H.G. WELLS : Le créateur de la dystopie

H.G. Wells, le romancier qui a fait découvrir aux lecteurs le monde de la dystopie, retranscrit dans ses œuvres ses doutes sur la vie sociale et politique ainsi que ses réflexions sur l’existence de l’être humain.

Herbert George Wells est un romancier connu pour ses livres futuristes et pertinents sur le plan scientifique. Il naît en en 1866 à Bromley dans une famille très peu aisée. A la suite d’un accident qui l’obligea à rester couché, H.G. Wells voit naître sa passion pour les livres. Il fait par la suite des études en biologie qui influenceront ses œuvres davantage portées sur la science comme L’homme invisible ou encore La guerre des mondes. Il est aujourd’hui considéré comme le père de la science-fiction.

Dès le début de sa carrière, H.G. Wells cherche un moyen d’améliorer la société en écrivant plusieurs utopies. Celle-ci débutent avec un monde courant à la catastrophe pour arriver à un tout nouveau mode de vie où les humains deviennent plus rationnels. Le roman In the day of the comet en est le parfait exemple.

Wells questionne l’essence même de l’humanité en opposant les idées de nature et de culture. Toutes ses utopies ne se terminent pas forcément bien. Elles deviennent alors des dystopies comme The sleeper awakes ou l’île du docteur Moreau.

Dans ses œuvres, il questionne l’avenir de la société du 20e siècle et se bat pour en créer une nouvelle. Son crédo : l’avenir passé par l’éducation et non par la révolution. « Notre vraie nationalité est l’humanité ».

H.G. Wells meurt en 1946 à l’âge de 79 ans, créant derrière lui la vogue actuelle pour les dystopies suite à l’un de ses plus grands chefs-d’œuvre : La guerre des mondes publié en 1898.

La guerre des mondes de Steven Spielberg

La guerre des mondes aborde, sous la forme d’une dystopie, la fragilité d’une civilisation occidentale. Dans le cas de ce récit, l’empire britannique est menacé par une invasion martienne durant la fin du XIXe siècle. Ce nouveau peuple prend alors la place des humains et devient donc une espèce supérieure.

De nombreux thèmes concernant notre société sont évoqués, notamment la place de l’Homme dans le monde. L’auteur remet en question les actions barbares et destructrices causées par la race humaine qui nuisent à notre propre vie et à l’environnement qui nous entoure. D’après l’auteur, si notre espèce continue d’agir comme elle le fait, cela nous conduirait à notre perte.

De plus, ce roman émet l’idée d’une potentielle invasion d’un peuple inconnu. Cela causerait alors une fin inévitable de l’humanité. Mais le narrateur exprime le fait que « cette invasion ne soit pas pour l’homme sans utilité finale ; elle nous a enlevé cette sereine confiance en l’avenir qui est la plus féconde source de la décadence ». En effet, d’après lui, c’est peut-être la seule façon de faire réagir notre peuple face à nos conduites.

H.G. Wells exprime aussi le fait que nous considérons la Terre comme acquise alors que nous ne sommes en réalité, qu’une simple espèce parmi tant d’autre qui finira par disparaitre à un moment donné. Dans sont romans, il raconte même qu’après l’invasion martienne, les humains ont « appris, maintenant, à ne plus considérer notre planète comme une demeure sûre et inviolable pour l’Homme ».

Grace à ses romans dystopiques, Herbert George Wells cherche donc a faire réagir ses lecteurs pour un avenir meilleur ainsi que pour la protection de l’humanité et de la Terre.

Amandine Kosowan et Lysane Vasse, 2nde10