Portrait

Portrait : Tous les profs sont d’anciens élèves

Les professeurs et les CPE de notre collège, nous les voyons presque plus que nos parents.
Du lundi au vendredi, nous les côtoyons et les écoutons. Mais avant d’être enseignants, ils ont été élèves, comme vous, comme nous.
Et si on levait le voile sur l’adolescence de ces personnes pas comme les autres ? Étaient-ils de bons élèves ? Des enfants sages ?
Ou au contraire semaient-ils la pagaille dans leur classe ?
Nous sommes allées les interroger et voici ce qu’ils nous ont confié. Mais chut ! Ne le répétez pas à tout le monde…

L’école & eux

Trois professeurs et notre CPE ont répondu à nos questions.

Tous les quatres appréciaient l’école. Ainsi Mme Perrin, CPE aimait beaucoup aller à l’école pour retrouver ses amis, avec qui elle est encore en contact. Elle a tissé des lien très fort car ils étaient tous à l’internat et y restaient du lundi au samedi matin. Mme Lemoine, professeure d’anglais, Mme Mermet professeure d’espagnol et M Guibollini, professeur d’italien étaient du même avis et ont particulièrement apprécié leurs années de lycée .

Mme Lemoine aimait beaucoup aller à l’école, elle a encore plus aimé le lycée, quand elle y retrouvait ses amis. Mais elle trouvait que la pression était plus forte. Elle a passé ses années de lycée à l’internat. Elle se souvient que les cours de français étaient assez ennuyeux et qu’il y avait peu de projets organisés dans son établissement. Heureusement pour elle, elle a assisté à de nombreuses sorties culturelles le soir avec l’internat.

Leurs résultats scolaires

Madame Perrin, est une de nos CPE. Aujourd’hui à la fois sévère et sympathique, elle était étonnamment une élève perturbatrice et bavarde. Elle estimait que les CPE ne comprenaient pas assez les élèves : « Il faut pouvoir aider les élèves , pouvoir être a l’écoute, pouvoir être juste« .  C’est ce qui l’intéresse dans son métier. D’un autre côté, c’était une bonne élève : elle travaillait vite et était déléguée de sa classe.

Mme Mermet aimait beaucoup aller a l’école, car c’était sa seule occupation. Elle était très bonne élève est avait un excellent bulletin. Elle était à l’aise dans les matières littéraires, en revanche elle l’était moins dans les matières scientifiques au lycée.

M. Guibolini a étudié en Italie avant de venir travailler en France. Il a beaucoup apprécié ses années de lycée car il était plus à l’aise et s’entendait bien avec ses camarades. Malgré quelques lacunes en mathématiques, ces années lycée l’ont aidé à mieux comprendre les élèves en difficulté. Il avait des bonnes notes et était très à l’aise dans les langues étrangères notamment en Italien. Il était très bavard dans certaines matières.

De son côté, Mme Lemoine manquait de rigueur. Mais elle était sérieuse dans son travail, pendant sa toute scolarité.

Leur vocation

Mme Perrin a longuement hésité. A partir du lycée, elle hésitait à  devenir CPE ou professeure d’espagnol. Tout d’abord, elle a obtenu son concours de CPE. Puis, suite au remplacement d’un professeur d’espagnol, elle a compris qu’elle était plus à sa place en tant que CPE .

Etonnamment, Mme LEMOINE ne comprenait pas l’anglais au début, mais grâce à une professeure particulière, elle a réussi a comprendre l’anglais et même à le trouver logique. Ce fut comme un déclic pour elle. Elle a ensuite développé une passion pour cette langue ainsi que sa culture.
Elle s’est dit: « Je veux permettre aux gens de comprendre ce qu’ils ne comprennent pas ».
Elle a eu certaines difficultés à accéder à la langue notamment parce qu’il  y avait moins d’outils qu’aujourd’hui et que sa famille ne parlait pas anglais. Dans sa ville, il n’y avait pas de lieux culturels : pas de cinémas, théâtres, etc. Elle a donc dû fournir un grand travail. Elle part du principe que l’école se doit  de proposer « L’égalité des chances à chaque élève ».
Son choix s’est porté sur l’enseignement dans un collège, car elle pense qu’elle peut faire découvrir plus de choses aux collégiens qu’aux lycéens, car ils sont plus « ouverts ».

A la fin du collège, Mme Mermet savait que l’espagnol lui plaisait, mais c’est en fin de lycée qu’elle a décidé de poursuivre des étude de professeur d’espagnol. Elle était passionnée par sa matière mais après toutes ces années d’enseignement, elle ressent un certain ennui  : au collège on ne développe pas assez les sujets, et les cours sont répétitifs. Elle est aussi attristée par la relation dégradée entre les élèves, leurs familles, et les professeurs. Selon elle, les parents défendent trop souvent leurs enfants et ne comprennent pas que si un enseignant punit un élève, c’est parce qu’il s’intéresse à sa progression, et que les remarques faites ont toujours un but constructif.

M. Guibolini, quant à lui, appréciait beaucoup ce que certains professeurs faisaient.  Il pensait donc qu’il pourrait «le faire aussi pour les autres », et il pense que «c’est un métier qui est très utile à la société ». Il aime enseigner sa langue au public du collège.

Nos enseignants et notre CPE ont donc des parcours différents, ils ont été des élèves différents.
Toutefois un lien les unit : ce qui les fait avancer, c’est l’amour du métier, des élèves, et de l’école, d’ailleurs, ils ne l’ont jamais quittée…

 

Lina et Maïssa, 3e, collège Roland Garros