Synthèse: Quelle place ont pris les réseaux sociaux dans le journalisme ?
D’après une étude de CISION France les réseaux sociaux sont les amis du journalisme ; 91% des journalistes utilisent les réseaux sociaux dans leur travail et 54% disent ne plus pouvoir s’en passer.
Les réseaux sociaux ont pris une place considérable dans le journalisme, allant jusqu’à faire diminuer la fabrication des journaux papier.
La problématique majeure des réseaux sociaux dans le cadre journalistique est que les informations circulent trop vite et peuvent laisser place a une ou plusieurs fake-news qui peuvent prendre une ampleur disproportionnée : le samedi 28 février 2015 à 14H28 l’AFP sonne l’alerte sur Twitter. À ce moment-là Martin Bouygues est annoncé décédé. Ce tweet suscite des réactions nationales dans un premier temps et internationales dans un second temps. Des stars, des chaines de télévisions et d’autres médias font circuler l’information. À peine une heure plus tard, cette information est démentie car ce n’est pas Martin Bouygues qui est décédé mais un homme se nommant Martin Daniel qui habitait dans le même village que la résidence secondaire de Martin Bouygues. Le maire de ce village est appelé par un journaliste pour confirmer que Martin Bouygues est bel et bien vivant, s’en suivent les excuses de l’AFP sur Twitter…
Cet exemple est parfait pour mettre en garde les utilisateurs des réseaux sociaux, ils doivent être sûrs d’une information avant de la partager car nous sommes responsables de nous informer correctement et de ce que nous diffusons. Même l’AFP (Agence France-Presse) qui est une agence de presse internationale généraliste et multimédia, a autant le droit de se tromper qu’un tweetos (utilisateur de « Twitter ») lambda.

Nous avons interrogé Christophe Cirone, reporter à Nice-Matin pour connaître son point de vue sur ce sujet :
Travaillez-vous avec les réseaux sociaux ? Si oui dans quel cas ?
Alors oui, en 2025, un journaliste est obligé de vivre avec les réseaux sociaux, pour le meilleur et pour le pire, en quelque sorte, puisque ça présente à la fois des avantages et des inconvénients. C’est devenu une source d’information et un terrain d’investigation incontournable, les réseaux sociaux. Mais évidemment, il y a boire et manger. Il y a beaucoup de fake new qui circulent, même de plus en plus. On vit dans une époque où la vérité, parfois, n’a plus trop d’importance. Parfois, c’est ça qui nous alerte sur des sujets. Mais il faut souvent qu’on vérifie. Et souvent, on s’aperçoit qu’une info était fausse.
Quelle est votre opinion sur la place des réseaux sociaux dans le journalisme ?
C’est sûr que ça a bouleversé le métier. Il faut en tirer la meilleure partie.
Les réseaux sociaux sont-ils une bonne chose pour le journalisme ?
Comme je le disais tout à l’heure oui, mais il faut peser le pour et le contre. Notre inconvénient majeur est seulement les fakes news et leur facilité à circuler.
Aux dires de ce professionnel, les réseaux sociaux ne sont pas à bannir dans le journalisme. Comme pour toute chose, il y a toujours des bons et de mauvais côtés, à nous de nous en servir à bon escient !
Fabio et Christiano
