Synthèse : La puff, les jeunes et leur santé
Les puffs (« bouffées » en anglais) sont de mini cigarettes électroniques préremplies et jetables (et non rechargeables comme d’autres cigarettes électroniques) aux arômes sucrés ou fruités (fraise, banane, goût bonbon, etc.) et aux emballages colorés. La puff a été créée en 2019 par deux Californiens, Patrick Beltran et Nick Minas, Co-PDG de Puff Bar, et a connu un franc succès aux Etats-Unis avant d’arriver sur le marché français en 2020. Elles sont désormais à la mode chez les adolescents et les jeunes adultes via un marketing poussé.
La puff et les jeunes
Selon une étude menée par Unisanté et Promotion santé, il y aurait en France 91% des jeunes qui disent connaître les puffs, 59% avouent en avoir déjà consommé au moins une fois et 12% en consomment fréquemment c’est-à-dire plus de 10 jours durant le dernier mois. Conçu pour un public jeune l’attrait pour ces cigarettes électroniques jetables repose sur le goût (63%) l’absence d’odeur du tabac (40%) et la facilité d’utilisation (30%) elles sont surtout consommées dans les soirées ou les fêtes (59%) et à domicile (40%).
La puff et la loi
En février 2025, la loi interdit la vente et la consommation de puffs pour les mineurs. Pour les vendeurs de puffs, la violation de ces interdictions est sanctionnée d’une amende de 100 000 euros maximum (200 000 euros en cas de récidive).

La puff et la santé
Les puffs peuvent contenir de la nicotine, substance qui entraine une forte dépendance. Ces cigarettes électroniques jetables peuvent délivrer entre 300 et 600 bouffées avant d’être jetées. A titre de comparaison une cigarette classique peut délivrer une quinzaine de bouffées. Le risque de développer un cancer suite à l’utilisation de la puff n’est pas inexistant quand on le compare au risque chez un non-fumeur. Mais on manque de recul pour connaitre tous les risques.
La puff malgré son apparence colorée et l’absence d’odeur de tabac est dangereuse pour la santé. Elle peut causer de graves maladies. Elle a donc été interdite pour les mineurs afin de les protéger. De plus, elle est un fléau pour l’environnement.
Y. T. et G. J. (Illustration S. R.)
