Interview: Ladislas Polski : « Pour changer les choses, il faut être élu »

Le maire de La Trinité nous a gentiment reçu dans son bureau ce jeudi 27 mars pour une interview en toute simplicité.
Pourquoi êtes-vous devenu maire ?
Je suis devenu maire de la Trinité après avoir été élu Conseiller municipal pendant plusieurs années dans l’opposition. En regardant comment la commune était gérée, j’ai voulu réfléchir à comment l’améliorer. En 2020 j’ai été élu maire. La Trinité est une petite ville qui a du potentiel, où on peut changer la vie des gens et c’est ça qui me plaît le plus.
Quels sont les projets pour votre ville ?
Nous sommes à la fin du mandat dans la dernière année. Les projets que nous avons conçu sont réalisés ou sont en train de l’être. Le plus visible reste la salle culturelle et de festivités La Stella.
Nous avons eu la volonté de remettre La Trinité dans un dynamisme qui lui manquait et nous avons organisé de nombreuses festivités et d’événements culturels pour la rendre vivante. Nous avons aussi eu la volonté d’embellir la ville, avec la construction d’une piste cyclable et la plantation d’arbres. L’autre priorité, c’était l’Education. Les communes ont la responsabilité des écoles communales de la maternelle jusqu’au CM2. On a multiplié par 10 les investissements. On pense que permettre à chacun de pouvoir donner le meilleur de lui même grâce à l ‘éducation est primordiale, quelles que soient son origine et sa condition. Le grand projet de mon prochain mandat, si je suis réélu, serait l’arrivée du tramway. On s’est battus pour ça et aujourd’hui les démarches sont lancées pour que ce soit mis en place d’ici 2029-2030.
Pourquoi ne pas appartenir à une liste existante ?
J’appartenais à une liste mais elle n’avait pas obtenu la majorité. Comme dans tout débat démocratique, il y a des gens qui partagent les mêmes valeurs et projets. En 2014, j’avais déjà conduit une liste mais on avait perdu de très peu et puis on a considéré qu’il fallait continuer à proposer cette vison et on a gagné en 2020.
Quels sont les avantages d’être maire ?
Il n’y a pas beaucoup d’avantages concrets, ce n’est pas ça qu’il faut rechercher quand on s’inscrit comme élu. J’ai l’habitude de dire que je gagne mieux ma vie quand je suis à mon cabinet médical plutôt que quand je suis maire. L’avantage, c’est qu’on peut vraiment changer les choses à l’échelle d’une ville. On peut entendre ses concitoyens et se baser sur ça pour proposer des choses, des projets. C’est très satisfaisant de constater le travail accompli.
Vous êtes-vous levé un matin en vous disant « je vais devenir maire » ?
Quand j’étais petit, j’aimais l’histoire. J’aurais pu faire des études dans cette branche mais j’ai choisi la médecine. Pour moi, c’était une autre manière d’être utile aux gens. Il y a maintenant plus de vingt ans, il y a eu une campagne présidentielle à laquelle Jean-Pierre Chevènement participait. Il a prononcé des mots qui ont raisonné en moi. Un jour, il m’a dit : « Pour changer les choses, il faut être élu » et ça m’a poussé à m’engager politiquement.
Allez-vous construire une piscine à la Trinité ?
Construire une piscine, c’est très coûteux. Beaucoup de personnes disent que ce n’est pas très écologique quand on a la chance d’avoir la mer tout près. Pour compenser, nous avons installé un bassin d’apprentissage de la natation pour les écoliers, les familles et les personnes âgées. Il sera réinstallé pour la saison de mai à septembre.
Quel est le projet dont vous êtes le plus fier et celui que vous regrettez ?
Celui dont je suis le plus fier c’est la Stella. Avant il y avait un chapiteau, une école désaffectée, on a tout enlevé, libéré de l’espace et travaillé avec l’architecte Jennifer Carré, l’une des plus importantes du pays niçois.
Comment voyez-vous la ville dans 10 ans ?
J’espère que dans 10 ans, la ville restera une petite ville de campagne. Le gros avantage de La Trinité c’est que nous sommes proches d’une grande ville Nice avec à 20 minutes le deuxième aéroport de France, on a la Promenade des Anglais, de très belles plages, tout ce qui constitue la Côte dAazur à proximité et on est en même temps à la campagne ! Quand on regarde autour de nous, on voit des collines, des arbres, la nature. C’est ce qui fait l’identité de la ville, il faut qu’on puisse garder cette âme. Quand vous irez au lycée, quand vous serez étudiant, il faut que toutes les opportunités vous soient offertes, voir des spectacles, prendre le tramway pour se déplacer librement… J’aimerais pouvoir conserver l’âme de la ville et en même temps la projeter vers l’avenir et que toute les opportunités nous soient offertes et qu’on ne se dise pas « moi j’habite dans un trou perdu ».
Quel message souhaitez vous adresser aux collégiens ?
Dans la vie, il ne faut se fermer aucune porte, il faut se dire que tout est possible par le travail et l’éducation.
Kalvin, Adrian, Mohamed-Aziz, Ilyes