ANGERS, ALIAS LA VILLE LA PLUS ÉCOLOGIQUE DE FRANCE

  Située à la confluence de trois rivières qui se réunissent dans la Maine, elle-même affluente de la Loire, la ville d’Angers se situe dans le département du Maine-et-Loire, dans le Nord-Ouest de la France. Sous la direction du maire actuel Christophe Bechu, Angers se compose d’environ 160 000 habitants, appelés des angevins. 

  Angers est considérée comme la ville la plus écologique de France selon le magazine Néon. Quels ont donc été les procédés qui ont permis à la ville d’obtenir cet aspect si responsable face à l’environnement et à la planète ?

SUR QUELS CRITÈRES ?

  Selon le magazine Néon, dirigé par Julien Chavanes, Angers arrive en tête des villes les plus écolos de France.

  Pour établir son classement, le magazine s’est basé sur plusieurs indicateurs : la qualité des espaces verts (d’après l’Observatoire des villes vertes), la qualité du réseau cyclable (classement de la Fédération française des usagers de bicyclette), la qualité de l’air (Fédération ATMO de France), la densité de commerces bio (classement Nutreatif), la qualité de l’eau (d’après l’Agence régionale de santé et l’UFC Que choisir), le classement des villes durables (de Terra Eco), ajouté au lancement, ou non, d’un défi « Zéro déchet ». Ce classement prend donc en compte bon nombre de critères mais le magazine  précise lui même que c’est un : « Un classement éclairant, mais qui reste, c’est évident, subjectif« .

UNE COLLECTIVITÉ TRÈS VÉGÉTALISÉE

  Pour avoir obtenu ce titre, la ville d’Angers a su faire preuve d’une bonne dose de créativité qui lui a alors permis de mettre en place de nombreuses innovations astucieuses.

  On a alors pu observer à Angers, un grand élan de végétalisation. Commençant tout d’abord par le cœur de la ville où se sont développés des toits végétalisés, des aménagements urbains verts etc…. Puis, petit à petit, ce développement de la verdure est devenue une norme dans la ville toute entière, bien qu’aujourd’hui, la municipalité dédie 5 % de son budget à la végétalisation de ses espaces

  Pour continuer avec quelques chiffres, en tout, 14%  – soit environ 6 km² –  de la ville est constitués d’espaces verts accessibles au public (pour une superficie totale de 42,7 km²) . On trouve alors à Angers, une moyenne de 204 m² d’espace verts par habitant contre, par exemple 2 m² à Paris ou 34 m² à Nice : les Angevins sont donc plutôt chanceux!

 MAIS COMMENT GÉRER AUTANT DE VERDURE ?

  Alors, oui, des espaces verts c’est bien, mais c’est gourmand en eau (qui est un gros investissement)… Il est préférable quand même d’éviter que les jardins ne se transforment en jungle. Et c’est sur ce plan que Angers continue de se démarquer, en agissant toujours de la manière la plus écologique possible.

  La ville a donc entrepris la création d’infrastructures vertes et responsables destinées à  la gestion des eaux pluviales. Un “recyclage” de l’eau provenant des averses s’est mis en place pour l’arrosage des plantes ou encore le nettoyage des voitures. Ainsi, un récupérateur d’eau de pluie de 450 L a été installé dans la métropole de manière publique : les habitants environnants peuvent venir s’y servir à leur guise.

  Mais il n’y a pas que l’arrosage ! Les végétaux doivent également être entretenus, et pour les angevins, pas question de gaspiller de l’électricité à cause des tondeuses à gazon lorsque l’on peut employer une méthode bien plus écologique comme les moutons et les chèvres. Effectivement, à Angers ce sont nos amis à quatre pattes qui tondent certaines pelouses. Bien moins dérangeants d’un point de vu sonore, ils participent au processus d’éco-pastoralisme. Suivant la même logique, on prône dans cette ville la forte diminution de l’emploi de pesticides. En effet, elle est la deuxième ville après Metz à avoir abandonné les produits phytosanitaires : des pesticides utilisés pour soigner et protéger les plantes, qui sont chimiques et néfastes pour les habitants autant que pour la faune et la flore elle-même.

  La ville encourage également la culture individuelle et a mis en place des potagers partagés afin de permettre aux habitants qui n’ont pas de jardin de faire pousser leurs fruits et légumes. Cet aménagement collectif est très bénéfique car il permet aux adeptes de devenir des citoyens responsables et favorise l’autogestion. 

DES PLANTES MAIS PAS SEULEMENT …

  Angers est, on le remarque, en avance sur bien des choses par rapport à de nombreuses villes de France, mais cela ne se limite pas aux végétaux !

  La ville, toujours dans un objectif de préserver la planète et ses habitants, réussit à proposer dans les cantines de ses établissement scolaires, des repas composés à partir d’aliments dont 20% sont issus de l’agriculture biologique

  A l’avenir, Angers a pour projet de devenir une “Smart City”, et de se transformer en  la première ville connectée et intelligente de France d’ici 10 ans, toujours à des fins  écoresponsables. Pour ce faire, les ingénieurs de la villes ont déjà pensé à plusieurs aménagements, en voici quelques exemples :

  • des capteurs d’humidité dans les parcs qui permettraient d’adapter de manière très précise l’arrosage des plantes dans le but d’économiser l’eau le plus possible.
  • des éclairages de rues intelligents qui fonctionneraient grâce à des capteurs de présences et permettraient de diminuer la lumière lorsque que la rue est vide et de la faire augmenter lors de la présence d’un passant, dans le but de faire des économies d’énergie

  Et bien d’autres qui permettraient en somme à la ville de faire de nombreuses économies et de diminuer son empreinte carbone (entre autres, on envisage 100 millions d’économies sur les factures d’électricité).

MAIS CONCRÈTEMENT,  QU’EST-CE QUI CHANGE ? 

  Sur le papier, tout cet investissement semble réfléchi mais quel en est l’utilité ? 

  On a pu remarquer que la mise en place de ce mode de fonctionnement dit écologique a permis à Angers d’améliorer considérablement la qualité de l’air ambiant de la ville. Des études de la AASQA (Association agréée de surveillance de la qualité de l’air) ont démontré que la pollution de l’air avait fortement diminué depuis quelques années, laissant place à un air de qualité supérieure à la moyenne nationale.

  De plus, la ville réussit de par ses aménagements à réduire ses émissions de gaz à effets de serres ce qui n’est pas négligeable pour la planète.

  En somme, Angers est un exemple à suivre sur le plan écologique, qui va, on l’espère, réussir à influencer d’autres villes françaises et/ou européennes, pour le bien de notre chère planète et de ses habitants…

BIBLIOGRAPHIE

  • angers.fr
  • franceinfo.fr
  • ouest-france.fr
  • anger.maville.com
  • bfmtv.com
  • lintrnaute.fr

Un article rédigé par 

  • Agathe P.
  • Florian M.
  • Lucie R.

élèves en classe de 2nd12