Comment sera la nourriture de demain ?

          La population mondiale de cesse d’augmenter. En effet, en 2050 nous serons prêt de 10 milliards sur Terre ! Cependant, la Terre, elle n’augmente pas et nos ressources sont limitées. Alors, comment faire ?

A ce jour, 10 % de notre planète est dédié à l’agriculture et dans certains pays comme la Belgique le nombre atteint les 30 %. Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde, quand dans certains pays on meurt de famine, dans d’autres c’est d’obésité. Les méthodes actuelles pour nous nourrir sont loin de convenir, et il est important de les changer car elles ne sont plus adaptées pour une telle population.

Plusieurs solutions sont envisagées pour régler le trafic alimentaire mondial.

  • Les fermes verticales 

Comme son nom l’indique, dans une ferme verticale les récoltes sont cultivées sur plusieurs étages dans des bacs superposés. Tout est pensé pour que les plantes se développent de manière idéale : les légumes puisent de l’eau dans laquelle leurs racines baignent ou une brume est automatiquement pulvérisée sur leurs racines, et ce dans un climat parfaitement adapté. Ces méthodes seraient plus économiques en eau, mais n’utilisant pas la lumière du soleil elles utilisent un éclairage artificiel. Toutefois, elles seraient bien plus productives que des fermes classiques et coûteraient bien moins cher en transport, distribution, étant situées en ville. Les pesticides ne sont donc pas non plus utilisés.

  • La viande in-vitro

 

 En France et dans beaucoup de pays européen, nous mangeons trop de viande. En plus d’être un problème éthique, car nous savons que dans beaucoup de cas les abattoirs pour animaux sont dans des conditions désastreuses ou le bien être animal n’est pas respecté, c’est une catastrophe écologique. Selon la FAO, l’élevage est responsable de près de 15 % des gaz à effet de serre,  principalement à cause des transports et de la fermentation gastrique des ruminants ainsi que de 65 % de la déforestation en Amazonie pour l’exportation du soja, aliment principal du bétail. 

La viande in vitro est constituée principalement de protéines et d’un liquide de foetus de veaux. Elle est faite à partir de cellules souches prélevées sur des animaux et développées en laboratoire, puis on y ajoute des vitamines. Le même procédé serait aussi possible pour le poisson, le porc, le poulet… Les principaux avantages seraient la libération de terres agricoles, moins de graisses saturées et, dans le futur avec le développement de cette technologie, elle serait moins chère à produire.

  • Les insectes

 

Déjà très courant sur d’autres continents, 2 milliards d’individus en consomment déjà régulièrement. Les insectes ont de nombreuses qualités : ils contiennent autant de vitamines et minéraux que la viande de boeuf, et ont un coût de production dérisoire à côté de celle ci.

Comme la viande, c’est une habitude culturelle en Asie ou Amérique du Sud où l’on mange des sauterelles, tarentules ou même scorpions. Déjà démocratisé, ils se cuisinent dans toute sorte de plats : accompagnements, apéritifs voir même pâtisserie ! 

  • La nourriture en poudre

Il existe depuis quelques années de la nourriture en poudre, contenant tous les besoins nutritionnels et éléments nécessaires pour le corps humain servant de substitut de repas. 

Très controversé à ses débuts en 2013, le produit s’est démocratisé principalement aux Etats-Unis. S’il est présenté comme peu gouteux, il existe en plusieurs arômes (fraise, chocolat, vanille…) et en barre de céréales. Seulement constitué de produits d’origine naturelle comme des fibres, protéines de riz ou de l’huile de colza, il est bon pour la santé et permet de remplacer les repas, en plus d’être peu couteux (environs 150 euros pour un mois) et écologique. Cependant, il peut causer des problèmes intestinaux car après avoir été habitué à une alimentation solide, passer à seulement des repas liquides peut avoir quelques répercussions sur la santé. Il peut aussi y avoir des répercussions psychologiques comme l’impression de ne pas manger ou d’être mis à part, les repas étant souvent des évènements sociaux (manger avec sa famille, avec des amis au restaurant..). Ce produit nécessite donc un temps d’adaptation considérable et n’est pas la solution au problème alimentaire de la planète.

Nos assiettes de 2050 seront donc bien plus variées ! Actuellement, 75 % de notre alimentation vient de 12 plantes et 5 espèces animales, comme le maïs, le sucre, le riz, le lait, le poulet et le porc. De vieux fruits et légumes referont donc peut être leur apparition d’ici quelques décennies.

Sources :

  • darwin-nutrition.fr
  • pwc.fr
  • notre-planete.info
  • lemonde.fr
  • viande.info
  • francetvinfo.fr
  • futura-science.com
  • soylent.com

Article réalisé par Elise.V, Juliette.S et Juliette.P