Synthèse : TikTok, qui est là ?
Vous avez sûrement vu passer le hashtag #sephorakids qui cumule des millions de vues sur les réseaux sociaux , principalement sur TikTok.
Tiktok l’application phare des adolescents a cumulé plus de 15 millions d’utilisateurs en France depuis sa création en 2017 et gagné en influence lors de la crise Covid en 2019. Les données qui sont collectées par l’application permettent le profilage : la localisation, l’âge de la personne, son sexe, ses loisirs, sa ou ses langues, ses centres d’intérêt, ses interactions amicales, les contacts téléphoniques de ses utilisateurs. Scroller sur ces courtes vidéos est aujourd’hui devenu l’une des plus grosses addictions des adolescents qui passent en moyenne 1h30 par jour sur l’application.
Situation inquiétante pour de nombreux parents, se sentant impuissants face à l’impact de cette dernière sur leurs enfants. L’application touche désormais un public plus jeune tel que les 9-13 ans notamment avec le #sephorakids . Des jeunes filles de 9-13 ans se lancent même en quête de produits anti-âge: sérums antirides, masques pour resserrer les pores, stylos anticernes, etc…
Ce n’est pas la seule polémique provoquée par l’application chinoise Tiktok, de nombreux challenges et « trends » ont influencé grand nombre d’utilisateurs de plus en plus jeunes. Cela va de défis insignifiants et à première vue sans danger vers de nouvelles « trends » dangereuses telles que le « cicatrice challenge » consistant à se marquer une cicatrice sur le visage en se pinçant très fort pour avoir l’air de s’être battu , ou encore le « Fire Challenge » qui consistait à s’immoler par le feu avant de se jeter à l’eau. Cela va jusqu’aux cas extrêmes comme le « Labello challenge » ce défi consiste , quand le stick à lèvres est terminé, à inciter les adolescentes à se mutiler jusqu’au suicide.
Au-delà des séquelles physiques, Tiktok représente un véritable danger psychologique. Ses utilisateurs présentent des symptômes de dépendance à l’application semblables à ceux des alcooliques ou des toxicomanes addicts, ce qui fait planer la menace d’un « abrutissement généralisé » . Chaque scroll de Tiktok transmet à votre cerveau des pics de dopamine: plus vous regardez de vidéos Tiktok, plus votre cerveau prend goût à ces pics de dopamine et moins les effets en sont efficaces, ce qui crée l’accoutumance.
Cela nous entraine alors à faire défiler ces courtes vidéos en quête de nouveaux pics de dopamine plus rapides et plus fréquents. Cela met alors en place cet effet de dépendance et crée chez les plus ou moins jeunes une incapacité de concentration pour les taches quotidiennes les plus basiques telles que faire ses devoirs, lire un livre, regarder un film ou encore passer du temps en famille sans téléphone.
Il est donc important de rester vigilant face à ces dangers et ne pas banaliser ces comportements. De plus, l’application commence à avoir une ampleur mondiale , c’est le cas de l’Inde qui en 2020 a totalement interdit l’application et des Etats-Unis qui prévoient de faire voter une loi visant à forcer Tiktok à rompre avec le parti communiste chinois.
Victoria M et Marie-Victoria .V – Stanislas