Boost ton Parcoursup et sauve la planète (Feat : Nice Plogging)
On est tous d’accord pour dire qu’un mauvais Parcoursup, ce n’est pas ouf. Mais sais-tu ce qui est tout aussi pas ouf ? DES MÉGOTS ET DES DÉCHETS QUI POLLUENT !
Savais-tu qu’un SEUL mégot de cigarette pollue 500 L d’eau dans la mer ?!
Et que la mer Méditerranée est la plus polluée de toutes ?
Et savais-tu aussi que faire du bénévolat et/ou faire partie d’une association est un petit diamant qui brille sur ton dossier Parcoursup ?
Alors… pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups ?
Nice Plogging est une association écolo créée en 2018, avec pour but de nettoyer nos plages et de sauver notre planète du réchauffement climatique, qui nous impacte tous ! Tous les dimanches de 10 h à 11 h, de courageux bénévoles se rassemblent à Opéra Plage et/ou devant le Negresco pour ramasser les déchets sur nos plages et sur la Promenade des Anglais !
« Les chiffres donnés par la ville sont d’1 tonne de déchets par semaine, dont une trentaine de milliers de mégots ramassés chaque semaine. » Nous explique Mathieu, trésorier de l’association Nice Plogging et président de l’association Agirrr, que nous avons l’honneur d’interviewer pour cet article.
« L’association a été créée en 2018, commence Mathieu. Comme on était touchés par l’éco-anxiété, on s’est demandé : “qu’est-ce qu’on peut faire en tant que simples citoyens, à notre niveau, pour passer à l’action ?” Et c’est là que nous est venue l’idée de ramasser les déchets sur les plages. »
[En effet, Nice est une ville très touristique et même si les Niçois commencent à être sensibilisés à la pollution des plages, ce n’est pas toujours le cas des touristes.]
« Mais on voulait faire quelque chose de spécial pour attirer du monde. Alors on a commencé avec du plogging ! C’est un concept suédois et une contraction de “plock” (= “ramasser” en suédois) et jogging, donc ramasser les déchets en faisant du jogging. On a même eu l’honneur de rencontrer l’inventeur du plogging : Erik Ahlström, qui a affirmé qu’on était la plus grosse communauté de plogging au monde ! »
[Et oui ! Actuellement, l’association / communauté Nice Plogging compte plus de 1000 membres et plus de 300 bénévoles actifs !]
Combien de séances y a-t-il par semaine, quand et où ?
« En ce moment, il y a plusieurs collectifs dans le 06, répartis en plus de 5 gros groupes. Ces gros groupes sont ensuite divisés en sous-groupes qui s’occupent de différentes plages et/ou quartiers de la ville. Cette répartition nous permet de faire 10 séances de plogging par semaine, étalées sur 5 jours, dans différents endroits ! Par exemple, le dimanche matin de 10 h à 11 h, deux “sous-groupes” ramassent les déchets sur la plage (un sur la plage du Negresco, l’autre sur la plage de l’Opéra). »
Que faites-vous des déchets ramassés ?
« Généralement, on les met dans les bacs de tri de la ville, à l’exception des mégots que l’on donne à l’association Recyclope à Marseille, qui transforme les mégots en électricité sans produire de déchets supplémentaires ! »
Enfin, en quelques mots, dites-nous pourquoi les élèves devraient rejoindre l’association ?
« Premièrement, c’est un geste pour la planète ! On est tous concernés, et tout le monde peut le faire ! En plus, c’est du sport, on passe un bon moment et on fait de nouvelles rencontres (Niçois comme étrangers) ! On agit contre la pollution, et comme j’aime le dire, cette pollution, c’est nous qui l’avons produite, donc personne d’autre que nous ne peut l’enlever et sauver la Méditerranée ! »
De plus, faire du bénévolat, voire être engagé dans une association, est très bon pour le dossier. On montre aux universités / facs / prépas qu’on a un sens de l’engagement et des responsabilités, ce qu’elles recherchent de plus en plus (notamment les prépas et les grandes écoles). Bien sûr, n’oubliez pas que l’association dans laquelle vous vous engagez doit avoir un lien avec le parcours que vous souhaitez. Nice Plogging est une très bonne option si vous désirez travailler dans un domaine lié à la question environnementale, ou simplement si vous êtes soucieux de la question écologique / du réchauffement climatique qui nous concerne tous !
On pense beaucoup à la qualité de notre dossier Parcoursup, et c’est normal. Avec la pression des examens et du contrôle continu qui définira notre classement (fait par un algorithme souvent bancal), il est important d’optimiser son dossier avec des activités en dehors des cours. Cependant, Nice Plogging apporte bien plus que de simples points supplémentaires sur Parcoursup. C’est aussi un gain d’expérience à titre personnel, de nouvelles rencontres et une matinée rentabilisée loin du scroll !
Nous remercions Mathieu pour nous avoir accordé cette interview, et le club de journalisme vous souhaite de bonnes vacances et bonne chance pour les oraux.
