Synthèse : Le sommeil des adolescents

Entre 9h et 11h par nuit, et surtout pas moins de 8h, voilà la recommandation des médecins en ce qui concerne le sommeil des adolescents. Pourtant la réalité est tout autre, les jeunes se couchent trop tard et n’ont pas de bonnes habitudes de sommeil.


Un endormissement tardif

Amanallah est un adolescent de 14 ans, il est élève en classe de 3ème au collège Antoine Risso à Nice. Il admet bien volontiers qu’il se couche beaucoup trop tard :  » Je regarde la télévision, et, vers 23h, je vais me coucher, mais là, je sors mon téléphone « , et là c’est le début de la fin ! Une vidéo en appelant une autre, Amanallah scrolle. Et il s’endort finalement bien plus tard.
Son cas est loin d’être isolé comme le montre les résultats d’un sondage réalisé auprès des classes du collège. 83 % des élèves de 3e avouent se coucher après 22h les soirs de semaine, et cet horaire est bien plus tardif les soirs de week-end, « parfois 2h, 3h du matin » révèlent les adolescents.

« je suis très fatigué »

 » Souvent je m’endors dans le tram » confie Amanallah, « je me lève tôt pour aller au collège, j’enchaîne les heures de cours et je suis fatigué, très fatigué« . Ils sont nombreux à dire qu’ils ont du mal à se lever et qu’ils se sentent fatigués durant la journée. Un constat que fait également Christophe Lubaz, infirmier du collège, nombreux sont les collégiens qui passent à l’infirmerie et qui ont de mauvaises pratiques de sommeil, « on est loin du compte ».

La faute aux écrans

Les élèves du collège ont massivement répondu qu’ils utilisaient leur téléphone avant de dormir, seuls 24% disent lire un livre ou faire un temps calme. Une pratique qui a des conséquences sur leur sommeil. Car les téléphones et autres écrans émettent ce qu’on appelle la lumière bleue qui provoque une baisse de la production de la mélatonine, une hormone impliquée dans la synchronisation du cycle sommeil et la régulation du rythme biologique. Conséquence : le cerveau « croit » qu’il fait encore jour. « Il faut arrêter les écrans environ 1h30 avant de se coucher pour pas que cela ait un effet néfaste sur notre sommeil » précise Christophe Lubaz.

Des conséquences en cascade

Car, outre la fatigue et les siestes pendant les cours, le manque de sommeil récurrent conduit à la production d’hormones et de molécules qui augmentent le risque de maladies cardiaques mais aussi d’autres risques comme l’hypertension artérielle, le cholestérol, le diabète ou encore l’obésité.

Par Lucie