Société

GROS PLAN : Transport au quotidien : coup d’accélérateur pour l’électrique

Des élèves du lycée professionnel en mécanique automobile se sont intéressés à l’avenir des véhicules électriques. Pour vous, ils ont mené l’enquête !

1 200 000 véhicules électriques ont été vendus l’an dernier à travers le monde ! Le chiffre en impose mais le pourcentage est infime, rapporté au nombre de véhicules neufs qui est de 93 millions commercialisés en 2018. Seul 1,5% des véhicules électriques circulent à travers le monde, en France on espère atteindre 100% de véhicules électriques vendus au moins en 2040.

Interview, point de vue d’un mécanicien auto :

« il faut que les gens adoptent l’électrique au quotidien »

Olivier Peirani, technicien supérieur chez Peugeot-Citroen, Nice.

 

Nous sommes allés interroger un technicien expert de chez Peugeot-Citroën, Olivier Peirani, 25 ans, pour connaître son point de vue sur le futur des voitures électriques.

Que pensez de l’avenir de la voiture électrique ?

On peut parler d’avenir, oui, je pense, il manque encore pas mal de choses à développer niveau batterie et autonomie, peut-être pour réduire les coûts de fabrication qui sont quand même un peu élevés mais je pense que ça a de l’avenir, bien sûr !

Dans l’avenir, pensez-vous que les voitures électriques prendront le pas sur les voitures thermiques ?

Il faut voir parce que sur le thermique on est sur une utilisation assez aisée donc il n’y a pas trop de contrainte à part mettre de l’essence mais il faut voir si au niveau de l’autonomie ce sera similaire au thermique, ça pourrait prendre le pas je pense… mais il y a peut-être d’autres technologies qui vont être développées plus tard par exemple l’hydrogène, le thermique dans le futur va arriver à échéance, je ne saurai pas vous dire quand, au moins une trentaine d’année.

Les mécaniciens d’aujourd’hui qualifiés pour intervenir sur des moteurs thermiques auront-ils la possibilité de le faire sur les électriques ?

Oui c’est possible mais il faut des habilitations des experts, nous n’en avons pas actuellement. Si cela venait à être développé il faudrait suivre des formations ! Les roues, les entrainements pour les roues cela reste de la mécanique mais le moteur électrique en lui-même nous ne pouvons pas y toucher parce que nous n’avons pas eu la formation, tout ce qui est tension d’alimentation, ce n’est pas du 12 volt, il faut faire attention et connaître !

Pensez-vous que les stations de recharge remplaceront les stations-services ?

Les stations de recharge doivent être plus nombreuses, c’est en évolution mais il faut que les gens adoptent l’électrique au quotidien.

Est-ce que vous pensez que demain nous roulerons tous en électriques ?

Je pense oui, mais comme je vous l’ai dit, il y a d’autres technologies à creuser…

 

Interview, point de vue d’un professeur de mécanique automobile :

« Il le faut si on veut préserver la planète ».

Gabriel Treuil devant la Zoé électrique, professeur de mécanique au lycée professionnel Don Bosco de Nice.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Gabriel Treuil j’ai 26 ans et je suis actuellement professeur de mécanique à Don Bosco. J’ai travaillé dans l’industrie, j’ai une formation Electrique-Hybride.

Pensez-vous que les véhicules électriques prendront le pas sur les véhicules thermiques ?

Ce n’est pas encore pour tout de suite, mais nous allons finir par y arriver. Il y a des points à améliorer avant. Je pense que dans une trentaine d’années, les voitures thermiques seront remplacées par l’électrique car il le faut si on veut préserver la planète.

Les mécaniciens d’aujourd’hui qualifiés pour intervenir sur des moteurs thermiques auront-il la possibilité d’intervenir sur les moteurs électriques ?

Forcément car les voitures thermiques ont l’injection et l’électronique, cela revient au même il y aura toujours des pannes, des diagnostics à faire, le métier sera plus technique en termes électriques qu’aujourd’hui donc une remise à niveau seront nécessaires !

A terme pouvons-nous faire un trajet Paris Nice sans avoir besoin de recharger ?

Oui bien sûr, ils y arriveront, il y a déjà les TESLA qui ont réussi. L’autonomie maximum est entre 600 et 700 km sans climatisation.

Quel avenir alors pour le métier de mécanicien ?

L’avenir restera le même car la passion restera la même ! Une voiture reste une voiture il n’y aura juste plus de bruit !

Pensez-vous qu’avec l’évolution de la technologie la passion de la mécanique peut s’estomper ?

Oui parce qu’en mécanique, ce qui plait c’est le bruit la puissance…la puissance sera là mais plus le bruit… je pense que cela ne sera plus pareil !

Est-ce-que vous pensez que demain nous roulerons tous à l’électrique ?

Demain non mais d’ici 30 ans, oui !

Est-ce-que cela changera notre comportement sur les routes ?

Non (rire) mais il y aura toujours autant d’incivilité.

 

ET LES DEUX ROUES ?

La liberté en deux roues, sans bruit !

Cityscoot de Nice

Début 2018, Cityscoot a vu le jour à Paris. Ce service de location de scooter électrique via une application sur smartphone remporte un vrai succès. Le directeur marketing des cityscoot a ensuite décidé de venir implanter cette nouvelle technologique à Nice puis à Milan avec le consentement des maires des villes et du fondateur de l’entreprise Bertrand Fleurose. « Nice est une ville à scooter. Vous avez le beau temps, ce qui rend le mode de déplacement encore plus agréable. Un gain de rapidité, de confort et de plaisir. C’est aussi une ville dynamique : une smart city qui accueille les initiatives pour lutter contre l’emprunte carbone » explique le directeur marketing de cityscoot, Vincent Brustaret. Les scooters sont stationnés à des emplacements publics visibles sur l’application cityscoot avec la géolocalisation. La location est simplifiée au maximum avec un casque fourni dans le scooter. Le prix annoncé est de 0.29€ la minute.

À en croire les professionnels, l’électrique pourrait bien nous surprendre, un sursaut de conscience est attendu pour sauver la planète ! 

 

A.F, C. S, A.T, B.C, LP Don Bosco.