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Les minorités en Tunisie, à prendre ou à laisser

La différence demeure cette valeur humaine innée mais aussi acquise. Toutefois, elle est parfois mal comprise par certains, jamais tolérée par d’autres.

D’ailleurs, notre actualité en témoigne considérablement. D’où cette question des minorités qui taraude les esprits et hante les mentalités dans le monde entier.

Il importe de souligner que la Tunisie s’avère l’un des rares pays arabes réputé pour son homogénéité et l’unicité de son tissu social. Ainsi musulmans, juifs, chrétiens, irréligieux, berbères,…Tous coexistent dans la paix et la sérénité.

Le sanctuaire de Lella Ghriba à Djerba pour les juifs autochtones ne reflète-t- il pas cette sorte de symbiose entre les deux ethniques ?

C’est vrai que les rapports entre les deux ne s’approchent pas de l’idéal mais ils dévoilent un esprit tolérant et ouvert qui accepte et respecte des cultes variés.

Les tunisiens valorisent cette notion de la diversité, la vénèrent même pour ses impacts bénéfiques et fructueux. Ils ont toujours été prêts à partager et à échanger tout ce qui leur est différent, sans négliger leur identité arabo-musulmane .En effet ,pendant la révolution  de 2011 , le drapeau amazigh a bondi au cours des manifestations .Les amazighs  constituent une population dont l’existence  est antérieure aux invasions :la berbérité, la langue et le patrimoine berbère font partie intégrante du folklore tunisien, , de son identité. Cette Tunisie arabe sur le plan culturel et civilisationnel ne néglige pas son identité amazighe.

Il est indispensable de protéger ces minorités, de les apprécier même étant des groupes d’où jaillit une myriade de conséquences enrichissantes.

Ace propos, on peut prendre comme exemple cette loi annoncée par le président Youssef Chahed le 26 Décembre 2016  et appliquée de manière stricte le 09 Octobre 2018, une loi criminalisant toute forme de racisme et de discrimination.

A la suite des agressions vécues par des ivoiriens en Tunisie, le gouvernement a tenté de pénaliser ce comportement inhumain  et pervers  qui usurpe aux noirs  leur droit à la différence et viole leur identité. Ce comportement vicieux et cynique ne vise pas uniquement  les étrangers mais aussi les sahariens tunisiens. Ainsi le racisme, cette antithèse entre le blanc et le noir, se révèle une atteinte impardonnable à la dignité  de l’Homme en Tunisie.

Bien qu’ils soient des minorités, ces groupes sont protégés et respectés sur le territoire tunisien. Leur identité est ancrée dans notre civilisation et notre culture.

 

Il est temps de positiver toute diversité, de tolérer toute divergence afin de former des peuples ouverts, indulgents, mais aussi fidèles à leurs racines ; des peuples accueillants et pacifiques en quête d’inédit, d’originalité, d’exotisme, d’insolite ; des peuples cherchant à découvrir l’Autre, ses modes de vie, sa culture ; des peuples qui  apprécient et partagent tout ce qui leur est différent en conjuguant le verbe vivre.