L’impact du gaspillage de la nourriture sur l’environnement

 

Le gaspillage alimentaire est un problème planétaire sociétal et social, environnemental, économique et parfois sanitaire. Les enjeux de ce gaspillage touchent notamment l’insécurité alimentaire, les inégalités sociales, l’aide aux personnes les plus démunies, l’optimisation de l’agriculture, la réduction des impacts environnementaux de l’alimentation et en particulier de son impact climatique. La production alimentaire (agriculture, élevage, pêcherie, aquaculture, etc.) est responsable de la plus grande partie des pertes.

Les chiffres sont affolants. Entre 25 et 30% de la nourriture produite chaque année pour la consommation humaine – soit environ 1,3 milliard de tonnes – est perdue ou gaspillée. Un chiffre en hausse de 40% depuis 1970 et qui représente 200 calories par jour et par individu, selon un rapport provisoire du Giec, le gaspillage alimentaire est un acteur méconnu du changement climatique mais ses impacts sur l’environnement sont bien réels.

Quand gaspillage alimentaire rime avec pollution atmosphérique

Produire, transformer, conserver, emballer, transporter, voire même cuire… pour ensuite jeter : toutes ces actions ont un coût sur notre empreinte carbone. Si le gaspillage alimentaire était un pays, c’est simple, il serait le troisième plus gros pollueur mondial, derrière les États-Unis et la Chine.

Un gaspillage des ressources en eau

Gaspiller de la nourriture revient d’ailleurs à gaspiller de l’eau. La nourriture produite non consommée engloutit chaque année 250 km³ d’eau, soit le débit annuel du fleuve Volga, en Russie ou trois fois le lac Léman.

Pour se faire une idée, il faut environ 1.000 litres d’eau pour produire un kilo de farine. Jeter une baguette de pain équivaut donc à jeter une baignoire entière. Pour un kilo de viande rouge, le chiffre monte même à 70 baignoires, si l’on prend en compte l’eau consommée par les bêtes et utilisée pour la production des aliments qu’elles consomment.

La nourriture gaspillée occupe par ailleurs 1,4 milliards d’hectares de terres, soit 28 % des terres agricoles mondiales. À cette superficie, il faut ajouter l’espace occupé pour la disposition de la nourriture jetée (sites d’enfouissement, sites de compostage,…). Sans compter les engrais et autres pesticides utilisés, souvent au détriment de nos écosystèmes.

Des conséquences économiques

Enfin, qui dit gaspillage alimentaire dit évidemment gaspillage d’argent. Selon la FAO, cette perte coûte près de 1.000 milliards de dollars (900 milliards d’euros) chaque année.

Pour la France seule, cela représente 16 milliards d’euros par an, d’après une étude de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME). Le consommateur étant responsable de 45 % du gâchis, chaque Français jette donc en moyenne chaque année 108 euros à la poubelle.

Au rang des produits les plus jetés figurent les racines et tubercules, ainsi que les fruits et légumes (45%), puis le poisson (35 %). Enfin, 30 % des céréales et 20 % de la viande ne sont pas consommés

Des conséquences écologiques

L’impact environnemental des aliments jetés varie en fonction de la méthode de disposition. La matière organique envoyée dans les sites d’enfouissement se décompose en condition anaérobique (absence d’oxygène) ce qui a pour conséquence d’émettre du méthane, un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone. La valorisation de la matière organique par exemple grâce à des techniques de compostage et de biométhanisation permet de diminuer les impacts.

Article écrit par Alyssa.B, Eleejah.H et Assia.B.

Sources: https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/conso/alimentation/limpact-alimentation-lenvironnement

https://www.europe1.fr/societe/gaspillage-alimentaire-quelles-consequences-pour-la-planete-3912664

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaspillage_alimentaire#Principales_causes