Gros plan : Les deux Corées, un conflit politique et idéologique

Les deux Corées se sont engagées dans un conflit tendu depuis plus soixante ans, c’est-à dire soixante ans d’essai de lancement balistique pour la Corée du nord et d’exercice militaire pour le Japon et la Corée du Sud qui tente de défendre le monde de leur voisin.

Pourquoi cette course à l’armement nucléaire et pourquoi le dictateur Kim Jung Un éprouve le désir de tout diriger d’une main de fer? Dès sa plus jeune enfancel, le petit Kim apprend à régner. Kim Jung Un est un dictateur puissant et dangereux. Dès sa venue au pouvoir en 2011, il prend soin de faire éliminer ceux pouvant lui nuire d’une quelconque façon, puis il a repris la campagne de propagande communiste radicale que sa famille propage déjà depuis plusieurs générations. Affiche, télévision, radio… Tout est contrôlé par l’Etat dans le but de façonner l’esprit de la population nord coréenne.

Les deux Corées n’ont ni la même vision économique ni politique. Par exemple, la Corée du Sud est complètement insérée dans la mondialisation. Elle ne surtaxe pas les importations venues de l’Occident et privatise les entreprises. Les Coréens ont un mode de vie semblable au nôtre. A l’inverse, la Corée du Nord est un communisme inégal et radical. Tout le monde a un niveau de vie égal, c’est-à-dire très faible.

Un décalage entre les deux pays

Le coût de la vie en Corée du Sud est plutôt cher. ll est presque comparable à celui d’un pays européen en particulier pour l’hôtellerie. Les restaurant sont peu chers. Dans les restaurants, la nourriture locale est proposée à des prix très raisonnables mais toutes les autres cuisines (jonaise, occidentale…) sont très chères. Il est moins cher de manger au restaurant que chez soi. Les transports en commun sont très recommandés, peu chers et très pratiques car il ya beaucoup d’embouteillage. Pour la Corée du Nord c’est différent. On sait peu de choses car cette dictature est très fermée.

« Aujourd’hui tout le monde est en colère » raconte Chae une nord-coréenne de 50ans. Elle travaille en Chine pour nourrir sa famille. Chaque jour ou presque, elle parvient à téléphoner quelques secondes à sa famille, mais pas plus parce que les appels peuvent étre tracés. A ses yeux, la Chine représente la liberté et les droits de l’Homme.

Malgré le verrouillage du pays qui vit sous la dictature de la famille Kim, de plus en plus de nord-coréens traversent la frontière et ont accès à des moyens de communication. Le déclin de l’économisé nationalisée, les promesses de reprise jamais tenues ou encore la répression attisent un désenchantement.

« Même si le gouvernement est parvenu à se débarrasser des droits fondamentaux, il ne peut empêcher les gens de tomber amoureux », raconte un nord-corréen. Pour le gouvernement, les couples ne sont pas des personnes qui s’aiment mais des « camarades ». Afin de déconstruire ce mythe, il détaille comment il est tombé amoureux de ses différentes petites amies.

Ceux qui veulent se soigner

Dans un pays aussi fermé, difficile d’avoir un état des lieux du système de santé pourtant censé être accessible à tous. Mais les témoignages recueillis auprès du nord-corréen en Chine dépeignent des équipements vétustes, de mauvaises conditions d’hygiène, des médecins mal formés, le manque de traitement de base, le coût très élevé des médicaments ou encore l’explosion de l’automédication.

RV, AD et SN – 4e4

Source : Le Monde