Les OPEX

source : http://www.vie-publique.fr/actualite/dossier/defense/operations-militaires-exterieures-france-opex.html

1. Présentation générale

Les opérations extérieures, aussi connues sous le nom de «OPEX», sont les interventions conduites par les armées françaises en dehors du territoire national. Par extension, elle désigne également les militaires participant à ces opérations. Chaque année, des militaires français ont pour mission de défendre les intérêts de la France hors de son territoire. Ainsi, des militaires français sont engagés dans les OPEX. Elles se déroulent en collaboration avec les organisations internationales (ONU – OTAN – UE) et les armées locales.

Le nombre d’opérations extérieures a considérablement progressé après 1963. Durant la guerre froide, la France intervient une trentaine de fois, essentiellement en Afrique, notamment en soutien à des pays amis ou pour protéger ses ressortissants. Entre 1990 et 2013, notre pays s’implique dans une centaine d’opérations extérieures. La zone d’action des forces françaises, qui comprend traditionnellement l’Afrique, l’Europe et la Méditerranée, s’élargit alors à l’Asie.

Le chef d’état-major des armées (CEMA) est responsable de l’emploi et de l’organisation des forces armées et assure le commandement des opérations militaires, dont les opérations extérieures. Il est aussi le conseiller militaire du Gouvernement. Le CEMA dispose, au sein de l’état-major des armées (EMA), d’un centre de planification et de conduite des opérations (CPCO).

Le CPCO remplit deux missions essentielles :

> la planification des opérations : anticipation et évaluation des risques de crise pour préparer les options militaires proposées au CEMA.

> La conduite des opérations

2.exemple d’OPEX: Opération extérieure au Mali (2018)

La force française Barkhane est intervenue dans le nord du Mali entre Boughessa et Tin-Zaouatène du 13 au 14 Février là où un raid français a permis de tuer des djihadistes.

L’opération dans laquelle s’engage le raid français se situe dans la région de Tin-Zaouatène, au nord du Mali le 14 Février 2018 en temps de guerre.

C’est une opération de la force françaises Barkhane ainsi que les forces spéciales qui ont mis tout en œuvre pour viser 3 objectifs de groupes armés terroristes.

Lancée le 1er Août 2014, l’opération Barkhane  vise en priorité à aider les pays partenaires du G5 Sahel (le Burkina-Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad) dans la lutte contre les groupes armés terroristes (GAT), sur l’ensemble de la bande Sahélo-Saharienne.Pour cela ils ont utilisé des frappes aériennes simultanées suivies d’assauts héliportés appuyés par des hélicoptères tigre.

Le bilan de cette opération est la mort ou la capture de 20 djihadistes don Malick Ag Wanasnat,un ex-colonel de l’armée malienne qui était un allié et un pilier « d’Iyad Ag Ghali » ;cet opération visait d’Iyad Ag Ghali, le chef maliens,terroriste, allié d’Al-Qaïda. De plus pendant cette attaque, deux pick-up et un camion appartenant aux terroristes ont été détruits et cela  permis aussi de récupérer des documents ainsi que des armes.

Il y a également d’autres déploiements  :

-L’ONU et les renforts de détachement de l’ONU (état major)

-EUTM (EUropéan Team Mantoring) pour des missions de formation au Mali

-En Irak, le détachement de force conventionnel, surtout dans l’artillerie pour appuyer les forces irakiennes qui ont attaqué les positions tenues par Daech.

-Un détachement pour l’entrainement de l’armée Irakienne

Les forces spéciales remplissent des actions de renseignement pour que le pays se stabilise.

  1. Moyens engagés par la France
Principales zones d’intervention Sahel, Centrafrique, Liban
Dépenses impliquées dans ces opérations (en 2016) 1100 millions d’euros
Militaires mobilisés (2017) Environ 6 000 militaires français

En observant le budget dépensé dans les opérations extérieures, on peut s’apercevoir que celui-ci est très élevé et le nombre de militaires mobilisés également. On en déduit rapidement que la France offre un place importante dans le budget et les missions de la France aux OPEX.

  1. Parole de soldat

Pour conclure cet article, je vais présenter un témoignage d’un sergent du 21ème Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) de Fréjus qui a rédigé un carnet de guerre pendant son engagement en Afghanistan. L’EMA n’a censuré aucun passage de ce document. C’est donc une réalité« brute », dans tous les sens du terme, qui nous est ainsi donnée.

Une fois arrivé àTagab, le sergent raconte son quotidien, fait de patrouilles, de prises de risques et de combats, lesquels peuvent durer pendant des heures. « Le rythme des missions sest accéléré. Je n’en peux plus. Nous n’en pouvons plus! »avoue-t-il.

 «Nous n’avons plus une seule minute à nous. Nous rentrons du terrain pour nous laver, nous raser, dormir quelques heures puis enchaîner déjà sur une autre mission »explique-t-il à la date du 18 août.« Dans la section, tout le monde a le sentiment d’être à son maximum, de vivre un risque permanent. » La durée d’une mission en Afghanistan pour un soldat français (hormis les pilotes) est de 6 mois

Le sergent évoque aussi des rumeurs au sujet du commandement qui circulent à la base avancée. Ces bruits qui courent disent que« les chefs, à Nijrab ou plus haut, trouvent que nous n’en faisons pas assez, que le rythme des missions peut encore saccélérer» et que « s’il n’y a pas de blessés ni de morts, c’est que l’on peut aller plus loin!». « C’est tout simplement fou, insupportable »s’exclame-t-il.

 «Quant aux rapports avec la population civile, on est loin de l’objectif affiché consistant à « gagner les cœurs et les esprits ». « Dans le fond, je me moque de ce pensent les gens que nous croisons, que nous interpellons, que nous fouillons… Tous, d’une manière ou d’une autre, représentent une menace contre nous. Je n’ai d’autre choix que d’être suspicieux. C’est la vie des gars, la mienne aussi, qui est en jeu »écrit le sous-officier à la date du 16 juin.

 Deux jours plus tard, le sergent évoque les «caillassages», par des enfants, des troupes françaises. « Ça change des autres opérations extérieures!» lance-t-il. « J’ai toujours senti l’armée française plutôt appréciée, sinon aimée. Ici, j’ai le sentiment inverse que nous les gênons, qu’ils ne veulent pas de nous. Moi, je m’en moque. Vraiment. Je ne suis pas ici pour faire du social mais juste assurer la mission, et cette mission, c’est une mission de combat. On ne peut pas faire les deux, ça, j’en suis certain».

 

Auteurs: Ambrine et Tessa

 

 

 

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