La loi de séparation des églises et de l’Etat de 1905

« La séparation de l’église et de l’état » est une lithographie satirique de 1904.

Un an avant la promulgation de la loi de 1905 relative à la séparation de l’église et de l’état ; l’auteur anonyme de cette œuvre, met en évidence les antagonistes principaux de la laïcité.

En effet, l’auteur, de toute évidence anticlérical, offre un portrait très critique de l’église du début du XXème siècle (chapelet en tire-bouchon, moine ivre, pape aveuglé par sa tiare ….), mais aussi de l’état avec le portrait de Emile Combes (président du conseil de la IIIème République) représenté comme sauveur de la République (il tranche le lien noueux qui retient Marianne (la République) à la papauté), influencé et épaulé par Voltaire représentant ici le courant philosophique des lumières.

Cependant, à travers cette caricature, l’artiste insiste sur la religion catholique car son influence dans la société reste très importante, mais, cette loi, s’appliqua aux 4 confessions  alors représentées en France : le catholicisme mais aussi la confession d’Augsbourg (protestant luthériens), les réformés (les protestants calvinistes) et les israélites.

C’est le 9 Décembre 1905 que la loi de séparation entre les Eglises en France et l’Etat fut votée instaurant la laïcité assurant ainsi la liberté de conscience et le « libre exercice des cultes ». Sans pour autant mettre fin aux 25 ans de discordes entre cléricaux et anticléricaux.

Les  Eglises face à la séparation

La Révolution Française permit de mettre fin aux privilèges du clergé catholique mais aussi à la nationalisation des biens de l’église Catholique (argent, monuments) appartiennent  désormais  à la France. Face à cela, le Pape Pie IV montra ouvertement son opposition ce qui eut pour effet de causer la séparation de l’Eglise en deux : l’église réfractaire et l’église constitutionnelle.

L’Eglise constitutionnelle qui était l’Eglise influencée par le décret «  constitution civile du clergé » visant à réduire l’influence de l’Eglise et qui était donc pour le projet de loi mais connut sa chute suite à l’arrêt du financement des églises par l’argent public ( décret du 21 février 1795).

L’Eglise réfractaire elle, est diamétralement opposée à la loi séparatiste.

Tout cela eut pour conséquence de créer une longue révolte entre les partisans de la déchristianisation et les catholiques.

Après le coup d’Etat de Napoléon Bonaparte, la question de l’Eglise reste en suspend, Talleyrand, ayant mené une carrière ecclésiastique tenta et réussi à arranger la situation entre le Pape et l’Etat. Peu après, fut signé le concordat de 1801 par Joseph Bonaparte, frère de Napoléon représentant l’Etat ainsi que par le cardinal Consalvi, représentant de l’Eglise. Plus tard, le Pape Pie VII confirme le texte et le sacralise en temps que  » Ecclésia Christi » ce concordat était un parfait compromis entre les deux partis.

Le Concordat ayant réussi à calmer les frictions entre les différents partis finit par être abrogé en 1905, date qui sépara une bonne foi pour toute l’Eglise et l’Etat.

Baptiste. et Magomed. 2*5