La déportation

Affiche réalisée par les élèves de Première ES2, année 2017-2018

 

 

 

La déportation

 

 

 

 

 

Plus d’un million d’hommes, de femmes et d’enfants juifs furent envoyés dans le camp d’Auschwitz-Birkenau, où ils furent torturés et exécutés à cause de leur origine juive. Dans sa folie destructrice, l’Allemagne nazie voulait anéantir tous les Juifs d’Europe.
Simone Veil, née Jacob, est arrêtée au printemps 1944 par les nazis. Elle n’a alors que de 16 ans. Toute sa famille est transférée au camp d’internement de Drancy. Par la suite, elle est déportée au camp d’Auschwitz-Birkenau avec sa mère et l’une de ses sœurs.
Ainsi, Simone Veil, parmi 1 500 déportés, fait-elle partie du soixante-et-onzième convoi qui se rend à Auschwitz. Dès son arrivée, elle est tatouée du numéro 78 651. Plus tard, elle racontera, dans de nombreux témoignages, qu’elle fut traumatisée par le fait de devenir un numéro. 
Les conditions de vie sont très difficiles. En effet, Simone Veil raconte qu’il fallait faire face à la faim, à la violence et aux humiliations. L’hiver était très rigoureux ; les déportés manquaient de sommeil ; ils étaient contraints aux travaux forcés. La jeune femme effectuait des travaux de terrassement. Elle y perdit sa jeunesse, ses rêves et sa famille. Lorsqu’elle arriva dans le camp elle fit tout pour rester avec sa famille car les SS les séparaient dès leur arrivée. Elle dut mentir sur son âge et prétendre avoir plus de 16 ans afin de ne pas être envoyée à la mort. Les cadavres qui jonchaient le sol marquèrent à tout jamais l’adolescente.
Seulement 130 personnes reviendront de ce soixante-et-onzième convoi qui en comptait 1 500. Simone est libérée, avec sa sœur, le 18 janvier 1945, sans nouvelles de leur père et de leur frère, déportés en Lituanie, « disparus » à jamais.
Après son retour en France, elle  décide de partager son témoignage aux travers de journaux, d’interview… Elle raconte ses mémoires, ses affreux souvenirs tout en gardant la tête haute. Soixante ans plus tard, elle décide de refaire le chemin d’Auschwitz  avec ses enfants et ses petits enfants.

 

À l’intérieur du camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau

⇒  Son témoignage – Interview de Serge Moatti pour le Mémorial de la Shoah

⇒ Pour avoir quelques informations concernant sa bibliographie : cliquez ici

 

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