Portrait : Phillipe Lebeau, passeur de messages
C’est avec chaleur et générosité que l’écrivain contois, Philippe Lebeau nous a fait entrer dans son univers. Il aime écouter les histoires et les gens et cela se ressent lorsqu’on lui parle. Cet amoureux des mots, qu’il trouve si beaux et puissants, ne s’est lancé dans l’aventure des romans que tardivement, une fois à la retraite, pourtant, dès sa jeunesse il écrivait des récits et même des chansons. Après la parution de son premier roman « Une semaine ente deux dimanches » en 2018, il a publié trois autres romans, dont le dernier en date, « Pour toujours » qui se situe dans les Alpes du Sud où il réside désormais. Celui qui a travaillé dans l’industrie puis dans le secteur de l’économie sociale et solidaire a une autre passion : la montagne. Ses livres sont « pleins d’anecdotes qu’il a vécues en montagne » nous confie-t-il.
Son envie d’écrire est devenue nécessité lors de la perte d’un proche : Il voulait lui rendre hommage en racontant son histoire, ce qui a donné le sujet de son premier livre. Par la suite tous ses livres seront basés sur des faits réels et des récits glanés dans son entourage. Pour lui, les livres sont un moyen de transmettre des émotions et de créer des liens profonds entre les personnages et les lecteurs. « À chaque fois que je termine un livre, j’ai un coup de déprime parce que j’abandonne mes personnages », confie-t-il. Pour lui, les récits permettent de faire passer des messages mais « ce n’est pas le but premier », malgré cela il donne quand même des leçons comme le fait de « ne pas se taire », parler, écrire ou raconter ; ou qu’il ne faut pas être trop raisonnable parce que « si on est trop raisonnable on ne fait rien, on s’enterre », il se sent comme un « passeur de messages. »
« Le silence est de plomb, la parole est d’or, soyons des alchimistes », voilà une citation qu’il affectionne particulièrement et qui résume bien sa vision : il faut transformer le silence lourd en parole réfléchie, ne jamais se taire face aux injustices. Il a suivi ses dires et a écrit des livres sur les violences faites aux femmes et aux enfants pour dénoncer les injustices. Ses romans parlent de faits difficiles qui lui sont racontés, c’est pour lui un moyen d’être « le porte-parole » des gens. Il croit profondément en la justice et l’égalité, et les dénoncer dans ses histoires c’est pour lui un moyen de les combattre. C’est une personne engagée, il lutte contre le racisme et contre la bêtise humaine.
« Quand j’écris je ris, quand j’écris je pleure parfois, quand j’écris je m’interroge, quand j’écris je suis l’émotion »
En échangeant avec lui, nous avons compris sa passion pour l’écriture, les mots et l’engagement. Et nous, nous avons compris notre passion pour Philippe Lebeau.
Kelya, Cynthia, Selhena, Malena
