Gros plan : Le Brexit en question

Le Brexit, contraction de « British Exit », a été voté le 23 juin 2016, suite à un référendum organisé par l’ex premier ministre britannique, David Cameron. Le « oui » l’avait emporté avec 51,9 % des voix. Il s’en est donc fallu de peu pour que la Grande Bretagne reste dans l’Union Européenne. Ce départ qui doit normalement être effectif le 29 mars prochain ne va pas sans problème et soulève un certain nombre de questions. On fait le point.

Le Royaume-Uni, un pays à part dans l’UE

La Grande Bretagne est entrée dans l’Union Européenne le 1er janvier 1973. Si le Royaume-Uni est l’un des membres fondateurs de l’Union Européenne, il a toujours fait un peu bande à part, par exemple, il n’avait jamais adopté l’euro, la monnaie unique européenne, aussi, les anglais avaient également décidé de rester à l’extérieur de l’espace Schengen (pays de l’UE au sein desquels on peut circuler sans contrôle aux frontières). Cela faisait déjà de nombreuses années que des voix s’élevaient dans le pays pour demander sa sortie : les pro Brexit pensent qu’en sortant de l’UE leur indépendance et leur économie seront renforcées.

C’est Margaret Thatcher qui a la première manifesté son mécontentement quant à l’UE. En fait, elle voulait les avantages offerts par l’espace économique, mais pas les inconvénients ! Madame Portales, professeur d’Anglais au collège

Un divorce difficile

Cette question du Brexit a suscité bien des polémiques. Les Anglais se sont déchirés pendant toute la campagne du référendum. D’ailleurs, Jo Cox, une femme politique âgée de 42 ans, a même été assassinée alors qu’elle menait campagne contre le Brexit. Elle a été poignardée et est morte de ses blessures peu après son transfert à l’hôpital…

C’est la première fois qu’un pays demande à quitter l’UE, il y a donc beaucoup de choses à penser. C’est Theresa Mary May, première ministre depuis juillet 2016, qui a la lourde tache de mener les discussions avec l’Europe sur les conditions de sortie de son pays. Cela fait deux ans que les négociations sont en cours. Comme dans tout divorce, les négociations sont très difficiles et Theresa May a demandé le report de la date de sortie à plusieurs reprises et elle aimerait que les frontières ne se ferment que dans 2 ans, ce qui laisserait le temps de trouver d’autres manières de coopérer. D’ailleurs certains Britanniques espèrent encore que le Brexit ne se concrétise pas et se mobilisent pour demander un nouveau référendum.

Boris Johnson, ancien ministre des affaires étrangères (il a quitté son poste en 2018), qui soutenait fermement le Brexit, voulait quant à lui une sortie sans négociation : il ne perd pas une occasion de se moquer de Theresa May.

Des conséquences possibles du Brexit :

– Chaque foyer britannique pourrait perdre environ 4,300 livres de revenu par an.

– Les barrières commerciales pourraient être relevées avec la mise en place de droits de douane supplémentaires.

– Le pays pourrait devenir moins attirant pour les investisseurs.

– le chômage devrait augmenter.

– Avec la fin de la liberté de circulation, si un accord n’est pas trouvé, les talents du championnat anglais pourraient fuir le pays…

– La France fera partie des pays les plus touchés par le Brexit.

Pour le moment, le 29 mars prochain à minuit, le Royaume-Uni pourrait sortir de l’UE, du jour au lendemain : la circulation des hommes et des marchandises entre ce pays et les 27 pays de l’UE serait alors très contrôlée. Avec le départ du Royaume-Uni, l’UE perdrait l’une de ces trois plus grandes puissances.

Sources :

www.touteleurope.eu

www.snews.fr

www.1jour1actu.com

E.A. et G.P., collège Risso

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