« Dans la forêt » de Jean Hegland

Le livre que j’ai choisi se nomme Dans la forêt. Écrit par Jean Hegland, il est paru en France, en 2017,
aux éditions Gallmeister. Traduit de l’anglais américain par Josette Chicheportiche, originalement
appelé Into the Woods, il a été édité pour la première fois aux Etats-Unis en 1996.
Cette œuvre nous raconte l’histoire de deux sœurs orphelines, Neil et Eva, âgées de 17 et 18 ans, au début
du livre. Ce roman est narré par Neil qui, en réalité, écrit dans un cahier. Dans ce récit post-apocalyptique, le duo ne vit plus dans le monde que nous connaissons aujourd’hui. En effet, il n’y a plus électricité, plus d’eau, plus d’essence, plus rien de l’activité commerciale et économique de nos jours. Au fil des pages, nous découvrons comment nos deux personnages, essaient de survivre dans leur maison familiale près de la forêt, seules. Elles vivent aux États-Unis, à cinquante kilomètres d’une ville nommée Redwood.

Au commencement, j’ai eu du mal à m’accrocher au livre, à cause de toutes les longues descriptions sur la forêt ou les souvenirs. Mais au fur et à mesure, j’ai appris à apprécier cette œuvre. J’ai trouvé cela
pertinent d’observer la vie des protagonistes tout au long du récit. Comme c’est écrit à la première
personne et que le narrateur est le personnage principal, le texte est plus vivant.
C’est comme si nous vivions l’histoire aussi car nous partagions les espoirs, les craintes et les doutes des
personnages. C’était fascinant de voir comment les deux jeunes femmes, essayaient de ne pas mettre fin à leurs passions respectives ou à leurs vies. Étudier leur façon de survivre, de s’inquiéter et de ne pas tomber dans la folie était captivant. Mais le plus intéressant, c’était de découvrir comment leur relation évoluait, à travers leurs disputes, leurs silences et leur amour.

J’ai noté que petit à petit, elles abandonnent leurs anciennes manières de demeurer qui datent de l’époque où il y avait encore de l’électricité. C’est comme si elles « désévoluaient ». Je me suis alors retrouvée à me demander, si une situation similaire arrivait aujourd’hui, que ferions-nous ? Comment survivrions-nous ? Combien d’entre nous survivrait ? Mais pourquoi survivre dans ce cas-là ? Combien d’entre nous voudront encore survivre ? Que se passerait-t-il pour la race humaine tout
simplement ?

Je pense que l’auteur veut nous faire prendre conscience qu’il ne faut pas trop s’attacher aux biens
matériels qui ne sont qu’éphémères. Jean Hegland met l’accent sur les aspects superficiels de notre
société consommatrice. C’est un roman réaliste car notre univers peut très bien tourné de la même
manière que celui des sœurs. Le cadre spatio-temporel de ce livre est le même que celui de la vraie vie.
Bien-sûr, il ne faut pas oublier que la première parution de ce livre était en 1996, mais 1996 ce n’est pas si loin. Cette « catastrophe » peut très bien arriver de nos jours.

Je ne vais pas vous le cacher, après avoir lu cette œuvre, j’ai eu envie de m’acheter un livre sur les plantes
sauvages ou même un kit de survie. On ne sait jamais.

J’ai dévoré ce roman avec plaisir car son histoire est passionnante. C’est un livre qui nous fait nous poser
des questions sur la société actuelle, nos façons de vivre ou nous-mêmes.

                                                                Helinah B.

 

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