Une femme en politique en Europe

Affiche réalisée par les élèves de Première ES2, année 2017-2018.

 

 

 

Simone Veil, une femme politique en Europe.

 

 

 

 

 

Simone Veil, un engagement européen motivé par un parcours de vie mouvementé

Simone Veil est née en 1927. A 16 ans, elle sera déportée dans les camps de la mort nazis avec toute sa famille. Son frère et ses parents n’en reviendront pas. Rescapée d’Auschwitz elle poursuit ses études de droit et entame sa vie politique. Elle est nommée ministre de la santé par Valéry Giscard d’Estaing en 1974. Durant ce mandat, elle fera appliquer la « loi Veil » qui consiste à dépénaliser l’IVG, l’interruption volontaire de grossesse.

Son passage dans les camps de concentration lui donne un profond sentiment à la fois européen et antifasciste, sentiments qui lui dicteront son engagement européen par  la suite. Elle peut être considérée comme un symbole de la réconciliation franco-allemande car elle jugeait cela nécessaire pour éviter une troisième guerre mondiale. Cependant elle ne figure pas parmi les « pères fondateurs » de l’Europe car elle n’a jamais été à la manœuvre lors de sa création.

 

Un engagement à la tête du Parlement européen

Mme Simone Veil préside une séance du Parlement européen à Strasbourg le 12 octobre 1979 au Palais de l’Europe
Appartenant au parti de l’Union pour la démocratie Française (UDF), elle est désignée candidate du groupe libéral à la présidence du Parlement. Paris et Bonn, la capitale de l’Allemagne avant sa réunification, s’entendent pour soutenir Simone Veil dans sa candidature. Alors, durant son mandat, les représentants des petits États de la Communauté européenne, comme le Luxembourg et le Danemark, l’accusent d’avoir été portée au pouvoir uniquement par la France et l’Allemagne. Sa réputation de présidente du Parlement est alors entachée : on la dit « à la solde des grands pays riches ». Enfin, n’oublions pas qu’à cette date le Parlement, qu’elle a présidé, n’avait strictement aucun aucun pouvoir jusqu’en 1987 : il ne pouvait donner qu’un simple avis sur les lois européennes. Donc, si Simone Veil reste une personnalité reconnue en France, elle n’a pas forcement cette notoriété partout à l’étranger.

 

⇒ Pourquoi construire l’Europe, selon Simone Veil

Le président français reconnaît l’importance du rôle de Simone Veil lors de son entrée au Panthéon

Le président de la République, Emmanuel Macron, a rendu hommage à Simone Veil, lors de l’admission de celle-ci au Panthéon, le 5 juillet 2017. En effet Madame Veil est considérée en France comme une fondatrice de l’Europe et de l’entente franco-allemande. C’est ce qu’a souligné le président français en ajoutant que les combats de Simone Veil ne sont pas seulement importants qu’en France ; ils le sont aussi dans l’Europe entière. C’est pourquoi il a été décidé de l’enterrer au Panthéon avec les honneurs de la Nation. Cet hommage est amplement mérité du point de vue français mais les pays européens se sont également accordés pour lui rendre hommage notamment en inaugurant une agora Simone Veil.

⇒ « Simone Veil reposera au Panthéon« , cérémonie d’hommage national aux Invalides, allocution prononcée par le président de la République, Emmanuel Macron, le mercredi 05 juillet 2017.

« A ce mystère d’existence, de caractère, à ce mystère qui défie la raison commune et nous inspire tant de respect et de fascination, nous donnons en France un nom, bien ancré dans notre génie national. Ce nom c’est la grandeur. Cette grandeur est celle des combats qu’elle livra les uns après les autres, parfois les uns en même temps que les autres car ce ne furent ni plus ni moins que les combats du siècle. (…) Son combat pour l’Europe ne datait pas de son élection comme députée au Parlement européen, puis comme première Présidente de celui-ci. Il remontait plus loin, dans l’intimité même de son existence. Il datait de 1945. Les plaies de la déportation n’étaient pas refermées mais cela ne l’empêchait pas de vouloir renouer avec l’Allemagne. (…) Elle aima l’Europe, elle la défendit toujours. Dans les moments où le pays pouvait douter, ou d’autres la critiquait, elle était là. Parce qu’elle savait qu’au cœur de ce rêve européen, il y avait avant tout ce rêve de paix et de liberté pour lequel elle s’est tant battue. », extrait du discours d’Emmanuel Macron prononcé lors de l’hommage national rendu à Simone Veil le 05 juillet 2017 au Panthéon, in « Verbatim du discours d’Emmanuel Macron lors de l’hommage à Simone Veil », la rédaction de Paris Match.

 

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