Kinji Isobe et son washi : le papier d’un autre monde

Au collège Jules Romains le vendredi 18 mars, les 6ec ont fait un rencontre exceptionnelle avec un artiste japonais se nommant Kinji Isobe, pour fabriquer du papier washi.

Le washi : qu’est-ce que c’est ?

Le washi aussi prononcé wagami, qui veut dire « papier japonais », est le papier fabriqué de manière artisanale au Japon depuis le VIIe siècle.

Il en existe plus de quatre cent sortes, aux motifs et aux couleurs variées qui sont utilisées dans la correspondance, pour rédiger des cartes ou des invitations mais aussi faire des boites ou encore fabriquer des emballages des faire -part, des abat-jour ou des cerfs -volant.

En 2014, le washi a été inclus dans la liste du patrimoine de L’UNESCO.

A noter que la résistance de ce papier est telle qu’il a parfois été utilisé pour la confection de « ballons incendiaires » lors de la seconde guerre mondiale.

 

Kinji Isobe, un artiste japonais amoureux du papier

Né dans la région de Mino, cet artiste est connu pour sa production de washi. C’est tout naturellement qu’il a adopté ce support pour s’exprimer en y associant d’autres matériaux employés dans l’art japonais comme l’encre, la feuille d’or, le bois, le jus de kaki et aussi la peinture acrylique, qui donne à ses créations une touche de modernité.

Il est aussi professeur à l’Université de Sugiyama à Nagoya, où il travaille beaucoup avec les enfants, avec lesquels il réalise une « peinture sans fin ».

Du 14 janvier au 21 mars 2016, le musée départemental des Arts asiatiques à Nice a présenté ses œuvres, à travers l’exposition « Washi, papier sublimé ».

Rencontre au collège

Avec Mme Tabet, professeur d’arts plastiques, l’Inspectrice d’arts plastiques et M. Ponza, professeur-documentaliste, les élèves de la classe 6eC « littérature 3.0 » ont rencontré Kinji Isobe avec Julia, sa traductrice.

Dans la salle d’arts plastiques, les élèves a d’abord pu découvrir des types de papiers différents: papyrus, kozo et bien sûr le washi.

L’artiste a aussi écrit son prénom en japonais avec l’encre de son pays.

Ensuite, deux ateliers ont été mis en place.

Dans le premier, les élèves ont fait du papier. Pour cela, il faut fabriquer une sorte de colle, avec de l’écorce de végétaux et de l’eau puis Kinji Isobe les a mélangés avec un bâton et une colle gluante s’est formée. Ensuite, il faut prendre le tamis dans la pâte puis il faut soulever et secouer de droite à gauche pour que l’eau s’enlève puis on laisse sécher. On place dessus un tissu et on appuie fort avec le fer à repasser. Il faut quand même continuer le séchage en faisant de l’air dessus.

 

Les dessins de la vie.
Les dessins de la vie.

Dans le deuxième atelier, les élèves ont dessiné sur un papier déjà fait, notamment un motif qui représente la vie en Europe. Pour les japonais, la vie est représentée par un rond.

Chaque élève a eu un petit rectangle de papier où il devait décrire la vie. Ce dessin était accroché avec un fil. Tous seront exposés ensuite au musée des arts asiatiques.

Une expérience enrichissante

Chaque élève a retenu des choses différentes.

Amine pensait que ce serait plus difficile de fabriquer du papier. Chirine et Mounia ont trouvé super qu’un artiste japonais vienne leur rendre visite, surtout que la technique pour fabriquer le papier est très différente d’ici. Sofia et Tessa soulignent : « ce n’est pas tout le monde qui peut recevoir les conseils d’un artiste japonais pour apprendre à fabriquer du papier. J’ai vraiment apprécié cette rencontre. »

Lindsay a préféré le premier atelier : « mettre de la colle gluante et y mettre de la décoration dans le papier «Washi», c’était très amusant!». David a trouvé que la colle chatouillait quand on plongeait les mains dans la bassine.

 

Pour Mathieu, le meilleur moment a été de représenter la vie en faisant un dessin.

Nadir a aimé l’étape où il fallait sécher la colle au fer à repasser.

Olivier a préféré incruster des objets très fins dans le papier et la décoration de celui-ci, comme Polel et Salma. Il a aussi appris les noms d’arbres japonais.

William, plus gourmand qu’artiste, a préféré quand Kinji Isobe a donné les chocolats au thé vert venus du Japon à la fin.

Une rencontre enrichissante autour de toute la culture japonaise.

 

sources des informations sur l’exposition, Kinji Isobe et le washi:

« Le washi, savoir-faire du papier artisanal traditionnel japonais » sur le site de l’unesco :

« http://www.unesco.org/culture/ich/fr/RL/le-washi-savoir-faire-du-papier-artisanal-traditionnel-japonais-01001

Exposition « Washi, papier sublimé », oeuvres de Kinji Isobe, département06:

https://www.departement06.fr/actualites-24/exposition-washi-papier-sublime-oeuvres-de-kinji-isobe-5895.html?cHash=e5cad52cab0e97a9d997b0cc39ae6d5b

Article « washi » sur encyclopédia wikipédia :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Washi

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