Un projet citoyen sur la biodiversité en ville, par des secondes du lycée CALMETTE
La biodiversité représente la diversité du vivant. Cela recouvre l’ensemble des milieux naturels et des formes de vie : plantes, animaux, champignons, bactéries etc…
Il y a trois formes de biodiversité : la biodiversité génétique, celle des espèces et enfin celle des écosystèmes.
Elle est très importante pour le développement naturel de notre environnement. Une grande biodiversité favorise l’augmentation de la stabilité et de l’adaptabilité de la biosphère face aux changements des conditions environnementales. Actuellement, elle est en grand danger dans le monde entier, car l’homme est la cause de beaucoup de changements sur notre planète, pour la plupart négatifs. Cependant, il a pris conscience depuis plusieurs années des conséquences de ses actes et essaye malgré tout de faire des actions pour protéger la biodiversité qui est primordiale à notre existence.
C’est ainsi que pendant plusieurs semaines, nous, élèves de la classe de 2nd 10 de CALMETTE, avons travaillé sur un projet favorisant la biodiversité en ville.
La première étape a été de faire des recherches sur la biodiversité pour mieux la connaitre et en apprendre plus sur ce qui la compose. Nous avons recherché les impacts négatifs et positifs de l’homme sur elle et, nous avons vu qu’elle pouvait rendre des services aux écosystèmes et aux hommes (pollinisation, tourisme, régulation du climat …). Nous avons ensuite, par groupe, présenté un exposé devant la classe pour mettre en commun ce que nous avions trouvé.
Lors de la seconde étape, toujours par groupe, nous avons construit des aménagements par nos propres moyens afin de préserver la biodiversité. Ils sont situés au lycée, ou dans des jardins privés en ville. Voici les actions réalisées : deux projets de nichoirs, deux projets de mangeoires, des plantations d’espèces mellifères (plantes à nectar attirant les insectes pollinisateurs), des graphes pour sensibiliser à ne pas jeter les déchets, un hôtel à insectes, ainsi qu’un questionnaire et des photos sur la biodiversité en ville.
La dernière étape a été de communiquer sur notre projet, de façon collective, grâce à l’article dans le journal du lycée et aux photos visibles au CDI.
Notre projet fait même partie des gagnants du concours des trophées de l’environnement de Nice !
Les moineaux se font de plus en plus rares en ville à cause de l’activité des hommes qui attirent avec ses déchets des goélands qui les font fuir. Les oiseaux sont importants dans la biodiversité car ils permettent de réguler la population d’insectes en ville et de disséminer les graines. Alors on s’est tous mis au travail en se retrouvant un après-midi et on a construit un beau nichoir à oiseaux grâce à des légos, un rouleau de papier toilette et notre imagination. Ainsi recyclés, ces légos permettent aux moineaux d’avoir un endroit où dormir.
Pour notre action nous avons choisi de construire un nichoir à mésange. En effet, l’installation de nichoirs est importante puisque ces oiseaux sont cavernicoles. Nous avons remarqué que les mésanges étaient très présentes à Nice, elles sont utiles car ce sont un des principaux prédateurs des larves de chenilles processionnaires. Leur habitat est en déclin pour diverses raisons (arbres coupés au profil du « rendement agricole », pollution, etc.). Ces nichoirs sont donc volontiers acceptés comme substituts et peuvent fixer définitivement les oiseaux dans un jardin. C’est donc très important d’une part pour eux mais aussi pour la biodiversité dont ils font partie.
Même si cela peut avoir quelques points négatifs minimes : les nichoirs ne sont adaptés qu’à certaines espèces d’oiseaux, ce qui peut les privilégier par rapport à d’autres. Cependant il n’y a pas vraiment d’aspects négatifs car le nichoir sert à préserver la biodiversité.
On peut le considérer comme un service écosystémique de soutien (conservation de la biodiversité) de plus il a des effets indirects en favorisant la reproduction de ces espèces et permet donc de maintenir leur rôle écologique et de limiter le recours aux produits chimiques contre les insectes, les limaces, les campagnols. Nous avons utilisé pour la construction de ce nichoir, le bois que nous avions à notre disposition (plus écologique).
Si chaque élève avait une mangeoire sur son balcon ou jardin, cela aurait un impact réel. Les oiseaux permettent en effet la dissémination des graines et contribue également à réguler les populations d’insectes en ville.
Pour notre projet de biodiversité mené tout au long de l’année de seconde avec Mme LYON-AUREGLIA , nous avons décidé de fabriquer avec nos propres moyens des mangeoires à oiseaux. Nos mangeoires ont été fabriquées avec des bouteilles vides, des baguettes chinoises, des fils de fer, et enfin des graines à oiseaux.
