Vincent Dottain, pompier professionnel
Nous avons eu le plaisir d’interviewer, Monsieur Vincent Dottain, qui est sapeur-pompier professionnel sur la commune de Nice au grade d’adjudant.
1 : POURQUOI AVEZ-VOUS CHOISI CE MÉTIER ?
« C’est un métier qui rassemble tout ce que j’aime dans la vie et me donne un sentiment d’utilité, d’être un bon citoyen et d’être utile pour les autres. J’aime l’esprit d’équipe, la nature des interventions, l’adrénaline que ça peut me provoquer. J’aime également beaucoup le sport. C’est tout cela qui m’a fait m’orienter vers le métier de sapeur-pompier. »
2 : QUELLES ÉTUDES AVEZ VOUS FAIT POUR DEVENIR POMPIER ?
« J’ai réalisé un concours national, le concours de sapeur-pompier professionnel non-officier. Ce concours présente des épreuves physiques, des épreuves écrites et si on réussit, on accède à la dernière épreuve qui est l’épreuve orale devant un jury. Ce jury va nous évaluer sur notre motivation et notre parcours.
Après avoir obtenu ce concours, il faut se faire embaucher dans un département. »
3 : IL Y A-T-IL DES GRADES DE NIVEAU DANS VOTRE MÉTIER ?
« OUI, Les sapeur-pompiers sont hiérarchisés. Il y a des grades comme sapeur ensuite caporale, caporale chef puis, il y a officier grade de sergent, adjudant, adjudant-chef et ensuite on a les officiers à savoir lieutenant, capitaine, commandant et puis colonel. »
4 : QUELLE EST LA PRÉPARATION PHYSIQUE QUE VOUS METTEZ EN PLACE AU QUOTIDIEN ?
« La préparation physique est très importante dans notre métier. On se doit d’être à 100 % pour réaliser nos missions. Au quotidien on réalise diverses activités sportives individuelles ou collectives. Elles nous servent à développer notre cardio (course à pied natation…) et aussi des exercices de musculation afin d’avoir de la force pour réaliser nos interventions, sans oublier la souplesse et la coordination d’équipe. »
5 : COMMENT PRÉPAREZ VOUS VOTRE MENTALE AVANT D’INTERVENIR ?
« Le mental avant d’intervenir, on ne si prépare pas vraiment. On fait notre garde et à tout instant du jour comme de la nuit notre bipe peut sonner et nous devons partir en intervention donc la préparation mentale ce fait au quotidien. On sait que l’on peut avoir des interventions qui peuvent être difficiles. Nous avons une devise c’est : UNI POUR NE PAS SUBIR c’est la devise des pompiers de Nice. »
6 : QUE FAITES VOUS QUAND VOUS N’ÊTES PAS EN INTERVENTION ?
« Quand on n’est pas en intervention, on reste toujours disponible et opérationnel. On a aussi un programme de la journée prévue à la caserne. Il y a des rassemblements le matin à 8h pour la vérification des équipements personnels et la revue des troupes, … Ensuite on fait la vérification journalière des engins. On vérifie que les engins ainsi que le matériel soit propre et conforme pour le travail. Le reste de la matinée, on a une séance de sport en générale vers 10h puis on réalise des entraînements de manœuvre et l’après-midi nous avons les TIJ (travaux d’intérêt généraux) tout simplement du ménage. »
7 : AVEZ VOUS EU UN MOMENT QUI VOUS A LE PLUS TOUCHE DURANT UNE INTERVENTION ?
« Ce qui me touche le plus, ce sont les naissances. Quand la famille n’a pas pu se rendre à l’hôpital, la mère qui est sur le point d’accoucher. On appelle un médecin renfort avec le SAMU et avec l’aide de tous, nous assistons à l’accouchement. De voir la vie arriver est toujours très touchant. »
8: LORS DE LA TEMPÊTE ALEX AVEZ VOUS RENCONTRER DES DIFFICULTES DURANT UNE INTERVENTION ?
« Alors tout à fait, c’est une catastrophe naturelle que l’on a subi dans le département. Les difficultés que nous avons rencontré son multiples : les accès étaient très compliqués avec de nombreux d’éboulements), il y avait des grosses pluies, énormément de vent. Avec les inondations, des morceaux de route ont été emporté du coup nous avons eu du mal à accéder à toutes les habitations dans les villages pour aider les gens, ça a été très compliqué «
9: QUE RESSENTEZ VOUS LORS D’UNE INTERVENTION ?
« Lors d’une intervention, je ressens une certaine excitation, du stress aussi qui n’est pas forcément négatif ce qui veut dire que je vais vraiment être en alerte. Nous, les pompiers on est là pour aider, on aime les interventions quand la sonnerie d’alerte résonne, on se dit toujours : Qu’est-ce que je vais faire ? Sur quoi je vais me retrouver ? (comme situation) Quelles sont les décisions que je vais devoir prendre pour aider les gens lorsque on arrive sur l’intervention ?
10 : AVEZ VOUS REMARQUER UNE CERTAINE AUGMENTATION DES INTERVENTIONS AU COUR DE SES DIX DERNIERS ANNÉES ?
« Le besoin de secours est en constante augmentation. On a de plus en plus d’intervention, nos services sont de plus en plus sollicités sur ses dernières années. Cela peut s’expliquer par l’augmentation démographique. Il y a tout simplement de plus en plus de gens dans nos villes et nos villages. »
11 : AVEZ VOUS UNE ANECDOTE SYMPA A NOUS RACONTER ?
« Lors d’une intervention j’étais parti pour aider un chat qui était bloqué dans le moteur d’une voiture. C’était un peu inquiétant donc à notre arrivée, nous avons vu le chat réfugié dans le moteur car c’était l’hiver (pour se réchauffer) c’était compliqué parce que le chat avait peur, On a commencé par ouvrir le capot, on a aussi essayé d’y accéder par le bas, dessous la voiture. On a eu beaucoup de difficulté à l’atteindre car il s’échappait toujours. On a dû démonter une partie de la voiture, ça nous a pris plus d’une heure. On ne voulait pas blesser ce pauvre animal et au bout d’une heure, on a pu accéder au chat mais au moment de l’attraper, il est parti se réfugier dans la voiture garée à côté. 😉 »