2020-2021Transition écolo

Les insectes, la nourriture de demain

                                                                  Les insectes, la nourriture de demain

Une situation préoccupante

Depuis la révolution industrielle, les températures grimpent et le climat ne cesse de nous alarmer. D’abord, des épisodes caniculaires, des catastrophes naturelles tels que les tempêtes ou les inondations qui se font de plus en plus fréquentes, l’acidification des océans, le réchauffement des eaux et la fonte des glaciers. Évidemment, tous ces événements ont de graves conséquences sur la vie des espèces sur Terre, bouleversant leur environnement. Avec son activité de plus en plus rapide et rentable, l’Homme est en grande partie responsable de ce désastre écologique. En 40 ans, il a détruit près de 60 % des animaux sauvages. Autant vous dire que le contexte dans lequel nous vivons devient de plus en plus critique.

Les conséquences de la production alimentaire sur l’environnement

Nous parlons beaucoup des habitudes alimentaires, il est vrai que nous avons énormément de progrès à faire dans ce domaine. Chaque année, ce sont 65 milliards d’animaux qui sont tués (soit près de 2 000 animaux… par seconde) pour finir dans nos assiettes. Vous savez sûrement que la production de viande est très nocive pour la planète, car en plus de tuer de nombreux animaux indispensables au bon fonctionnement de la chaîne alimentaire, les 323 millions de tonnes de viande produites dans le monde ont un impact majeur sur le réchauffement, la déforestation et la consommation d’eau.
Pourquoi ?
Et bien, la réponse est simple, l’élevage, réalisé souvent dans des contextes atroces pour les animaux bien que les méthodes évoluent, nécessite beaucoup de ressources telles que l’eau ou les céréales, mais pas que, la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) estime que 70 % de la surface agricole mondiale est utilisée soit pour le pâturage du bétail, soit pour la production de céréales destinées à les nourrir. Ce phénomène encourage ainsi la déforestation des forêts. Enfin, selon la FAO, l’élevage de bétail dans le monde était responsable, en 2005, de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre. En effet, les machines servant à la production ont un rôle important dans cette production de gaz, mais ce n’est pas cela qui en émet le plus. Les fermentations entériques (rots) sont responsables de 44 % des émissions.

Comment réagir face à ce problème ?

Pour répondre au problème, il faudrait s’attarder sur de nombreux points, mais nous étudierons dans cet article la société de consommation et particulièrement l’alimentation. Tout d’abord, une chose est certaine, pour s’ouvrir au monde et avoir l’espoir de le changer, il faut prendre conscience des vies confortables que la plupart des personnes ont, et être capable de les bouleverser complètement. La société change et les mentalités évoluent. De nombreuses solutions sont évoquées, mais peu sont appliquées. Les solutions proposées, ici, sont applicables dès maintenant et à l’échelle de la population. Un des grands problèmes de la société actuelle est la population voire la surpopulation. En effet, grâce (ou à cause) des progrès en médecine, l’espérance de vie n’a cessé de s’accroître. Les scientifiques estiment qu’il y aura 10 milliards d’êtres humains sur Terre en 2050. Ce nombre exorbitant ne joue pas en la faveur de l’environnement puisque avec les habitudes de la société actuelle, plus il y a d’humains, plus il y a de bouches à nourrir et plus il y a de consommation. Les conséquences de la consommation de viande évoquées plus haut sont déplorables et cela nécessite un effort général à réaliser sur nos habitudes alimentaires et sur nos façons d’interpréter les choses.

Les avantages des insectes

Les insectes sont très nombreux sur Terre et ne consomment qu’une infime partie des ressources. 1 900 espèces sont considérées comme comestibles, ils sont aussi, une source de protéines, vendus, pour le moment, à bas coût. Les protéines sont indispensables à la croissance des enfants, elles facilitent également la régénérescence de notre organisme. Les insectes ont des taux de protéines trois fois plus importants que le bœuf. Par exemple, si on consomme 20 grammes d’insectes cuits, soit 10 criquets, cela correspond à la valeur énergétique d’un steak de 110 grammes. Les insectes sont donc hyperprotéinés et très bons pour la santé. De plus, dans beaucoup d’aliments, sont rajoutés des protéines, qu’elles soient végétales, animales ou laitières. Un problème se pose, avec l’augmentation de la population mondiale, le prix des matières premières pour produire ces protéines explose. En 4 ans, le prix du soja à presque doublé (+84 %) tout comme celui du bœuf (+58 %). Aussi, produire 1 kg de bœuf nécessite 10 kg de nourriture végétale, alors que pour produire 1 kg d’insectes, il faut seulement 2 kg de végétaux. Les insectes sont donc une bonne solution pour répondre aux besoins des populations sans impacter l’environnement.

Y a-t-il des risques pour l’humain ?

Pour promouvoir largement la consommation d’insectes, les scientifiques doivent en évaluer les conséquences sur l’Homme. De cette façon, en janvier 2020, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a rendu publique sa première évaluation de produits alimentaires dérivés d’insectes. De nombreuses espèces ne présentent aucun risque tel que les larves du ténébrion meunier, appelées « ver de farine ». Sur la base de l’avis de l’EFSA, la Commission européenne doit désormais soumettre aux Etats membres un projet de proposition en vue d’autoriser la mise sur le marché des vers de farines séchées et produits dérivés, ainsi que des conditions de commercialisation. Le secteur espère un feu vert définitif d’ici mi-2021.

Une manière de consommer déjà bien utilisée dans le monde

Plus de 2 milliards de personnes consomment déjà des insectes. Dans plusieurs endroits de la planète, les populations avaient déjà adopté cette habitude. On parle de populations entomophages. Par exemple, en Asie ou en Amérique latine, les Hommes mangent traditionnellement des insectes, que ce soit des criquets, des fourmis ou des scarabées, adultes ou au stade larvaire. Cette alimentation s’est développée en Afrique et en Amérique du Sud, mais ce n’est pas encore dans l’habitude des Occidentaux de manger des insectes. Ces petits êtres paraissent répugnants pour la plupart des Occidentaux, car ils n’ont jamais été habitués à en manger. En Europe, les insectes sont utilisés pour nourrir les animaux, et notamment les poissons que l’on consomme après. Alors, pourquoi ne pas en manger directement puisque, de toutes manières, les insectes se retrouveront digérés dans notre estomac ? Alors que la Belgique l’autorise depuis quelques années déjà, la France interdit l’élevage et la vente d’insectes comestibles. Ce sujet s’élargit donc en touchant aux cultures de chacun des pays du monde.


Pour aller plus loin

De nombreux débats ont lieu autour des Novel Food à propos des insectes par exemple.
Aussi, le film La Nuée de Just PHILIPPOT reprend ce nouveau concept d’une manière exceptionnellement dramatique. Long métrage entre le fantastique et le réaliste, La Nuée permet d’activer les consciences. A découvrir très prochainement (on l’espère) en salle de cinéma !

Sources :

https://www.wort.lu/fr/international/nous-avons-detruit-60-des-animaux-en-40-ans-5bd80e23182b657ad3b97395

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/12/11/pourquoi-la-viande-est-elle-si-nocive-pour-la-planete_5395914_4355770.html

https://www.franceinter.fr/emissions/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-10-mars-2021

https://nomdezeus.fr/environnement/des-insectes-pour-nourrir-la-planete-de-demain/

https://www.youtube.com/watch?v=R3SdJnd6Cx4


Viet
Yassine
Théo

2nd 12