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Interview : rires garantis avec Florent Peyre

RIRES GARANTIS AVEC FLORENT PEYRE !

À l’occasion du concours « Chasseurs d’actu » dans le cadre de la semaine de la presse, l’humoriste Florent Peyre a accepté de nous accorder une interview.

– Avez-vous le temps de voir votre famille avec votre métier ?

Je ne les vois pas et ça m’arrange beaucoup ! Rigole-t-il. Lorsqu’on se voit, c’est une organisation, en plus ma femme est une comédienne ça veut dire qu’on se croise assez souvent. Mon fils de 8 ans vient parfois en tournée avec moi. Par exemple, j’ai tourné une série en Guadeloupe, j’y suis resté trois mois et je l’ai emmené avec moi. Il est allé à l’école là-bas. Mais on se voit moins qu’une famille normale.

– Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre métier ?

Ceux que j’aime le plus dans mon métier, c’est de divertir le public, ce que je fais quand les gens passent une mauvaise journée, des gens qui n’ont pas le moral peuvent aller voir mon spectacle ou regarder mes vidéos. Ça leur permet d’aller bien, de s’évader ! C’est ce qui me rend le plus heureux.

– Comment réagissez-vous face aux critiques ?

Moi, j’aimerais avoir l’intelligence de ne pas y prêter attention, mais ça dépend de qui elles viennent. Par exemple, si ce sont des critiques des journalistes, c’est un peu blessant, mais si ça vient de tes amis, tu prends en compte les commentaires, et ils te disent comment améliorer le spectacle.

– Pourquoi avez-vous voulu faire un spectacle sur l’écologie ?

L’idée, c’était de faire un spectacle, dans lequel je pouvais chanter, danser et faire tous les personnages. Avec mes coauteurs, on s’est dit pourquoi ne pas faire un spectacle sur l’écologie, car ils savent que l’environnement prend beaucoup de place.

– Avez-vous une anecdote drôle que vous n’avez jamais partagée sur scène ?

Un jour, j’ai joué pour une fête de vignerons, c’était un peu spécial, ils étaient tous ivres, sauf que je devais jouer une demi-heure à 17 heures… Je commence à jouer, l’un d’eux a trouvé la télécommande pour activer la machine à fumer, alors que je poursuis mon spectacle et j’entends le bruit de la machine. Je comprends ce qu’il se passe. Je continue de jouer et tout le monde se met à rire, mais pas pour mes blagues mais pour leur ami qui a rempli la scène de fumée jusqu’à ce qu’on ne me voie plus, y compris le public !

– Est ce que vous avez déjà fait une blague à laquelle personne n’a ri ?

J’en ai fait plein (rire) dans mon métier on en fait beaucoup, parce que lorsque t’écris un spectacle, il y en a qui marche et d’autres non. Au début de ma carrière, mes blagues ne faisaient pas rire et j’étais déprimé. Maintenant, quand il y en a une qui ne fait pas rire, je me rattrape, on l’enlève ou on la réécrit.

– Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir humoriste et est-ce que c’est grâce à un comédien ?

-J’ai toujours voulu être humoriste, j’ai toujours aimé faire rire. Par contre, être comédien ça m’est arrivé à 20 ans. Le vrai artiste qui m’a donné envie, c’est Laurent Gerra.

– Avez-vous un rituel ou une routine avant de monter sur scène ?

J’ai une routine car je suis superstitieux. Avant de monter sur scène, je fais du yoga, des étirements, des vocalises. J’écoute de la musique, je fais une petite sieste. Je refais tous mes personnages : tout ça prend environ une heure avant le spectacle. Je mets toujours le même parfum et je fais des bisous aux photos de mon fils et de ma femme.

Victoria et Alicia.