Quand l’art s’engage pour l’écologie

Quand l’art s’engage pour l’écologie

 

« Je suis tombée des nues en voyant à quel point on était dans le pétrin » Irina Brooke

Comment, en tant qu’artiste, peut-on s’engager pour l’écologie ?

Pour répondre à cette question, nous avons interrogé deux artistes engagés : Irina Brook et Hugo Musella.

 

 

 

 

 

 

L’écologie : aux origines de la prise de conscience

Irina Brook, ancienne directrice du Théâtre National de Nice, a passé toute son enfance dans son jardin dans des champs… Dès petite elle était « obsédée par la nature ». Quand elle a commencé le théâtre, elle a pensé à lier la nature et le théâtre, en immergeant ses comédiens dans la forêt lors des mises en scène. Quand elle arrivée à Nice lors de la COP21, elle s’est beaucoup renseignée et s’est réellement intéressée à l’écologie.

De son côté, Hugo Musella, metteur en scène engagé, s’est intéressé de façon brutale à l’écologie en 2017, après avoir lu Tout peut s’effondrer de Pablo Servigne, qui sera le thème de son deuxième spectacle, que nous avons eu la chance de voir.

Des artistes qui mettent leur créativité au service d’une cause

La pièce Renaissance de Hugo Musella a créé de nombreuses réactions de la part des élèves. En arrivant dans la salle, les élèves sont assez interloqués par le décor : des matériaux de la scène comme des porte-micros, des cintres pour la lumière… En ressortant de la salle, tout prend sens, nous sommes percutés par la réalité. Le spectacle met en scène la fin de la société telle que nous la connaissons et l’adaptation des personnages face à cette situation. Le message que M. Musella veut faire passer est qu’il n’y a pas de solutions mais que quoi que nous fassions, il faut le faire ensemble.

Irina Brook met en avant son intérêt pour le développement durable à travers ses nombreux événements, rencontres et spectacles. Point d’interrogation est pour elle le spectacle le meilleur de tous puisqu’il allie humour et en même temps une vérité inébranlable et terrifiante qui est la décadence du futur, d’ailleurs en cours, comme le dit Hugo Musella avec son idée d’effondrement.

« La difficulté quand tu es idéaliste et que tu veux changer le monde par l’art, c’est que tu ne sauras pas qui sera ton public » : les personnes comme toi ou les gens qui pensent autrement.

Des citoyens engagés

Ces deux acteurs du spectacle vivant sont aussi des citoyens engagés. Musella participe au quotidien à de petites actions comme l’achat de produits en vrac : nourriture, savon et même liquide vaisselle ! Il a aussi créé, dans son village, un magasin de produits locaux et un jardin collectif. Comme Hugo, Irina Brook ne mange plus de produits transformés, ou en tout cas fait de son mieux.

 

Ces deux portraits nous montrent qu’on peut tous, avec un peu d’ambition, s’engager pour le développement durable. Voltaire dit, dans Candide, « Cultive ton jardin », mais au point où nous en sommes, ne serait-il pas préférable de faire les choses ensemble pour vaincre le réchauffement climatique ? Nous devons tous nous occuper de la même affaire, l’écologie, pour vivre dans un monde meilleur, ou en tout cas quelque chose qui y ressemble.

 

Camille /Anna