Par la construction de ces mangeoires à oiseaux, nous avons favorisé la biodiversité en centre-ville et le développement des oiseaux à Nice. Ce développement est nécessaire parce que :
les oiseaux régulent le nombre d’insectes en ville (blattes, mites, cafards).
ils disséminent à travers la ville les graines des fruits qu’ils mangent.
Nous avons décidé de créer un hôtel à insectes. Cet hôtel permet la survie hivernale d’insectes et d’arachnides; espèces indispensables dans des écosystèmes où la pollinisation et la biodiversité sont recherchées. Il pourrait avoir un intérêt majeur sur notre vie et la biodiversité en ville. On ne verra pas directement son impact sur nos vies mais cet hôtel pourrait contribuer au maintien des services écosystémiques liés aux insectes (comme la pollinisation, l’équilibre des réseaux alimentaires, lutte contre des insectes dits nuisibles …)
Notre projet est de sensibiliser les lycéens de CALMETTE à ne plus jeter leurs déchets par terre et plus particulièrement leurs mégots. Pour cela nous avons tagué avec l’association Paddle cleaner, un slogan entourant une tortue « NE PAS JETER – TOUT PART A LA MER ». La peinture étant biodégradable, ces tags n’auront que quelques mois d’existence et ne polluent pas l’environnement. A ce jour, les tags ont presque disparu. Nous envisageons de recommencer l’expérience à la rentrée de Septembre. Nous constatons l’absence de déchets sur le sol excepté les mégots toujours aussi nombreux, sûrement à défaut d’avoir pu faire installer devant le lycée un cendrier.
Dans le cadre du projet scolaire, nous avons interrogé des passants dans le centre-ville, en leurs faisant répondre à un questionnaire.
Nos questions portaient principalement sur leur vision de la biodiversité à Nice, sur l’impact de l’homme sur la biodiversité ainsi que ce qu’il pourrait faire pour la préserver. Les réponses du public étaient assez répétitives, par exemple, la plupart des personnes interrogées pensent qu’il y a seulement des oliviers, des pigeons, des pins et des orangers à Nice. Or, la ville de Nice regorge de nombreux végétaux et animaux. Nous avons choisi quelques exemples ci-dessus.
Nous avons ainsi prouvé que la biodiversité à Nice était beaucoup plus variée que ce qu’ habitants et touristes pouvaient penser.
Nous avons labouré la terre et planté deux types de graines : la nigelle de Damas et la monnaie du pape. Nous avons ensuite collé des affiches signalant que c’était un projet favorisant la biodiversité. La première semaine, nous avons arrosé les plantes qui nécessitaient un arrosage hebdomadaire. Mais nous avons, par la suite, oublié de les arroser. Heureusement, notre professeur y a pensé et nos plantes ont poussé.
Ce projet favorise la pollinisation et aide à conserver la biodiversité car suite à l’apparition des fleurs, des insectes comme les abeilles peuvent venir les polliniser (permettant leurs reproductions) tout en s’y nourrissant.
La jeunesse de France semblait endormie.
Les syndicats avaient beau lancer des appels, la mobilisation ne suivait pas.
Ceci a changé lors des appels de convergence de lutte avec le mouvement des « Gilets Jaunes », y liant ainsi les revendications des jeunes lycéens. La mobilisation fut inédite à travers la France, et plus particulièrement à Nice et même à Calmette, une ville pourtant difficile à faire sortir dans la rue.
La première caractéristique de cette mobilisation est son caractère optimiste. Elle se bat ‘pour’ quelque chose, en l’occurrence, la cause climatique, et non ‘contre’ une nouvelle baisse des prestations sociales, ou ‘contre’ une nouvelle mesure qui fera baisser le niveau de vie des classes populaires.
Sa seconde propriété est son ampleur. À l’origine ayant commencé au nord de l’Europe, notamment avec la grève scolaire de Greta Thunberg, la mobilisation se répandit vite et arbora une date phare qui devait concentrer tous les appels : le vendredi 15 mars 2019. C’est ce jour que de nombreux lycéens sortirent des sentiers battus, pas afin de « sécher les cours », comme le revendiquent certains, mais afin de manifester leur peur face à la catastrophe climatique déjà en marche.
Sa dernière caractéristique est sa modernité. Ces appels furent lancés non pas par les médias traditionnels (presse, TV, radio), fonctionnant dans la plupart des cas de manière verticale (une minorité informe une majorité), mais par les médias modernes (réseaux sociaux, internet) qui permirent une information décentralisée et qui donna lieu à la création de beaucoup de lanceurs d’appels indépendants, c’est-à-dire gérés par des élèves et non des personnes adultes dans l’incapacité de comprendre les raisons même de cette colère, ayant collaboré depuis leur naissance à la destruction de notre monde. Parmi ces groupes de jeunes mobilisés, à Nice, on remarquera la présence de @lalarmeverte (sur Instagram notamment).
La marche vendredi fut un succès. À savoir maintenant si la mobilisation continuera comme elle le fait encore pour les revendications sociales portées par les gilets jaunes.