Fête de la science au parc de Valrose

A- Organisation de la journée :

Nous nous sommes rendus à la fête de la Science en bus et tramway jusqu’à la faculté des Sciences de Nice.

Des dizaines de tentes sous lesquelles des étudiants et animateurs dirigent des ateliers dédiés à la découverte du monde scientifique sont installées dans un grand parc arboré.

Cette manifestation est organisée une fois par an et a pour but de faire découvrir aux plus jeunes l’univers de la science de façon ludique et amusante.

Nous nous partageons en deux groupes : le groupe A part avec Mmes Clérico et Périgaud tandis que le groupe B est mené par Madame Mars. Nous suivons une feuille de route établie par les organisateurs et participons de manière ordonnée à tous les ateliers auxquels nous sommes invités.

A midi, nous déjeunons sous une grande tente à cause du mauvais temps. Nous avons un peu froid mais nous nous amusons tout de même !

B- L’atelier mathématique :

jeu en damiers
jeu en damiers

Dans cet atelier, nous jouons aux « échiquiers et dominos » : deux joueurs ont un échiquier proposé devant lui.

Chaque joueur doit recouvrir son échiquier avec des dominos. Chaque domino recouvre deux cases. Les dominos ne doivent pas se chevaucher et on ne peut pas utiliser les cases en haut à gauche et en bas à droite (angles).

Le premier joueur qui recouvre l’échiquier a gagné.

On s’aperçoit qu’un seul des joueurs peut terminer de remplir son échiquier. Pourquoi ?

Nous remarquons que les deux échiquiers n’ont pas la même taille. L’un est carré et comporte 8 x 8, soit 64 cases. L’autre est rectangulaire et comporte 8 x 7, soit 56 cases.

Nous pouvons recouvrir avec des dominos l’échiquier rectangulaire mais pas le carré.

En effet, lorsque l’échiquier est rectangulaire, les deux cases marquées d’une croix rouge ne sont pas de la même couleur. Ainsi, il y a le même nombre de cases noires et blanches que l’on peut recouvrir et c’est un nombre impair. En revanche, lorsque l’échiquier est carré, les deux cases marquées d’une croix rouge ne sont pas de la même couleur. Ainsi, il n’y a pas le même nombre de cases noires et blanches mais ces deux nombres sont pairs et du coup ça ne marche pas.

Nous travaillons la géométrie sphérique. Nous découvrons, en faisant des essais sur une mappemonde gonflable, que si on part de Paris et que

Le globe terrestre : une sphère.
Le globe terrestre : une sphère

l’on se déplace de 2 000 km vers le Nord, puis de 2 000 km vers l’Est, puis de 2 000 km vers le Sud et enfin de 2 000 km vers l’Ouest, on ne revient pas au point de départ, Paris. Nous tentons de l’expliquer avec l’aide de l’animatrice.

Nous comprenons que ce qui est vrai dans un plan ne l’est pas forcément sur une sphère.

En effet, la Terre est ronde et les parallèles (lignes imaginaires parallèles à l’équateur) n’ont pas tous le même rayon et donc le même périmètre. Voilà pourquoi, lorsque nous nous déplaçons sur le globe terrestre nous ne revenons pas forcément au même point.

De la même façon, nous expliquons pourquoi les vols Nice – New-York passent loin au Nord, près du Gröenland.

Nous travaillons ensuite sur des cartes de géographie. Sur une carte, il est agréable que deux pays voisins, ou deux régions voisines, ne soient pas de la même couleur. Mais, alors, combien faut-il de couleurs différentes pour colorier une carte ?

Nous tentons de répondre à cette question en faisant des essais avec 3 couleurs sur la carte de l’Amérique du Sud, puis avec 4 couleurs, ou 5…… Nous essayons encore sur la carte de l’Europe de l’Ouest. Nous convenons finalement que 4 couleurs semblent être suffisantes pour colorier une carte.

Si ce résultat a été conjecturé par un mathématicien sud-africain Francis Guthrie en 1852, il a fallu plus d’un siècle (1976) pour qu’il soit démontré ! Et ce fut la première preuve mathématique qui utilisait un ordinateur.

C- L’atelier Physique-chimie :

Mazeina : solide ou liquide ?
Maizena : solide ou liquide ?
Récupération d'un fluide avec les mains
Récupération d’un fluide avec les mains

Nous découvrons des matériaux étranges dans cet atelier. Lorsque nous mélangeons doucement de la maïzena avec de l’eau, il se comporte comme un liquide : il est très fluide.

Par contre, si on tape fortement ce mélange avec le dos de la cuillère, on sent une résistance comme si on tapait sur une pierre et il n’y a pas d’éclaboussure. Il se comporte comme un solide !

