Meurtre de la jeune Alisha: où en est-on un mois après ?

Photo d'Alisha, Francetvinfo

 

Le 8 mars, Alisha, âgée de seulement 14 ans, était retrouvée morte. Que s’est-il passé?



Une amitié toxique ?

 

Le lundi 8 mars à 20h30, Alisha est retrouvée morte dans la Seine par la brigade fluviale, sous le pont de l’autoroute A15, à Argenteuil. Les enquêteurs sont alors sur la piste de deux très jeunes suspects, un garçon et une fille que nous appellerons Maxime et Lisa qui sont des « copains » de classe de Alisha. Âgés de 15 ans, ils auraient tendu un piège mortel à la collégienne. Les premiers éléments de l’enquête disent que la mort de la jeune fille était un acte prémédité.


Dans l’année, Alisha avait noué une relation avec Maxime mais au bout d’une semaine elle l’avait quitté. Il s’était alors mis en couple avec Lisa. Alisha et Lisa ne semblaient pas être en rivalité, elles étaient restées copines et postaient même des vidéos sur snapchat.
Mais début février la situation s’envenime, la jeune collégienne découvre alors que son compte est piraté, des élèves de sa classe reçoivent des photos intimes d’elle via les réseaux sociaux. Lisa aurait accédé au compte snapchat d’Alisha et Maxime aurait diffusé ces photos.



Du harcèlement moral à la violence physique

 

On sait à présent que des SMS ont été échangés entre Maxime et Lisa où ils évoquaient « quelque chose » à faire avec la victime. Le jour des faits, Lisa aurait donné rendez-vous à Alisha à la gare et elles se seraient rendues toutes les deux sur les bords de la Seine sous le pont A15.
Selon le Procureur de la République de Pontoise, Éric Corbaux, le jeune garçon les attendait, alors dissimulé, il se serait rapproché de la victime en lui donnant un coup par surprise au visage, tiré les cheveux et donné une « balayette» la faisant tomber au sol. Il aurait continué à lui donner des coups de pied au sol, dans le dos et à la tête, la victime alors encore consciente et qui gémissait aurait été jetée en contre-bas du quai, un quai très haut où l’on retrouve dans l’eau des morceaux de fer. Les deux jeunes risquent 20 ans de prison.

 

La persécution chez les jeunes reste un sujet sensible et fréquent et le seul pouvoir pour y remédier c’est d’en parler. L’école est un lieu d’éducation, l’école c’est fait pour grandir, pas pour souffrir et en parler c’est être délivré.