Interview. Gérard MARTI, un retraité pas comme les autres

Gérard MARTI, est un homme plein de sagesse qui nous a parlé de sa vie riche et passionnante. Son arrière grand-père a été adopté par une famille qui était dans le monde de l’agriculture. C’est là qu’il rencontra son arrière grand-mère et c’est après la guerre qu’ils se sont mariés. Chez eux, à l’époque, si on voulait se nourrir, on devait planter. C’était leur règle. C’est dans ce contexte agricole français que les grandes vacances ont commencé et juillet et se sont terminées en août : c’était la saison où les récoltes  étaient très importantes et  les enfants devaient aider à ces récoltes !

Que faites vous au collège ?

Mon intervention est organisée par l’association APESE. Elle prend contact avec le collège de la Trinité pour organiser des jardins. Ça peut être pour des petits à partir de 6 ou 7 ans. On leur apprend à jardiner.

L’association gère aussi les jardins partagés c’est-à-dire des morceaux de parcelles qui sont données à des adultes avec un contrat. Ensuite nous fournissons tous les plans comme ici […]

Mon intervention au collège à raison de 10 ou 12 heures par an consiste à mettre en place un jardin pédagogique avec les collégiens.

On fait pousser des légumes et on sème des graines. On profite des arbres fruitiers sur les quatre saisons : automne, hiver, printemps et été. Les élèves apprennent comment planter les graines et les légumes. L’idée c’est de montrer aux jeunes collégiens qu’ils sont sur la terre nourricière qui peut nourrir une famille.

Comment avez vous créé  ce jardin pédagogique ?

L’organisation du jardin et des cultures que nous allons y faire sont sous ma responsabilité. Le premier critère c’est de planter avec les saisons […] le savoir faire d’un jardinier ou d’un maraîcher, c’est justement de travailler avec les saisons surtout quand on est en plein champs. On travaille en saisonnalité et ensuite on va travailler avec les éléments […]on travaille avec du vivant végétal.

Quand avez-vous eu l’idée de créer des jardins pédagogiques ?

A 16 ans, j’ai fait ma demande à l’école d’Antibes, il n’y avait pas de place et j’ai été orienté vers l’école industrielle aux Eucalyptus en mécanique générale.

Ça ne me correspondait pas et avec le recul dans les années 1968 – 1970,  la France avait besoin de machinistes pour fabriquer des machines. Je travaillais dans une usine de machine-outil à La Trinité où il y avait plus de 700 personnes. Au bout de 18 ans, ils nous ont tous mis dehors parce qu’il y a eu un abandon de la machine-outil française, alors du coup je me suis retrouvé au chômage et il a fallu que je me reconvertisse dans l’agriculture. J »ai alors créé mon entreprise de jardin, espace qui s’appelle Azur Environnement Service et je suis reparti dans les jardins pédagogiques.

Comment faites vous pour entretenir ce jardin pédagogique ?

L’entretien du jardin commence par le besoin d’espace vert. Il faut aussi souvent vérifier s’il y a des prédateurs (sangliers), il faut aussi prendre soin de la terre en l’arrosant quelques jours par semaine comme les pommes de terre qu’il faut arroser une fois par semaine.J’utilise donc un circuit court pour la fraicheur des produits.

Est-ce que les légumes cultivés sont utilisés à la cantine ?

J’aimerais et on aimerait tous que cela se produise mais il n’y a pas assez d’espace et il faudr ait une autre organisation. Impossible pour le nombre! 500 à 600 élèves que nous devons nourrir avec moins de 50 m² . Nous cultivons une très petite production que nous donnons aux élèves volontaires et participants.

Lily-Rose Lacrimini

Elyna Ramoul

Yasmine Mokaadi

Journalistes en Herbe

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