Nous pouvons ramasser une flaque de ce mélange avec les mains et le remettre dans son bol si on le fait rapidement.

Dégagement d'un gaz
Dégagement d’un gaz

Nous voyons que nous pouvons créer un gaz en mélangeant un cachet de vitamine C effervescente et de l’eau. De plus, lorsque ce gaz est emprisonné, il crée une pression. En effet, un cachet de vitamine C et de l’eau sont placés dans un tube fermé placé à la verticale sur la table. Au bout d’un moment, le tube est éjecté à cause de la pression créée par le gaz à l’intérieur.

Machine de Wimshurt
Machine de Wimshurt

Nous pouvons aussi observer la fabrication d’un arc électrique par la machine de Wimshurst. En faisant tourner rapidement deux roues à l’inverse l’une de l’autre, cette machine crée des frottements. Ces frottements créent eux-même de l’électricité statique. C’est ce que l’on voit à travers l’arc électrique.

D- L’atelier biologie :

Dans l’atelier Biologie, nous avons réalisé plusieurs expériences originales et amusantes.

extraction de l'ADN
extraction de l’ADN

La première, et de loin la plus remarquable, consiste à extraire notre propre ADN à partir de la salive. L’ADN est une molécule universelle qui caractérise tout être vivant : c’est la carte d’identité génétique d’un individu !

ADN en tube !
ADN en tube !

Pour cela, nous massons nos joues avec nos doigts pour décrocher les cellules de la paroi interne de la bouche qui contiennent l’ADN. Nous récupérons ensuite notre salive dans un tube à essai. Nous y ajoutons du savon liquide et nous agitons doucement le flacon. Le savon éclate les cellules et libère l’ADN. Nous complétons avec une petite quantité de sel fin puis nous mélangeons en tapotant. Enfin, nous versons délicatement de l’éthanol (alcool à brûler) en le faisant couler lentement le long de la paroi du récipient de façon à le déposer à la surface sans le mélanger au reste. Cette étape permet de séparer l’ADN du reste de la salive. Nous laissons reposer quelques instants. Le liquide s’épaissit, devient plus visqueux et nous voyons apparaître des filaments blanchâtres qui remontent dans l’alcool : c’est notre « méduse d’ADN ».

Dessiner en regardant l'image dans un miroir !
Dessiner en regardant l’image dans un miroir !

Une autre expérience consiste à reproduire sur une feuille une étoile à l’aide de son image dans un miroir.

Nous nous apercevons que notre œil capte l’image à l’envers et que c’est notre cerveau qui la remet à l’endroit.

Enfin, lors de la dernière expérience, nous devons reconnaître l’origine d’un son émis avec les yeux bandés. Nous prenons conscience que si le son est émis devant nous, nous sommes capables de le situer de manière précise. En revanche, ce n’est pas le cas si le son est émis derrière nous ou au-dessus de notre tête.

E- L’atelier sur les émotions :

L’atelier des émotions consiste à comprendre comment notre corps traduit ce que nous ressentons. L’animateur

Les visages de nos émotions
Les visages de nos émotions

nous demande donc de relier des photos de visages à des mots exprimant différentes émotions (la joie, la colère, la tristesse, la surprise, la peur, le dégoût).

Nous regardons ensuite un film dans lequel on comprend le principe de mimétisme et de conformisme. En effet, sans nous en rendre compte, nous imitons les comportements des gens autour de nous, soucieux de nous conformer à la norme…

Enfin, une autre vidéo nous explique le fonctionnement de la concentration. On nous demande de focaliser notre attention sur des échanges de balles entre basketteurs. Et alors que nous sommes tous concentrés, dénombrant ces différents dribbles, nous ne voyons pas l’homme déguisé en gorille qui s’est glissé parmi les joueurs !

Des jeux sur la mémoire nous sont aussi proposés : retenir le plus de couleurs possibles, le plus rapidement possible…

F. L’ARCHEOLOGIE et LES CETACES :

Ossements et poteries
Ossements et poteries

Dans l’atelier archéologie, nous découvrons des outils anciens sous une vitrine (des pierres servant de racloir par exemple). Il y a aussi un crâne de sanglier que l’on reconnait grâce à son museau allongé et ses dents en avant, ainsi que des squelettes d’autres animaux.

Un animateur nous montre comment les hommes préhistoriques chassaient avec un arc et des flèches. Nous essayons de faire comme eux ! Et nous fabriquons de la farine en écrasant des grains de blé sur une meule avec une pierre.

Dans un autre atelier, nous manipulons des jeux de société sur le thème des cétacés et de la protection de notre mer Méditerranée. Nous sommes tous repartis avec une carte postale offerte par les animateurs.

La journée est passée vite malgré la pluie avec toutes ces activités !

Les élèves de la 6 C.

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