme Jean a un réel impact sur l’attractivité d’un établissement, et donc indirectement sur celle de la destination. »,
nous explique Anthony. Pour lui, Jean a cette intelligence de la cuisine : il comprend son environnement, il s’adapte rapidement, et il propose une cuisine qui parle à tout le monde, sans jamais perdre en qualité.
« C’est exactement ce qu’il faut dans une destination touristique. »
Un voyage culinaire …
« La cuisine fait voyager par les goûts et les souvenirs qu’elle évoque. »
De plus, en voyageant, tout le monde doit manger : la nourriture est un élément universel, présent dans tous les pays, riches ou pauvres.
On découvre des choses merveilleuses partout dans le monde, souvent grâce à des traditions familiales. »
La cuisine est commune à tous malgré les différentes cultures.
« Le public de la Riviera est exigeant, international et habitué au luxe occidental. La cuisine doit donc être en phase avec ce public, tout en gardant une identité forte. »
Conclut-il.
Une carte alléchante
La carte est organisée en quatre sphères pour offrir une vision à 360°. Elle couvre plusieurs univers culinaires, chacun avec ses arômes, ses cuissons et ses couleurs. Le restaurant propose aussi :
- une offre seafood (huîtres, poissons crus, ceviche, tartare, carpaccio)
- des viandes inspirées de l’Amérique du Sud / Pérou
- des produits régionaux (barbajuans de Monaco, ingrédients de Sicile, Italie, Espagne)
L’idée : des matières premières Méditerranéennes, retravaillées avec simplicité et identité.
« Même si le concept est méditerranéen, certains produits “classiques du luxe” sont indispensables : saumon fumé, foie gras, caviar, truffes »
« Jean Christiansen », s’il était un plat…
Le chef confie, que cela dépend du moment de la journée. L’après-midi, il choisirait un carpaccio d’hamachi, cru et mariné, léger. Le soir, il s’identifierait différemment.
« Chaque plat du restaurant à une identité propre, et chacun peut correspondre à une envie différente selon l’heure et l’humeur. »

« La Rotonde doit rester un lieu élégant dans une atmosphère de détente. »
Un objectif ! Que les clients se sentent à l’aise dans un cadre prestigieux, comprennent la carte et trouvent des plats adaptés à tous les niveaux de culture culinaire.
La Rotonde doit rester un lieu élégant mais détendu, où chacun peut profiter de l’ambiance.
« Le restaurant n’a pas la volonté de devenir un établissement étoilé : il privilégie la rigueur sans rigidité ! »
Le Circé est un lieu prestigieux, dans lequel l’expérience gastronomique est sophistiquée. C’est pour cela qu’il a besoin d’un chef tel que Jean Christiansen.
Une petite anecdote sur Jean Christiansen ?
« Oui, il y en a une qui me fait toujours sourire : au-delà de ses qualités de chef, Jean est aussi un grand amateur de cigares… Et ça, forcément, ça crée des liens !
Plus sérieusement, c’est aussi dans ces moments-là qu’on découvre une autre facette de lui : quelqu’un de passionné, paisible, qui prend le temps. Et finalement, ceci reflète bien sa cuisine — précise, maîtrisée, mais toujours avec une âme authentique »,
sourit Anthony Léone.